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Boujenah en ashkenaze, on y croit !

 

Boujenah en ashkenaze, on y croit !

Hé oui, le plus séfarade de nos acteurs – après Roger Hanin – réussit cette performance de nous embarquer dans son personnage misanthrope, hypocondriaque et cynique, tout le contraire de son image. Pendant 1 heure 50, avec ses partenaires, on le voit se laisser envahir et charmer par une espèce de bombe atomique qui s’ignore : Nora Arnezeder, 21 ans, qui débarque dans sa vie avec son innocence, sa fraîcheur et sa terrifiante ignorance culturelle. Elle va charrier avec elle un cortège de péripéties, dont sa mère, l’impayable Cristiana Réali, très drôle en bourgeoise de province qui se dévergonde.

Et il y a les copains, les prétendants, le père… le tout dans un tourbillon de rebondissements qui s’articulent sur une multitude de décors coulissants astucieux.

Bravo à la mise en scène de Daniel Benoin qui réussit à nous ramasser ce texte mi-comédie, mi-critique sociale – et qui avait l’objet du film Whatever Works.

Mis à part la surprise Boujenah qui tient tout sur ses épaules, il y a la révélation Nora Arnezeder, d’un comique exubérant. Formidable !

Bref, malgré la difficulté à adapter l’humour juif new-yorkais à nos critères parisiens, la jubilation est là, pleine de pessimisme drôlatique et de retournements.

A la fin du spectacle (23 heures !) Boujenah qui devait être crevé, donnait des interviews dans sa loge. Et la belle Cristiana accueillait dans la sienne ses deux ravissantes filles qui venaient de découvrir maman sur scène !

Après tout, si ça marche... Au théâtre Marigny à 21 Heures. Places de 23 à 43 euros jusqu’au 28 avril ; puis de 33 à 53 euros (10 euros les - de 26 ans en semaine.)

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