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Souvenirs

Bourguiba a toujours su mettre en scène ses apparitions publiques, empruntant toutes sortes de costumes et de couvre-chefs. On le connaît vêtu en Saoudien, Tripolitain, Pakistanais, en jebba, blouza, boubou, queue-de-pie, coiffé d'une chéchia, d'un tarbouch ou d'un astrakan. 

Jusqu’au milieu du XIXèmesiècle la colonie italienne de Tunisie est constituée de riches marchands juifs toscans ainsi que d’Italiens capturés lors d’opérations de corsaires tunisiens à travers la Méditerranée . 

Cheveux longs, pantalons larges et heures ininterrompues de musique, mais pas n’importe laquelle. Telles étaient les années hippies au Maroc. Dès la fin des années 1960, la ville de Rabat, Tanger et Essaouira avaient déjà une réputation sulfureuse. Il n’était pas rare d’y croiser Jimi Hendrix ou encore les Rolling Stones.

Quand je devais faire des recherches sur le judaïsme tunisien à propos de l'élaboration de mon essai sur Tunis, lors de mes séjours en Israël avant notre installation définitive, j'ai eu l'honneur et la joie de rencontrer, à l'Institut Ben Zvi à Jérusalem, Robert Attal, décédé récemment.

Je m’en souviens encore. De sa charrette ( qorita) à bras pour les mieux lotis ou de la brouette ( bariuta) pour les vendeurs d’occasion. Des vendeurs ambulants au même faciès, presque toujours les même qui changeaient de métier au grès des saisons.

Qui de nous n’a pas une fois dans sa vie, utilisé une formule langagière de portée générale ou une expression de la sagesse populaire qu’il juge utile de rappeler autour de lui ?

Je me souviens de la pizza Memmi en camion, des croissants Gervais
Je me souviens de la chantilly Paparone, des éclairs Garza, de Panalex
Je me souviens des glaces Chelly, des kakis du Belvédère

Dans l'étude du judaisme tunisien, un chapitre avait été jusqu'à présent peu mentionné sinon connu, c'est l'existence à Tunis d'une petite communauté juive d'originaires d'Europe. Voici quelques éléments de son histoire.

Fils unique, Rabbi Haï TAÏEB habitait avec sa mère et passait de longues heures à étudier le Talmud et la Kabale. Il avait l’habitude de noter ses commentaires sur des feuilles qui traînaient aux quatre coins de sa chambre.

‘…Yah’qiou fél bled él tmar, ‘ on raconte dans la ville des dattes Deglaoued’ qu’un pauvre paysan avait une tortue, fakroun, du sobriquet de Allila.
Il était fier de sa compagne qu’il avait élevée depuis de nombreuses années.

Fils du dernier maire de Tunis, professeurs au Lycée Carnot, coopérants, natifs de Sousse ou de Sfax, ils témoignent dans ce film de leur vie en Tunisie dans les années 50 et 60 et nous font revivre leur passé au travers d'anecdotes mais aussi d'évènements qui ont bouleversé leur vie.

"Qasr al-Marmar", le Palais de Marbre de Skanès, à Monastir, inauguré le 3 août 1962, à l’occasion du 59e anniversaire du président Bourguiba pour lui servir comme résidence d’été. Il est l’œuvre d’Olivier Clément Cacoub, 1er Grand Prix de Rome, architecte d’origine tunisienne dont Bourguiba, s’adressant à ses hôtes français, disait : "Vous avez le Cubisme, nous avons le Cacoubisme!"

Portraits de goulettois de l'epoque, par Belahssenino

Juif, plus que tunisien? Devenu français à l'âge de trente ans, en 1964, j'ai été, je suis un juif tunisien. Pourquoi d'abord juif avant d'être tunisien? C'est le regard des autres, y compris lorsqu'il semblait dénué du moindre racisme, qui a toujours fait de moi, en Tunisie, d'abord un juif.

Figure bien connue des Tunes, il s'est egalement fait une place a Paris ou il a ses fans. Cherchez le sur Dailymotion et YouTube et vous comprendrez.  

On y voit sur le côté le fil du télégraphe. De longs plans au Kotel, le tombeau de Rabbi Shimon, le tombeau d’Absalon. La mosquée d’Omar qui n’avait pas encore de coupole dorée. Une procession des enfants des écoles juives de Jérusalem. L’école d’art Betzalel.

Un ami m'a demandé d'un gentil ton:

Pourquoi écrire sur le saumon,

Alors qu'en Tunisie on a le thon?

Du jour où debout sur le seuil de notre maison familiale à la Goulette au 7 Rue du Limousin, maman s’apprêtait à quitter définitivement sa terre natale. C’était en 1988.

Hammouda Pacha, nom francisé de Abou-Mohammed Hammouda Pacha (أبو محمد حمودة باشا), né le 9 décembre 1759[1] et décédé le 15 septembre 1814[2] au palais du Bardo, est bey de Tunis de la dynastie des Husseinites de 1782 à sa mort.

Mon article precedent intitule "Le Rav Hakotel etait un Tounchi" m'avait ete dicte par le fait que non seulement son nom (encore aujourd'hui) n'apparait pas sur la liste des Tunisiens celebres en Israel, mais aussi que j'avais decouvert qu'un grand nombre de Tunisiens et bien sure de non Tunisiens ne savaient pas qu'il etait ne en Tunisie.   

Ce parc à l'anglaise d'une centaine d'hectares fut conçu par Joseph Lafacade, alors jardinier en chef de la ville de Paris. En septembre 1901, un casino de style néo-mauresque est inauguré à l'entrée du parc puis il ouvre ses portes au public en 1910.

En effet, des quelque cent mille Italiens qui résident en Tunisie sous le Protectorat français, il ne reste plus que quelques centaines de représentants de l'ancienne diaspora.

Avant sa mort, Albert avait fait en la présence de Georges et de Joseph, le fils d'Henri, un accord avec ce dernier, qui disait, que si l’un d’eux devait mourir, le survivant serait responsable pour l’enfant de l’autre et devrait faire de son mieux pour le marier avec une fille sérieuse et de bonne famille.

Commencée sous les Beys en 1860 avec Haï - Abraham Chemla, l'histoire se poursuit avec le protectorat en 1881 quand Jacob Chemla fonde la poterie El Qallaline puis, aidé des ses fils (Victor, Albert et Mouche) celle des " fils de J. Chemla " ; de 1938 à 1954 Victor (ou Haï) et Mouche (ou encore Moshe), travaillent ensemble à la poterie située sur la route du Bardo. 

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