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De Rien

Plus d’entrées que la Grande Vadrouille

De Rien (info # 010310/13) [Analyse]

 

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Dany Boon est le meilleur acteur que le cinéma français ait connu depuis des décennies. Son jeu est riche, alimenté par des années de scène, tout en nuances, fragile et généreux. Quant à l'article de Vincent Malausa ("5 raisons d'en finir avec l'imposture Dany Boon" !), il déborde de haine gratuite, jamais étayée par aucun fait. Un éboulis d'inepties baveuses arrangé en paragraphes péremptoires, trempés dans de l'encre vitriolée. On se demande la raison de tant de violence ad hominem, de jalousie de cour d'école et de sueur gluante d’un tâcheron sans talent ni discernement.

 

La raison de cette diarrhée est sans doute politique, on ne saurait expliquer autrement que le rédac’ chef de l’Obs autorise une semblable attaque frontale dans ses colonnes.

 

Je rappelle que c’est dans le même hebdo que nous avions eu à dénoncer l’une des impostures les plus racistes et antisémites de l’histoire de l’imprimerie ; ce fut le jour où la fille du patron accusa les soldats israéliens de violer les jeunes palestiniennes dans le but qu’elles se fassent ensuite trucider par leur famille. Jean Daniel - le type qui donne des leçons de savoir penser à ses compatriotes depuis plus de 65 ans – avait redirigé la faute de sa gamine sur les techniciens du journal, les accusant de s’être trompés dans la typographie. Excuse saumâtre !

 

Si un rédacteur de la Ména me présentait une épreuve d’article comme celui de Malausa, exempte de la moindre esquisse de projet d’amorce de début de démonstration d’un point de vue, juste bonne à contenir ses états d’âmes émétiques, il dévalerait les escaliers de la rédaction infiniment plus rapidement qu’il ne les avait gravis. Mais cela ne se peut, on n’écrit pas avec la haine dans la maison, mais avec de l’esprit si on en possède.  

 

Et l’on se prend à se demander ce que Boon, génie de la gentillesse et de la disponibilité, un artiste faisant rire aux larmes sans armes, pornographie ni violence, a fait pour mériter une critique à la Je suis partout.

 

On réalise qu’on est en présence d’un texte-manifeste de cette gauche française qui pue de tous ses membres, étalant son illettrisme arrogant et protégé de la discussion sur la rotondité des colonnes Morris. Ce pamphlet écrit par un funambule unijambiste m’a immédiatement rappelé un autre torchon commis par Télérama sous le sabot des bourrins Nicolas Delesalle et Marc Belpois, qui affirmait avec la certitude des bœufs : "Nombre de nos interlocuteurs assurent que la Mena est « le versant honorable de l'intégrisme juif »".

 

La Ména… de l’ "intégrisme juif" ? Il y a quelques rabbins edennistes qui s’étaient fêlé les côtes de rire pire que dans la scène de la rivière de "Bienvenue chez les Cht’is". Où Boon et le génial Kad Merad pissent ensemble dans le ruisseau. Morceau d’anthologie digne des frères Marx, que je ne peux regarder qu’après que l’on m’eut solidement attaché à une chaise.

 

Articles fleurons de la culture De Rien, de la déchéance intellectuelle qui seule permet à un individu d’insulter des gens sans expliquer pourquoi, ou en inventant des raisons apocryphes que l’on ne prend – évidemment, c’est mission impossible puisqu’on vient de les inventer – pas la peine de défendre.

 

Quand Malausa amalgame dans son bordereau Moix, un autre ami d’Israël, à Danny Boon - "Il y a probablement des événements plus atroces encore (comme le fait que Yann Moix ait réussi à faire des films, par exemple)" – on se prend soudain à redouter le pire. C’est, à la façon des nazillons, que ces tribuns enroués du courant de l’indignité voudraient aussi décider de qui a le droit de tourner et de qui doit en être privé. Quant à Moix, ce que j’en pense est que c’est un intellectuel intègre et talentueux.   

 

Malausa, Nicolas Delesalle et Marc Belpois, même logorrhée sans aucun rapport même fortuit avec la réalité, protégée du pilori et surtout du déculottage public par les cadors de la bienpensance propulsés au rang d’intellectuels. Ou l’exemple que l’on peut impunément écrire plusieurs feuillets et les montrer dans un media main stream de cette Francilie décidément sourde-muette et aveugle, sans qu’ils ne contiennent une seule virgule racontant la vérité.

 

Vous voulez rencontrer des Français talentueux qui avancent ? Il en existe des milliers. A Londres, Los Angeles et Tel-Aviv !

 

Le clanisme politique m’ennuie depuis bien longtemps, moi qui ne porte pas plus à droite qu’à gauche. Cela me rend plus léger encore pour pointer mon index bien raide et perforant contre cette pathologie profonde qu’est la gauche de salon à la française. Celle, il faut le rappeler aux jeunes générations incultes, qui a garni les ministères de Vichy, détentrice du record du monde de vitesse du retournement de veste gymnique entre le poing levé et le bras tendu. Et ça, ce n’est pas de la mise en cause sans fondements, elle se nomme, entre autres, Laval, Flandin et Darlan, les grandes petites mains gauches de Pétain, sans oublier, ça c’est sûr, le récipiendaire 2202 de la Francisque, la légion d’ "honneur" des fascistes français, le délégué au Service National des Prisonniers de Guerre du gouvernement de la collaboration, un certain François Mitterrand !

