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La haine antijuive des journalistes français est aussi naturelle que l’air qu’ils respirent

La "matérialisation du racisme", ici à l’émission Master Chef, version israélienne

La haine antijuive des journalistes français est aussi naturelle que l’air qu’ils respirent(info # 011704/16)[Réinformation]

Par Guy Millière ©MetulaNewsAgency

 

On parle peu d’Israël dans les media français depuis plusieurs mois. Lorsque l’on en parle, c’est en général pour reproduire des dépêches de l’AFP titrant : « Un Palestinien tué par un soldat israélien ». Celui ou celle qui cherchera à aller plus loin dans la dépêche découvrira que le « Palestinien » en question avait tenté d’assassiner un ou plusieurs Israéliens avant d’être tué, et n’a été tué que parce qu’il s’était préalablement rendu coupable d’un meurtre ou d’une tentative de meurtre.

 

Celui ou celle qui en restera aux premiers mots du câblogramme en déduira que les soldats israéliens sont des meurtriers racistes assoiffés du sang d’Arabes innocents. C’est précisément la déduction que les auteurs des dépêches entendent susciter, et ils y parviennent fort bien. Ils entretiennent, à petit feu, la haine d’Israël qui imprègne les populations françaises grâce aux stéréotypes installés selon lesquels les Palestiniens arabes, sont bons, doux, et opprimés par d’ignobles spoliateurs, tandis que les Israéliens, surtout s’ils sont en uniforme, sont méchants, violents et oppresseurs.

 

Ceux qui auraient pensé que les attaques djihadistes perpétrées en France et en Belgique auraient changé quelque chose dans la compréhension du terrorisme islamiste et que, partant, les journalistes auraient observé que rien ne ressemble plus à un Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement un ou plusieurs « infidèles », qu’un autre Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement un ou plusieurs « infidèles » se sont trompés.

 

Un Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement en France ou en Belgique est un « ignoble terroriste » (honni soit, en passant, qui oserait dévoiler qu’il est Arabe, musulman, et qu’il a crié Allahou Akbar en commettant son crime), mais un Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement en Israël est le combattant d’une cause décrétée juste et légitime par avance, dans le cadre d’une distribution des rôles immuable et opérée il y a plusieurs décennies.

 

Un membre des forces de l’ordre françaises ou belges cherchant à mettre hors d’état de nuire un terroriste arabe musulman en France ou en Belgique est quelqu’un qui fait son devoir et protège la population de son pays. Un membre des forces de l’ordre israéliennes effectuant exactement la même tâche, selon la distribution des rôles susdite, est un criminel sadique et raciste.

 

Que cette vision schizophrène et biaisée de la réalité du monde soit fortement teintée de haine antijuive et anti-israélienne est une évidence que nieront systématiquement ceux qui en sont imprégnés. Ils sont parvenus à un stade où, comme monsieur Jourdain chez Molière faisait de la prose sans le savoir, ils portent la haine antijuive et anti-israélienne sans le savoir, au point qu’elle est pour eux aussi naturelle que l’air qu’ils respirent.

 

Que cette vision schizophrène et biaisée de la réalité du monde soit suicidaire pour la France, la Belgique, comme pour tous les autres pays occidentaux qu’elle contamine est une évidence qui crève les yeux. Mais, quand on vit les yeux crevés et que l’on pense voir encore, on ne voit plus l’évidence. En France, en Belgique, dans les autres pays occidentaux contaminés, on ne voit plus l’évidence.

 

C’est ce que j’ai constaté une fois de plus en remarquant deux faits montés en épingle concernant Israël dans les media français ces jours derniers.

 

Le premier est l’ « assassinat » d’un tueur djihadiste Palestinien par un soldat israélien. Une vidéo de l’assassinat a été mise en circulation sur le Net et a eu un effet de choc. Elle a fait le tour du monde et suscité l’indignation ; une enquête a été ouverte en Israël, le soldat concerné s’est trouvé accusé, incriminé par la justice, soumis à la vindicte ; des débats tumultueux ont eu lieu dans la classe politique israélienne.

