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La Révolte de Tréblinka le 2 août 1943

 

La Révolte de Tréblinka le 2 août 1943

 

 

 

Alors que les conditions de détention souvent brêves pour ceux qui sont destinés dès leur arrivée au camp aux chambres à gaz, les Juifs ne renoncent pas pour autant à tenter des actions héroïques convaincus qu’ils ont tout à gagner en défiant leur bourreaux. PLusieurs actions de résistance derrière les barbelés et coordonnées par des déportés juifs ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Des soulèvements n’ont pas pu être empêchés même si la répression en a été effroyable. A Treblinka, Sobibor et Auschwitz-Birkenau, soit dans trois des six camps d’extermination situés en Pologne des révoltes ont eu lieu.
La première se produit à Treblinka le 2 août 1943.

Un groupe de détenus pressentant la fin du camp (qui signifiait l’exécution de tous les prisonniers) décident d’organiser une insurrection. Cette révolte éclate le 2 août 1943. Des déportés parviennent à s’emparer d’armes et participèrent à l’insurrection (comparable à celle qui s’est produite à Sobibor en octobre 1943).

Sur le millier de prisonniers qui se trouvaient dans le camp, 600 s’évadèrent mais, un an plus tard, à l’arrivée de l’Armée rouge, il ne restait qu’une cinquantaine de survivants7. Les autres avaient été tués le jour de la révolte ou dans les mois qui suivirent par les paysans polonais, les bandes fascistes ukrainiennes, les déserteurs de la Wehrmacht, la Gestapo et les unités spéciales de l’armée allemande.

Mais, pour les organisateurs de l’insurrection, le but ultime était de pouvoir raconter ce qui s’était passé dans le camp. La volonté des nazis en organisant la destruction matérielle des corps par le feu était bien de cacher au monde l’extermination méthodique ayant eu lieu pendant plus d’un an.

Après le soulèvement, les SS ont assassiné tous les déportés restés sur place. À la fermeture du camp, tous les Juifs qui y avaient travaillé furent gazés à Sobibor et les corps brûlés.

La totalité du camp fut détruite et une ferme y fut implantée. Outre les rares documents d’archives et les dépositions des SS ayant travaillé à Treblinka et traduits en justice après guerre, les témoignages des survivants qui réussirent à s’enfuir lors de la révolte du 2 août 1943 permirent d’en savoir davantage sur le fonctionnement au quotidien de ce camp.

Selon le témoignage de Wassili Grossman10 « La terre rejette des fragments d’os, des dents, des objets, des papiers, elle refuse de garder le secret. Et les objets s’échappent de la terre, de ses blessures mal refermées. ». « Des cheveux épais ou ondulés blond cuivré, les cheveux fins, légers, adorables d’une jeune fille sont là, piétinés, dans la terre, [...]. C’est apparemment le contenu d’un sac, d’un unique sac de cheveux resté sur place, oublié. Tout est donc vrai. » Grossman subit un choc émotionnel violent.

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