Share |

Litterature

Comme à son habitude, ce juif tunisien au caractère entier ne fait pas dans la demi-mesure. "En période de crise, les Français veulent des réponses tranchées. Moi, je me mouille et j'adore ça." Se mouiller ? Ses conseils sont le plus souvent de simple bon sens. 

Ceux qui sont nés en Tunisie ont plus en commun que leurs frères et sœurs qui habitent d’autres pays, volontairement ou involontairement. Ces personnes sont des composantes de cette terre, que j’appelé la terre bénie. Même le roi Salomon (Soulimane), qui a laissé son empreinte dans la Bible, qu’elle soit juive, chrétienne ou dans le Coran musulman envoyait ses bateaux pour prendre le blé de la Tunisie

Disons que l’intrigue est rassemblée autour du personnage de Madame Maud, propriétaire du bistrot des Trapézistes dans le quartier des Filles-du-Calvaire, juive tunisienne dont la grand-mère, Emma Boccara, alimenta jadis la chronique de La Goulette. 

 Je me suis rendu compte que l'apport du peuple juif, la Bible, les Textes, etc., avait eu sa "réponse" chaque fois par les religions, le christianisme, l'islam, et la religion juive, mais qu'à côté, il y avait une expérience de ce petit peuple qui est une expérience existentielle, qu'on peut résumer ainsi: exister envers et contre tout, quitte à ce que l'identité de départ se gondole - y compris au sens de rigole.

Marco Koskas est né en Tunisie, et vit en France depuis l’âge de onze ans. Prix du Premier Roman pour » Balace Bounel », ex-pensionnaire à la Villa Médicis, il est l’auteur d’une oeuvre qui compte des romans, des pièces de théâtre, des articles et des scenarri. Il publie aujourd’hui » Mon coeur de père » aux éditions Fayard. Ce livre pose la question du renouveau religieux chez les jeunes juifs, à travers la relation de l’auteur à son propre fils devenu orthodoxe. 

Rescapé de la Shoah, l'écrivain et prix Nobel de la paix Elie Wiesel a frôlé une seconde fois la mort lors d'une intervention à cœur ouvert. L'événement lui a inspiré un livre, "Cœur ouvert", sorti il y a cinq semaines. Michaël de Saint-Cheron, spécialiste de l’œuvre de Wiesel, décode cette introspection.

« Le Dernier Kabbaliste de Lisbonne » s'ouvre en avril 1506. En pleine Inquisition, les membres de la communauté juive de Lisbonne sont contraints à se convertir au catholicisme, ceux qui résistent sont exterminés. La terreur est partout. Au cœur des massacres, on retrouve dans une salle de prière clandestine les corps nus d'Abraham Zarko, le grand kabbaliste de Lisbonne, et d'une jeune inconnue. 

A Gammarth, à Paris, à Sidi Bou Saïd, entre août 2009 et décembre 2010, le psychanalyste Gérard Haddad a écrit Lumière des astres éteints (Grasset, 2011), sûrement le plus saisissant et le plus bouleversant essai qui se puisse lire cette saison. 

Enrico Macias persiste et signe dans sa volonté de retour en Algérie, et plus précisément à Constantine, sa ville natale. De son vrai nom Gaston Ghenaïssia, 72 ans, le chanteur français, sioniste convaincu, a, derechef, rendu publique son envie de voir Constantine, profitant d'un hommage qui lui a été rendu à Montréal, en présence des ambassadeurs israélien et français.

Le philosophe et historien Armand Abécassis, 78 ans, a quitté Strasbourg à regret il y a six ans pour Paris, où vivent ses enfants. Sa fille Éliette, 42 ans, vient de publier son seizième livre, Et te voici permise à tout homme (Albin Michel).

L’auteur vit alors pleinement son insouciante jeunesse à Tunis, encadré de ses amis des   quartiers  « la Fayette » et du  «  Passage »,  des avenues de Madrid et de Londres, de la rue Hoche et  de la rue Courbet… 

Elle, «the bunch», le «p'tit lot», maîtresse-femme, extravertie, dominatrice dans la vie, possédée au lit (rarement dans le lit d'ailleurs); lui«rabbit», gringalet, timide, refoulé mais chaud lapin dans l'intimité. L'idole de la contre-culture et sa «Jewish American Princess», conspuée comme Yoko Ono. «Juif + Goy = Joy», clame Crumb.