 

Sans prendre parti dans cette affaire, et sans prendre position sur l’attitude des uns et des autres en Israël, je dirai que nulle part dans les media français je n’ai vu évoquer le contexte, à savoir la vague d’attaques djihadistes sanguinaires subie par Israël, sa population et ses soldats, depuis septembre dernier et le fait que le Palestinien concerné était un djihadiste.

 

J’ajouterai que nulle part dans cette presse il n’a été pris le recul requis pour analyser objectivement la situation. Comme pour tenir compte du témoignage judiciarisé de témoins sur place, qui ont indiqué avoir perçu des gestes du « Palestinien au sol » laissant penser qu’il disposait d’une ceinture d’explosifs, ce qui nécessitait effectivement une action immédiate. Partout, j’ai vu, lu et entendu des propos d’une absolue virulence contre le soldat, condamné d’avance, et des propos tout aussi virulents, parlant de la « droitisation raciste » de la société israélienne.

 

Car pour les media français, tout soldat israélien est un criminel sadique et raciste. Quand un soldat israélien paraît tuer de sang-froid un djihadiste palestinien, il devient automatiquement la quintessence du criminel sadique et raciste et sert à incriminer tout Israël ou presque, sans que la moindre enquête, sans parler de la moindre réserve, soit nécessaire.

 

Plusieurs dizaines d’Israéliens ont été tués depuis le début des attaques djihadistes en septembre dernier, plusieurs centaines ont été blessés, parfois très gravement. Soldats et policiers israéliens agissent dans un contexte très difficile, dans lequel, parfois, la vie ou la mort de plusieurs personnes qu’ils ont la charge de protéger, dépend d’une décision prise en une fraction de seconde. Pourquoi les media français le diraient-ils ? Parce que cela fait partie de l’information et non de la propagande ?

 

L’autre fait monté en épingle est la déclaration d’un homme politique israélien, membre de la Knesset, qui a déclaré que son épouse ne voulait pas accoucher au côté de femmes arabes. Cette déclaration a également suscité débats et remous en Israël. Il est vite apparu que si des femmes juives préfèrent effectivement ne pas se trouver, en maternité, à côté de femmes arabes, des femmes arabes, dans une proportion similaire, ne veulent pas partager leur chambre avec des femmes juives [elles prétendent craindre les maris des juives, portant l’uniforme, qui pourraient avoir envie de les tuer. Ndlr.], de même que des juives religieuses ne veulent pas se trouver à proximité de femmes juives non pratiquantes, et vice versa.

 

Dans les media français, le commentaire du député israélien est immédiatement devenu une preuve à charge du racisme anti-arabe censé imprégner la société israélienne et un indice de la discrimination subie par les Arabes. Des articles truffés de références aux « territoires occupés », aux « Palestiniens chassés en 1948-49 », aux Arabes israéliens qui sont en fait d’authentiques Palestiniens ont vu le jour et relevaient tous d’un mouvement de propagande soviétiforme.

 

Pas une allusion n’a été faite à la haine antijuive omniprésente, pas plus qu’aux incitations permanentes au meurtre d’Israéliens diffusées chaque jour dans les media palestiniens. Pas une allusion n’a été réservée aux desiderata des femmes arabes. Pas une allusion n’a été faite à la simple et élémentaire liberté de choix, ou au fait qu’Israël est une société où vingt pour cent d’Arabes, pour la plupart musulmans, jouissent des mêmes droits que les Juifs. Nul journaliste ne s’est demandé comment les choses se passaient dans les hôpitaux de l’Autorité Palestinienne ou du Hamas ; s’ils se l’étaient demandé, ils auraient dû se confronter à la réalité.

 

Dans le département obstétrique, la question de savoir où les femmes juives doivent être hospitalisées ne se pose pas. Une femme ou un homme juif qui mettraient un pied dans un hôpital de l’Autorité Palestinienne ou du Hamas serait très vite transportés à la morgue, après avoir été poignardés, égorgés ou criblés de balles.

 

Pourquoi, là encore, les media français le mentionneraient-ils ? A l’instar de ce qui relève de l’information et non de la propagande.

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