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Paisible week-end israélo-palestinien à la Bellevilloise

Paisible week-end israélo-palestinien à la Bellevilloise

 

 

Ce festival est né d’une rencontre entre deux étudiantes animées par la même aspiration : présenter sous un autre jour les relations israélo-palestiniennes, sortir de la spirale infernale des réunions diplomatiques avortées et des attaques armées suivies de représailles, montrer à quel point ces deux peuples gagnent à brasser leurs cultures. Kenza Aloui, la Marocaine, grandie à Rabat et tout juste revenue d’une formation à la fac de Tel-Aviv, et Inès Weill-Rochant, la Française, poussée à Jérusalem et enrichie d’une année au Caire, ont mélangé leurs réseaux, leurs confessions (musulmane et juive), leurs envies et leurs rêves pour organiser à la Bellevilloise (Paris), un «Pèlerinage en décalage».

Ce premier festival artistique israélo-palestinien se veut un voyage entre deux territoires, sans frontières ni interdits. Un saut dans un monde qu’au fond on connaît peu. Pendant tout le week-end, odeurs, langues, lumières, saveurs et musiques vont s’entremêler pour faire voler en éclats les idées reçues et donner un aperçu de la richesse et surtout de la proximité de ces deux cultures. On pourra ainsi y écouter la chanteuse israélienne Neta Elkayam, les rappeur et guitariste palestiniens Saz et Michel Sajrawy, discuter avec la réalisatrice israélienne Tamara Erde et l’acteur arabe israélien Yousef Sweid (The Bubble), visionner le filmDancing in Jaffa, partager un brunch israélo-palestinien dimanche avant de participer à un atelier interactif d’arabe et d’hébreu à travers une promenade virtuelle dans les rues de Tel-Aviv. «On aimerait que les gens ressortent de ce week-end différents, pleins de flashs et d’émotions, comme s’ils revenaient de voyage»,expliquent Kenza et Inès, 24 et 25 ans.

«Pèlerinage en décalage» est financé par crowdfunding, il est donc indépendant des autorités israéliennes et palestiniennes. Si le succès est au rendez-vous, les deux organisatrices aimeraient pérenniser le concept et, pourquoi pas, balader ce drôle de pèlerinage dans d’autres villes du monde. Raison de plus pour s’y précipiter.

Alexandra SCHWARTZBROD

Liberation.fr

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