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LITTERATURE ET CINEMA


   

      SOUVENIRS              de Max Ophuls  édition Cahiers du cinéma

 

                                          L’un des plus talentueux des cinéastes français est d’origine sarroise et de famille israélite. Apatride il tourna en France, en Italie , aux USA fuyant la France occupée pour y revenir après guerre et signer quatre Chefs d’œuvres d’affilée (1). L’homme enfant de la balle  retrace une carrière riche en rencontres, explique et son art et nous rappelle que cet observateur méticuleux traça dans son œuvre une critique virulente de la société. Son recueil est un grand témoignage de la perturbation politique du dernier siècle . Il est accompagné d’une préface de son illustre fils cinéaste politique (3)  qui compare la mémoire défaillante par endroit de son père et d’une postface de son épouse  qui confirme l’idéaliste aveugle que fut parfois son époux.. Ce livre sincère reste un excellent témoignage sur les débuts sur les milieux cinématographiques et sur l’emprise des studios hollywoodiens. Le tout est complété par un entretien de son auteur avec François Truffaut et Jacques Rivette  qui en dit long sur la création artistique. Cet homme de théâtre au début fut acteur, metteur en scène , scénariste avant d’être un auteur à part entière.

 

(1) Madame de,   Lola Montès, La ronde

(2)  documentariste engagé, auteur du fameux « Le chagrin et la pitié »

 

 

 RETOUR  SUR  LE  GHETTO  DE  VARSOVIE        de Marian Apfelbaum Ed Odile Jacob  Mai 2002

 

                    Parallèlement au film 1943 présenté précédemment,, dont nous retrouvons certains personnages (1) voici un livre qui rétablit une vérité en s’appuyant sur des sources inédites ,polonaises notamment ,  en restituant le rôle capital joué par le ZZW (2) ou Union Militaire Juive dans la lutte et le soulèvement du fameux ghetto. Marian Apfelbaum (3 ). Ce mouvement de résistance fut le premier groupe de révolte né en 1939 année de la capitulation de Varsovie  et dévoile assez profondément  la détermination hors pair  des insurgés. Mais l’auteur va plus loin que le simple témoignage , pourtant bien touffu , sur l’insurrection finale ; il tente de montrer la part de mensonges, les mythes qui ont suivis concernant la résistance nationaliste et la résistance communiste qui ne furent pas d’une aussi grande aide que celle avancée  par les leurs. L’auteur s’appuie sur mille récits et mille témoignages. Sa recherche bibliographie , approfondie est impressionnante et révèle  la quête de l’auteur pour démystifier, faire la lumière sur un des plus grands faits d’armes , une des plus révoltes de la population juive entre 1939 et 1945 dans une Europe, un pays, une ville en danger.

 

(1)     Lubetkin Cywia  alias Céline

Marek Edelman , autre combattant

Mordéchaï Anielewicz insurrectionniste  qui se demande : »Comment un homme de morale peut-il rester

                                                                                                fidèle à ses idéaux dans un monde immoral »

Adam Czerniakow , représentant des juifs de Varsovie qui se suicida avant l’insurrection finale

Jansz Korczak, médecin polonais  non juif qui préférât ne pas abandonner « ses enfants » et mourir avec

                          eux (plusieurs films dont ceux de Wadja et A.Ford retracèrent sa vie exemplaire )

 

(2)     « ses membres appartenaient à la jeunesse bourgeoise , étaient d’anciens officiers et sous officiers de

l’armée polonaise  ainsi que des membres de l’organisation de droite Bétar » dit l’auteur

(3)      Professeur de médecine, spécialiste des questions de nutrition

 

UNE ENFANCE DANS LES CAMPS JAPONAIS         de Lydia Chagoll  édition Luc pire  sortie Mai 2002 (1)

                         Juive belge Lydia Chagoll est connu comme  danseuse et chorégraphe ; mais en France elle est modestement présenté comme une cinéaste  fouillant l’attitude nazi et la politique du III Reich (2).Elle raconte dans son autobiographie son enfance meurtrie, son existence brisée par l’histoire. Néerlandaise de naissance ,  elle a 9 ans quand les allemands attaquèrent le 10 Mai 1940  son pays d’adoption : la Belgique. Elle fuit avec sa sœur et ses parents la terre devenue hostile  pour se retrouver , après 547 jours aux Indes Néerlandaises (3). Sa quiétude sera de courte durée ; le Japon envahit la colonie néerlandaise . Elle se retrouve enfermée , elle et les siens dans un camp d’internement    les prisonnières  sont constamment victimes de privations , humiliations  et mauvais traitements de la part de ses geôliers japonais. Cette captivité durera 3 ans et 18 jours . C’est ce périple et cet enfermement  que raconte l’auteur à qui on reprochait son appartenance religieuse et sa couleur de peau. Lydia Chagoll narre avec l’émotion encore intacte ses événements dramatiques, son séjour forcé, sa résistance permanente pour rester en vie. Elle développe ce sentiment : la révolte qu’elle pratique constamment comme une entrave à enfermement : révolte contre ses gardiens, ses co-locataires et contre cette mère omniprésente, et contre les conditions effroyables de sa prison : manque d’hygiène, maladies et la promiscuité de la mort.