Une autre traduction de la Bible que celle de Luther a notoirement eu un impact encore plus considérable dans un univers culturel différent. Il s’agit du monde anglo-saxon, et de la traduction anglaise de l’ouvrage, plus particulièrement l’édition connue comme sous le nom de « King James Bible » (ou « King James Version »), appelée parfois aussi en Grande-Bretagne « Authorized Version ». Cette année, on célèbre le 400e anniversaire de cette édition historique. 

Né à Odessa en 1880 et mort dans l’État de New-York en 1940, Vladimir Zeev Jabotinsky est une des figures les plus marquantes du sionisme russe. Écrivain, journaliste et militant infatigable, créateur du mouvement sioniste révisionniste et du Bétar, il a conquis sa place parmi les fondateurs de l’État d’Israël, entre la génération de Théodore Herzl et celle de David Ben Gourion. 

Voici un livre et des travaux que l’on attendait depuis longtemps, et presque, croyait-on, en vain. L’ouvrage s’intitule Le philosophe en guerre, et porte en sous-titre Introduction à la pensée de Bernard-Henri Lévy*.

Croire en Dieu doit rester une affaire intime, une pratique intériorisée. L’excès d’extériorisation du religieux, les rituels qui deviennent sacro-saints, le renfermement sur sa communauté à l’exclusion des autres groupes, est profondément contraire à mon universalisme, à ma philosophie avant tout fondée sur la conviction que nos ressemblances nous unissent. 

Lamberto Tassinari, Canadien, n’est sans doute pas le dernier à remettre sur le tapis la question de l’identité de Shakespeare. En effet, de tout temps, face au peu d’informations dont on dispose sur le dramaturge, de nombreuses hypothèses ont circulé. Certains voyaient en lui Christopher Marlowe, d’autres Francis Bacon ou encore le comte Edouard de Vere. Hé bien pour M. Tassinari, il n’en est rien. Shakespeare serait tout simplement John Florio, Juif, traducteur d’origine italienne.

Philosophe français, Emmanuel Levinas est né le 12 janvier 1906 à Knovo (Lituanie). Son enfance est marquée par la culture russe et vécue selon le "rythme de la vie juive". Les études secondaires se feront en Lituanie et en Russie. En 1923, c'est le départ pour la France et l'installation à Strasbourg où il commence des études de philosophie et rencontre Maurice Blanchot.

C’est quoi, être juif ? Voilà une question à laquelle Julian Treslove, 49 ans, est bien incapable de répondre autrement que par la litanie des clichés habituels et une bonne dose de jalousie envers Samuel Finkler, son ancien camarade d’école parvenu au faîte de la gloire en signant des manuels de développement personnel à base de philosophie prémâchée.

Ils ne s’appellent plus Agathe et Jérôme mais Anna et Simon. Il ont la garde alternée de leur fille, Naomi, depuis leur divorce civile, il y a trois ans. le divorce religieux traîne, ce qui ne dérange pas Anna outre-mesure, alors qu’elle panse ses plaies en travaillant d’arraché-pied dans sa petite libraire du marais. Jusqu’à ce que le beau Sascha, juif plus libéral et reporter pousse la porte de la libraire et donne envie à Anna de redevenir un femme entière. 

À propos des indéniables tentations maurassiennes de Lacan à la vingtaine, l’attitude d’Élisabeth Roudinesco dans son Jacques Lacan, Esquisse d’une vie, histoire d’un système de pensée [1], est d’une grande ambiguïté, oscillant entre l’amplification et la minimisation d’un engagement qui fut aussi réel que vite abandonné, quoique jamais, certes, explicitement renié par l’intéressé.

Serons-nous tous ruinés dans dix ans ? Jamais, sauf en période de guerre mondiale, la dette publique des grands pays de l Occident n a été aussi élevée. Jamais les dangers qu elle fait peser sur la démocratie n ont été aussi graves. 

Toi qui habite dans mon cœur

Ton bien-être est mon bonheur

Les résidants de ce foyer peu ordinaire constituent les survivants d’une communauté, celle des juifs de Tunisie, dont l’histoire très ancienne a connu ses heures de gloire et a rayonné a travers tout le pays. Logés à la Goulette, petit port tout près de Tunis, ils vivent leur double exil dans un lieu qui vient réveiller les âmes juives goulettoises d’hier et d’aujourd’hui.