Archive jusqu'au 08/octobre/2006

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2006: Commentaires d'Octobre 2006: Archive jusqu'au 08/octobre/2006
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lalla (Lalla) le samedi 07 octobre 2006 - 00h31:

my picture

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Meyer (Meyer) le vendredi 06 octobre 2006 - 18h45:

Chabat Chalom et Hag Soukot Saméa'h

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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Braham (Braham) le vendredi 06 octobre 2006 - 17h20:

Shabbat Shalom et H'ag Sameah'
Bien le bonjour a tous mes Amis, avec la premiere Carte de Shabbat et Fete preparee avec mon nouvel ordinateur.

Souccoth et Shabbat 061006

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Claudia (Claudia) le vendredi 06 octobre 2006 - 17h44:

POUR INJURES ANTISÉMITES

La suspension du maire de Londres annulée en appel

Agence France-Presse

Londres


La suspension du maire de Londres Ken Livingstone pour injures à l'encontre d'un journaliste juif a été annulée jeudi en appel par la justice britannique.

M. Livingstone, un travailliste (centre-gauche) de 61 ans, affirmait qu'il n'avait fait qu'utiliser sa liberté d'expression et n'avait pas l'intention d'offenser la communauté juive ni de remettre en cause la réalité de l'Holocauste, en insultant l'an dernier un jeune journaliste juif.

Il l'avait comparé à un «ancien criminel de guerre allemand», et n'a jamais voulu s'en excuser.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Maurice (Maurice) le vendredi 06 octobre 2006 - 09h33:

LU SUR"REVEIL TUNISIEN"
> La Tunisie doit-elle reconnaître Israël ?
19 septembre 2006 [retour au début des forums]
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Les Palestiniens sont en passe de signer un traite de paix avec Israel. C’est presque inevitable bien que les Islamistes feront tout pour les en empecher .

Pourquoi pas la Tunisie ?

Nous fonctionons comme un regroupement de pays racistes menes par une Ligue dite Arabe retrograde. Nous basons nos rapports sur un romantisme politique ethniciste. Pourtant, nous ne sommes pas Arabes. A ce jour aucun Australien, Americain, Ecossais ou Irlandais n’a clame etre Anglais en depit du rapport etroit qu’ils entretiennent avec la langue et la culture anglaise. Ne soyons pas plus royalistes que le Roi. Soutenons les Palestiniens dans leurs droits democratiques a un Etat souverain sans nier le droit des autres peuples de la region.

Berbere qui refuse l’alienation et l’extinction de l’ame Amazigh du peuple millenaire de Tunisie.

Je souscrit à cet intelligence non raciste mais MOUNIA il n'y a pas de PALESTINIENs de 3000 Ans. Il y a 3000 ans il y avait des Judeens et des Israeliens monotheistes Et des PHILISTINS qui etaient des CRETOIS GRECS venus en terre Sainte apres l'irruption volcanique David s'est caché chez les Philistins d'ou vient le nom FALESTINE et c'est le nom donné à ISRAEL-JUDEE par les COLONISATEURS ROMAINS et les Juifs depuis 2000 ans se battent pour survivre pour retrouver le lieu de leur source laissant surtout aux envahisseurs successifs les campagnes et pour eux les villes en partage avec les differents colonisateurs de leur Pays d'origine

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le vendredi 06 octobre 2006 - 08h20:

Assadinejad ! (info # 010510/6) [Analyse]