 

Un soupe au lait qui changea de camp au moment précis où il devint clair qu’Hitler ne gagnerait pas la guerre, et à qui l’on doit en grande partie l’enracinement durable des éditorialistes brun-rouge au premier rang des écrivent-merde tricolores.

 

On croirait maintenant que ces suce-tétines de la débâcle hollandaise voudraient faire payer à leurs lecteurs, et encore au prix fort, l’inaptitude absolue du socialisme français à gérer les affaires du pays.

 

Autre évènement littéraire de la culture De Rien, la sortie, ces jours, d’un petit ouvrage au titre amusant de "Pour en finir avec l’affaire Al Dura", par l’un des amis-conseillers les plus proches du fauteur de guerres de Jérusalem, Charles Enderlin, Guillaume Weill-Raynal.

 

Pourquoi classé-je ce mec parmi les auteurs De Rien ? A cause de la technique d’écriture et de la méthode : l’invective remplaçant la démonstration, sa fuite devant la confrontation ordonnée des points de vue, l’absence totale de repères et de preuves, le narratif posé de A à Z sur un lit de contre-vérités absolues, à l’instar des accusations exprimées par les Malausa, Delesalle, Belpois et Jean Passe.

 

Et la profusion des dénonciations contre X, que l’on se croirait renvoyé en 1939. On s’en convainc à la seule lecture de l’entrevue que le bonhomme concède au Courrier de l’Atlas, où il évoque plusieurs fois la Ména et le physicien Nahum Shahaf sans jamais les citer nommément. Prudence dans la crainte d’un procès, sans doute, l’intéressé sait que notre agence est représentée à Paris par un avocat de talent qui le traquerait sans la moindre concession, l’excellente Aude Weill-Raynal. Sa sœur.

 

Cela permet à l’auteur d’imputer à la Ména des phrases qu’elle n’a pas écrites et des théories qu’elle n’a jamais formulées. De resservir des arguties déjà proposées par Enderlin et rapportées en chœur par la presse française, que nous avons, depuis des années, déconstruites scientifiquement. Pour certaines de ces affirmations, Charles-le-faussaire a d’ailleurs été contraint de publier des excuses publiques (notamment suite à ses déclarations mensongères dans l’article de Télérama).

 

Et "ça" croit que sur la base d’un argumentaire de ce niveau, cela va clore la Controverse de Nétzarim. "Ca" rêve éveillé.

 

Le seul moyen d’en finir avec l’aspect polémique de l’affaire Dura, - pas Al-Dura, l’ignorant ! – serait d’organiser un débat télévisé lors duquel chacune des thèses pourrait s’exprimer librement. Nous en sommes loin ; il faudrait d’abord qu’un media hexagonal donne à la Ména l’opportunité d’exprimer les conclusions de son enquête, ce qu’aucun d’eux n’a jugé nécessaire ou eu la curiosité professionnelle ou encore le courage de faire en bientôt quatorze ans.

 

Courageux mais pas téméraires les Bayard français, sachant tous que Guillaume Weill-Raynal et ses thèses de bistro ne tiendraient pas cinq minutes face à un journaliste de la Ména lors d’un face-à-face. Et qu’après cette démonstration, la France entière comprendrait que sa principale chaîne publique a produit un faux reportage à caractère antisémite avéré, et qu’elle a, de plus, avec le concours des autorités de l’Etat et de la justice, durant une décennie et demie, recouru à des actes frauduleux pour retarder le rétablissement de la vérité.

 

C’est que dans Le Rien, on ne débat pas, Madame, on décrète des histoires oiseuses, on démonise et on insulte ses contempteurs mais on ne les affronte pas. On fait appel à la sclérose opportune infligée par le politiquement correct et aux réseaux de pique-assiettes consentants pour s’assurer que l’adversaire n’ait jamais la parole. Et quand on discute tout seul, on a forcément raison. Les pensionnaires des asiles psychiatriques ont tous raison.

 

Pas besoin d’être de droite pour énoncer ces vérités d’une gauche française qui ne se situe plus nulle part. Mais dont on ne s’inspire même plus à Pyongyang parce qu’on la trouve ringarde, et parce que, même sous la menace, on comprend là-bas que personne ne peut plus croire ce qu’elle promulgue.     

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Comme je suis d'accord avec vous.
J'ai connu des ''journalistes socialistes'' qui habitent au 16° arrondissement de Paris, et qui n'ont sortent pas, mais se permettent des écrits pestilentiels sur ce qu'ils ne savent pas. Mais cela va dans l'air du temps et cela plaît au Prince du moment.
Ils ont de qui tenir: le camarade Marx n'a jamais mis un orteil dans une usine, et pourtant ses éditoriaux ont fait le tour du monde. On a m^me transposé ses ''réflexions'' purement industrielles au monde agricole, et cela a donné la catastrophe des pays de l'Est.

Superbe article.

Rien a ajouter a toutes les verites que vous rapportez dans une langue soutenue et agreable a lire. Merci.

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