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Polémique autour de la tribune des Français musulmans dans le JDD

Polémique autour de la tribune des Français musulmans dans le JDD

 

 

Plusieurs responsables juifs ont critiqué lundi l'"oubli" de la mention des victimes des attentats de Toulouse en 2012 et de l'Hyper Cacher en 2015 dans une tribune de Français musulmans publiée dimanche dans le JDD.

Dimanche, le JDD a publié en exclusivité une tribune de personnalités françaises musulmanes qui dénonçaient "l'impuissance de l'organisation actuelle de l'islam de France, qui n'a aucune prise sur les événements". Mais plusieurs responsables juifs ont critiqué "l'oubli", au début de cet appel, de la mention des victimes des attentats de Toulouse en 2012 et de l'Hyper Cacher en 2015.

Le texte débute en effet par une énumération de plusieurs récentes attaques djihadistes en France : "Après l'assassinat de caricaturistes, après l'assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l'assassinat d'un couple de policiers, après l'assassinat d'enfants, de femmes et d'hommes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd'hui l'assassinat d'un prêtre célébrant la messe..." Il n'évoque pas les victimes de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en 2012, ni celles de l'Hyper Cacher en janvier 2015.

 

"Un affront à la mémoire des victimes"

Dans un communiqué, le Crif "note avec inquiétude" cet "oubli lourd de sens", qui constitue selon lui "un affront à la mémoire des huit victimes de ces deux attentats, qui ont été ciblées par le terrorisme parce que Juifs". Fustigeant la "mémoire sélective" des signataires de la tribune, le Crif estime que cela "empêche surtout de comprendre toutes les dimensions du terrorisme islamiste auxquelles la France est aujourd'hui confrontée" et demande à ses auteurs d'"apporter la clarification nécessaire sous peine d'entacher l'utilité de leur démarche".

"Si je ne doute pas des bonnes intentions des auteurs de cet appel, je ne m'explique pas leur indifférence face à l'antisémitisme, qui est pourtant une composante essentielle de l'islamisme radical", affirme le président de l'UEJF, Sacha Reingewirtz, dans un communiqué.

 

Deux signataires regrettent et s'expliquent

Interrogé lundi matin sur Europe 1, Amine Benyamina, l'un des signataires, s'est défendu devant ce "faux procès" : "Ça a été l'effet Charlie mais ça a pas été précisé (...), les auteurs de la tribune ne sont absolument pas attaquables, ils sont au-dessus de tout soupçon de choix des victimes." "Nous, Français et musulmans tenons à dire avec la plus grande clarté que nous ne faisons aucune différence entre les victimes du terrorisme aveugle qui frappe notre nation depuis de nombreux mois", a expliqué pour sa part la sénatrice Bariza Khiari sur son mur Facebook.

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