Par Masri Feki © Metula News Agency

Le Moyen-Orient est une région instable, faite de légitimité précaire des régimes en place, menacée par l’insécurité chronique, et subissant une large pénétration des pouvoirs hégémoniques globaux. Depuis plusieurs décennies, de nombreux pays cherchent à y trouver leur place et à s’affirmer comme puissances principales. Les prétentions de l’Egypte à cet égard reposent sur sa démographie galopante [1], l’importance relative de son armée, de son potentiel économique, intellectuel, artistique et de sa situation géostratégique. L’Arabie saoudite est la gardienne des puits pétroliers et des lieux saints de l’Islam et la garante de l’orthodoxie sunnite. L’Irak de Saddam Hussein et la Syrie de la dynastie El Assad se sont longtemps disputés le leadership du panarabisme au nom duquel ils se sont lancés dans des aventures expansionnistes, respectivement au Koweït et au Liban. Depuis vingt-cinq ans, l’Iran des mollahs ne rêve que d’exporter sa révolution islamique et d’acquérir une fenêtre sur la Méditerranée par l’entremise du Hezbollah au détriment du Liban. La Turquie se pose en héritière de la couronne ottomane et tutrice du Kurdistan et de la Transcaucasie, recourant notamment à la répression du soulèvement kurde, à des ingérences permanentes au nord de l’Irak et au soutien inconditionnel accordé à l’Azerbaïdjan dans son bras de fer contre l’Arménie chrétienne.

Le 11 septembre a changé l’orientation des forces politiques mondiales et leurs influences sur le cours de l’histoire contemporaine. L’Amérique républicaine œuvre, depuis, pour construire une nouvelle architecture géopolitique dans laquelle l’oligarchie wahhabite des Saoud (la dynastie régnante en Arabie saoudite. Ndlr) serait marginalisée, les talibans dépouillés de leurs forces maléfiques et le régime de Saddam Hussein écrasé, du fait de son alliance avec la terreur et de sa félonie envers l’Occident. En somme, une nouvelle distribution des pouvoirs et des richesses économiques s’imposait sur la scène internationale, alors que le rapport des forces politiques dans la région était lui-même fortement modifié. Ce nouveau contexte a contribué au rapprochement entre deux pays « parias », classés sur la liste noire de la Maison-Blanche. A première vue, la Syrie et l’Iran n’ont pourtant pas grand-chose en commun. Pour les Arabes, l’Iran est le leader de l’Islam chiite qu’ils considèrent comme une menace permanente et un colonisateur de terres arabes [2]. Pour les Iraniens, la Syrie est le dernier fief du panarabisme baasiste « athée », selon la définition même de Khomeini, qu’ils ont combattu pendant huit ans [3].

Visiblement, ces différences, aussi fondamentales soient-elles, n’ont pas empêché les deux « Etats voyous », comme les nomme George W. Bush, de se soutenir mutuellement. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette relation contre-nature n’est pas née en 2003 à l’occasion de l’intervention anglo-américaine en Irak. Déjà en 1979, la Syrie était le seul pays de la région à saluer le renversement du Shah d’Iran et à accueillir le retour de l’ayatollah Khomeini à Téhéran. A l’époque, comme l’a récemment souligné Delphine Minoui [4], il s’agissait d’une alliance d’intérêts. L’ancien président syrien Hafez El Assad et l’imam Khomeini avaient deux ennemis communs : le Shah Pahlavi et Saddam Hussein. L’année suivante, la Syrie soutenait naturellement l’Iran dans sa guerre contre l’Irak de Saddam, rival panarabe des Alaouites syriens et frère cadet dans la doctrine baasiste. Aujourd’hui encore, il n’y a rien d’étonnant au fait que les crises qui embrasent le Moyen-Orient poussent Téhéran et Damas à un rapprochement stratégique.

La présence des forces américaines à proximité des frontières syriennes, en Irak et en Arabie Saoudite, a constitué une menace directe pour la stabilité du régime autoritaire de Damas. La pression américaine s’est encore accrue après l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février 2005. Le retrait de l’armée syrienne du pays du Cèdre a mis en lumière les fragilités du système El Assad bis (celui de Bashar El Assad), réduisant sensiblement ses marges de manœuvres stratégiques dans la région. L’Iran a sans doute été agité par toutes ces évolutions politiques. Le pays n’a pu que se féliciter de la chute de ses deux ennemis jurés, le régime extrémiste sunnite des talibans à Kaboul et le pouvoir nationaliste persanophobe du Baas à Bagdad.