                    Le livre  est coupé en petits épisodes d’une à deux pages comme si les souvenirs revenaient par fraction. D’ailleurs il est étonnant que Lydia Chagoll ait mis autant de temps à accoucher de ses souvenirs que celui de sa mésaventure (4) . Comme Ruth Sander- Steckl (5) , l’auteur de cette confession n’est pas ressortie de là-bas ; elle lutte encore  actuellement pour  les droits de l’homme (6)  comme pour exorciser , cicatriser cette enfance perdue dont elle réclame dans ce livre bouleversant le dû  et la reconnaissance  pour cette « Petite peau blanche »  (7) qui ne voulait jamais baisser la tête. 

 

(1)  Diffusion en France : Librairie W+B  46 rue Quincampoix 75004 Paris

(2) « Au nom du Führer  BELG  1987

(3) actuellement l’Indonésie

(4) Le livre fut écrit entre 1974 et 1980

(5) l’auteur de « à bientôt en Eretz Israël » voir article suivant

(6) conseillère laïque à la prison de Nacelles et conférencière dans les écoles sur « Les enfants et la seconde

    guerre mondiale »

(7)  le sous titre de cette autobiographie est « Baisse la tête, petite peau blanche »

 

De Vienne à Shanghaï      de    Josef Von Sternberg   Cahiers du cinéma   n° 67

                                            Celui qui marqua le septième Art de son empreinte indélébile se raconte  , partant de son enfance pauvre à Vienne qu’il dut fuir en raison de ses origines juives à Hollywood où il exerça durant trois décennies .Il réalisa 35 films avec  Gary Cooper, Gary Grant et surtout Marlène Dietrich qu’il révéla au travers sept films dont trois chefs d’œuvre (1)

                                           Il retrace dans son autobiographie  sous titrée « Les tribulations d’un cinéaste »  son expérience de grand directeur d’acteurs, de grand cinéaste baroque avant de terminer cinéaste maudit comme d’autres créateurs juifs comme Erich Von stroheim et S.M.Einstein devant s’exiler au Japon pour y tourner sa dernière œuvre. Il analyse sa passion, décortique le processus de la création, dévoile l’industrie hollywoodienne plus soucieuse de rendement que d’art, son insatiable recherche de la beauté picturale (l’homme est un esthète raffiné) et la difficulté de créer voire de  recréer l’Art cinématographique. L’homme n’est guère rancunier, malgré ses désillusions (2) , simplement désabusé parfois , sa narration est nostalgique et emplie de réflexions sur son travail. Cet auteur marginal  et génial  laisse derrière lui une des filmographies les plus riches, les plus envoûtantes et aussi les plus commentées dans les histoires du cinéma

 

(1)     « L’ange Bleu » «  L’impératrice rouge » « X 27 » lors des années 30

Marléne Dietrich refusera un certain moment de tourner avec un autre réalisateur que celui qui créa son mythe.

 

(2)     Il tourna pour Chaplin un film qui ne fut pas distribué « The sea gull » en 1926

Il participa au film de King Vidor « Duel au soleil » dont il tourna le début sans être  vraiment crédité

Beaucoup de ses films furent remontés, inachevés ou reniés

 

 

A  BIENTOT  EN  ERETZ  ISRAEL      de Ruth Sander- Steckl       édition Albin Michel   Mai 2002

                            En prolongement au documentaire « La dérive  de l’Atlantic » analysé dans nos colonnes, voici le témoignage intégral dont le film offrait quelques extraits, d’une rescapée de cette aventure hors du commun et déroutante. Rappelons le contexte : nous sommes à Brastilava en décembre 1939  1800 juifs fuient une Europe hitlérienne pour atteindre la Palestine. Bloqués à l’entrée de cette terre par les autorités britanniques, ils seront déportés  après plusieurs mois d’attente à l’île Maurice dans « his Majesty’s Prison » jusqu’en  août 1945 .

                             Ruth Sander-Steckl raconte son périple de la gare de Prague en 1939  jusqu’au 15 Mai 1944 auquel s’ajoute son devenir et ses réflexions en Mai 2000. Elle raconte la promiscuité d’habitation, le manque d’hygiène, les maladies, la faim la mort des autres passagers à ses pieds et enfin l’agressivité des uns et des autres devant l’insoutenable. elle termine son témoignage par un aveu déroutant : une partie de soi même est encore enfermée dans cette île de France.

 

 

HOLLYWOOD  ENDING      de   Woody  Allen   édition : Cahiers du Cinéma   N° 71   Mai 2002

                                       Rejeté comme un cinéaste ringard ,Val Waxman après une carrière brillante est rejeté par les siens. Nous sommes dans les années 80 l’art n’est plus une recherche majeur , seule l’industrie est parlante. Son ex femme lui offre le moyen de réaliser une production  consacrée à New York .Mais la veille du tournage , une complication surgit. Woody Allen est un volubile de talent à entendre ses répliques incisives, piquantes, sarcastiques :  « Moi, je suis une nature, des cours me feraient du mal » dit une actrice « La parole c’est le mal qu’on se donne pour arriver au sexe » dit le réalisateur interprété par l’auteur . Ce dernier reprend son personnage de malade , névrotique angoissé à qui il colle une nouvelle infirmité. Woody Allen signe des, des situations vaudevillesques  qui nous sont rendus dans  des dialogues amusants. Le scénario est présenté en deux langues.

                                       


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