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DU BOUREKH…DE LA BOUREKHA…, par ALBERT ABRAHAM SIMEONI BREITOU

De la disparition de certaines espèces.

DU BOUREKH…DE LA BOUREKHA…

 

Nos savants et suivants archéologues et compagnies, se font un plaisir à remonter le temps en essayant de comprendre la disparition des espèces qui encore aujourd’hui frappe certaines catégories en tout genre, la congélation des ADN etc….est venue à notre secours pour sauvegarder ceux et celles qui disparaitront soit par accident naturel soit par intoxication  par la faute de l’homme. 

Nous en sommes encore aujourd’hui à s’interroger sur la provenance de notre  espèce .Mais nous, nous avons notre bible notre TORAH donc pas besoin d’aller se fatiguer les méninges et lorsque je lis que l’homme est apparu il y a des millions et des millions d’années, je pense qu’il y a mensonge.

Si je me permets de parler de disparitions de certaines espèces c’est pour en arriver à la disparition de notre JUDEO ARABE.

Beaucoup de mots ont déjà disparu, ils n’apparaissent plus dans notre langage populaire et  indigène en attendant BEZRAT ACHEM  que toute la langue DISPARAISSE.

Ce qui ne saura tarder. Avec un peu de patience.

La rareté des certains mots sont passés à la trappe sauf  pour ceux qui encore le parlent et l’écrivent très bien.

Je me suis rappelé depuis hier le mot BOUREKHE…. ! Racine BAROUKH….Béni….BOUREKHE…Veut dire aussi dans certains cas FÊTES….Aândou BOUREKHA…Il a qq chose de BENI à venir ….Une naissance…Aândou BOUREKHA MTA OULDOU ELLI JDEDLOU….Il a la naissance  de son fils…. ! (Actuellement MILA mais plus BOUREKHA…Donc mot  oublié) …

Le jeune communié, celui d’avant, celui qui passait poliment de tables en tables pour recevoir ses cadeaux s’entendaient dire  ‘…Yétkhel BOUREKH ââlic amin ….Qu’il te rentre BENI ( le cadeau  en toi (Textuellement) AMEN…..Qu’il te soit BENI…Qu’il te porte chance…. ! Subtilité du langage d’autrefois.

Aujourd’hui avec tout ce qu’on voit c’est l’enveloppe remplie d’argent au noir qui rentre BENIE.

Lorsque qu’un nouveau couple se forme et qu’il a choisi sa maison, son appart etc…On lui souhaite toujours  ‘…TETKHEL AALIC BOUREKHA….( Qu’elle te soit bénie le jour de la crémaillère)  et comme la plupart des maisons à la HARA n’avait pas de cheminées encore moins d’accrocher la crémaillère, il n’en connaissait même pas le terme,  ni le sens , donc il passait outre à cette pendaison.

Le couple invitait ses proches et la BENEDICTION…La BOUREKHA se faisait à coups de fèves, de breikhs , etc….Servie dans des petites assiettes en fer. A la terrasse principalement pour cause d’exigüité de la salle à manger.

Question ‘…OUAKTECH YE FLIFEL tââmel él BOUREKHA mta hanoutec…. ? Dis- moi PIMENT quand vas-tu faire L INAUGURATION de ta boutique… ?’ Le préposé PIMENT répondait  ‘…YE MENYACHE… ! La semaine des 4 jeudis… !’ Tiens l’expression  YE MENYACHE…Disparue aussi.

Lorsqu’au pays on entendait une bonne nouvelle, on  lançait à tout bout de champ ‘…BOUREKH…’

Donc étant resté archaïque et attaché à ces mots et expressions venues d’un autre âge je vous souhaite à tous dans notre langue
‘…JOMÂÂT’COM   BOUREKHA…. ! Que votre  semaine soit BENIE…. !  Expression remplacée par CHABATH CHALLOM…et par CHAVOUAT TOV surtout…CHAVOUAT…7…Donc pour  les 7 jours de la semaine  qui arrivent et qu’ils vous portent chance bonheur et santé etc….

Je vous la souhaite de très bon cœur. Amen.

Ce petit monde de tunes JUIFS d’avant le grand exil avait ses règles et ses convenances.
Je viens de rappeler à la mémoire collective communautaire  cette EXPRESSION du MOT BOUREKH…BOUREKHA… Qu’il ou qu’elle te soit BENIE… ! Soit la fête, soit le cadeau soit la bonne nouvelle. Dans les fêtes surtout, certaines curieuses voulaient savoir ce que telle  ou telle famille  avait offert au petit bébé pour sa BRIT  au garçon pour son TFELIM…Bar Mitva ou pour son YARCH….Mariage…. Elles employaient donc l’expression connue et usuelle ‘…KOLLI YE MILLIE…BECH CHEBATOUOU LOULED…. ? Avec quoi vous l’avez rassasié le garçon…. ?
CHEBATOYOU….Rassasié en fait ce mot bien traduit voulez dire ‘…PAR QUOI L’AVEZ-VOUS HONORE…. ! Comme présent.
CHBÂÂ…Repus. Donc on parle comme si le fait d’offrir un cadeau reviendra à l’avoir nourri et donc à l’avoir engraisse afin de d’assouvir sa faim alors qu’il est questions seulement d’offrande de cadeaux.
La réponse qui viendra se passera du mot CHEBATOU…Mais Aâtitou….Je lui ai donné ou offert.
Et non pas par ‘…CHEBATOU B’MOUNGALA….Je l’ai rassasié d’une montre.
Il était rare autrefois d’offrir une enveloppe en générale à cette époque mais  une gourmette en or  gravée en son nom,  une chaine collier,  une montre une bague tjs en or  c’est l’oncle la tante ou un proche parent qui se permettait d’offrir ses valeurs lors du TFELIM.
Pour la BRIT, un petit poisson tjs en or, une petite corne, une khamssa, une épingle à nourrice khlel deb etc…Les autres invités des parures, un berceau etc….Pour le mariage, tout présent était bienvenu, il n’y avait pas de liste de mariage ce n’est que plus tard que cette mode est arrivée. Le couple se voyait offrir de la vaisselle, des appareils ménagers, de la lingerie édredons, nuisettes boites à maquillage etc… Sans oublier bien sur la dote que le mari apportait et qui était inscrite sur la kettouba, le contrat religieux.
Tout un pan de cette culture ANCESTRALE est tombé à l’eau au profit d’autres idées plus consistantes.

 

PAR ALBERT ABRAHAM SIMEONI BREITOU

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