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EN FRANCE, LES FEMMES SONT LIBRES, PAR MANUEL VALLS

EN FRANCE, LES FEMMES SONT LIBRES, PAR MANUEL VALLS

 

 

Je tenais à répondre à l'article "Regards changés et langues déliées", paru dans les colonnes du New York Times le 2 septembre.

Par le Premier ministre Manuel Valls, publié dans les Blogs du Huffington Post le 5 septembre 2016

 

La France, comme tous les pays, connaît le racisme. Et je n'ignore rien de la xénophobie, des actes antimusulmans qui peuvent exister dans mon pays. Il ne fait pas exception. Ces maux, tout comme l'antisémitisme - et aux Etats-Unis, chacun connaît mon combat contre ce fléau -, les actes anti-chrétiens, frappent l'Europe aussi bien que l'Amérique. La France les combat sans relâche.

 

Ce que je conteste avec la plus grande vigueur, c'est que la journaliste donne la parole à des femmes de confession musulmane en prétendant que leur voix serait étouffée, et ce, pour dresser le portrait d'une France qui les oppresserait. Par ailleurs, elle n'explique pas ce que sont les principes républicains : liberté, égalité, fraternité, et la laïcité à la française.

 

Les témoignages se succèdent, décrivant une France où "la lune jaune" cousue sur les vêtements des musulmans serait la prochaine étape, comme il y eut une étoile jaune pour désigner les juifs sous l'occupation nazie. Une France où les musulmans seraient "moins bien considérés que des chiens". Une France avec un régime d'apartheid forçant les musulmans à quitter leur pays pour faire des études, trouver un emploi, faire carrière.

 

Par son histoire, sa géographie, ouverte sur le bassin méditerranéen et le continent africain, par son immigration, la France entretient des liens très forts avec l'Islam. Elle s'enorgueillit que l'Islam soit la deuxième religion du pays. Des millions de citoyens de confession ou de culture musulmane vivent en respectant parfaitement leurs devoirs, et en jouissant pleinement de leurs droits.

 

Les femmes musulmanes à qui cet article donne la parole expriment un point de vue. Elles sont libres de le faire. Mais l'exigence aurait dû porter la journaliste du New York Times à interroger l'immense majorité des femmes musulmanes qui ne se reconnaissent pas dans une vision ultra-rigoriste de l'Islam.

 

La réalité, c'est qu'il ne s'agit pas d'une enquête de terrain, qui permet les différents éclairages ou la nuance dans l'analyse. Ces témoignages ont été pour la plupart obtenus à la suite d'un événement scandaleux organisé en France : un "camp d'été décolonial". Un camp qui, et cette information a son importance, était interdit - je cite - aux "personnes à la peau blanche"! Son but était de rassembler tous les partisans des communautarismes, tous les opposants à la mixité entre les personnes "blanches" et "non-blanches", tous ceux qui veulent, je cite encore, dénoncer le "philosémitisme d'Etat" dont la France serait victime... Lire l'intégralité.

Source : the Huffington Post

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