Bien que la menace américaine s’étende également à l’Iran, celui-ci bénéficie de cinq avantages dont ne dispose pas la Syrie. Il est l’un des premiers producteurs mondiaux de pétrole, tandis qu’elle est marquée par un fort taux de chômage et des résultats économiques médiocres. L’Iran dispose d’une situation géostratégique unique dans la région, de par son contrôle du détroit d’Ormuz. Il avance ses pions en Mésopotamie voisine, tandis que la Syrie vient de se retirer de sa banlieue libanaise. La République islamique, qui n’a pas de frontière avec Israël et n’accueille pas de réfugiés palestiniens, se sert de la question palestinienne comme d’un alibi, tandis que la Syrie est un voisin frontal de l’Etat hébreu, ce qui l’oblige à une prudence de tous les instants. De plus, l’Iran s’est doté d’un ambitieux programme nucléaire alors que Damas a toutes les peines du monde à entretenir une force armée totalement dépassée.

Mais toutes ces différences n’empêchent pas que les deux pays soient liés par des objectifs communs à court et moyen termes. L’Iran et la Syrie sont à la recherche d’un nouveau rôle au Moyen-Orient. Celui de "middle power" (puissance moyenne) qu’ils jouaient auparavant ayant été modifié par l’intervention américaine en Irak, puis par la crise au Liban. Ceci explique leur position commune hostile à la politique des Etats-Unis dans la région, et singulièrement en Irak. Et explique également leur appui conjoint financier, logistique et militaire au Hezbollah chiite libanais.

D’autre part, les deux pays ont pour adversaire commun l’islamisme sunnite. En effet, malgré les tensions existant autour du soutien syrien aux milices irakiennes anti-chiites depuis le début de l’intervention américaine en Irak, les deux pays appellent de leurs vœux une réduction de l’influence sunnite dans la région, plus particulièrement celle exercée par l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Pour l’Iran, un renforcement sunnite se ferait au détriment de sa position de puissance régionale en tant que leader chiite de l’Islam. En Syrie, il risquerait d’inciter la majorité sunnite (78 % de la population) du pays à se mobiliser contre le pouvoir alaouite défaillant, reposant sur une communauté qui ne dépasse pas 8 pour cent de la population nationale.

Les deux pays ont joué un rôle majeur dans la région alors même qu’internationalement ils ne faisaient pas figure de grandes puissances : le terme « middle power », utilisé par Anoushiravan Ehteshami et Raymond Hinnebusch, est parfaitement approprié [5]. Les régimes des deux pays savent pertinemment qu’ils ne peuvent concurrencer Washington mais ils espèrent toutefois garder une autonomie et une capacité d’initiative hors du giron américano-occidental. En cela, la Syrie et l’Iran ont une perspective de politique étrangère commune.

Toutefois, comme le souligne Hoda El-Husseini dans le quotidien arabophone londonien Asharq al-Awsat (« Le Moyen-Orient », dirigé par le prince saoudien Salman bin Abdul Aziz), cette alliance stratégique irano-syrienne n’est pas à l’abri de changements. Les deux régimes sont en effet à la recherche de solutions pour leur permettre de perdurer. Mais l’Iran verrait d’un mauvais œil tout rapprochement entre la Syrie et les factions palestiniennes et libanaises favorables à un accord de paix avec Israël, puisqu’il mettrait en péril les alliances de Téhéran dans la région. De son côté, la Syrie ne manquerait pas de s’inquiéter de tout rapprochement entre l’Iran et les Etats-Unis sur la question nucléaire iranienne. Toute solution de ce sujet renforcerait la position iranienne au point de rendre insignifiante l’importance de l’allié syrien, et Damas perdrait du même coup tout poids politique régional. Les deux scénarii sont probables, simultanément ou suivant une chronologie décalée. Le motif directeur de ces régimes : sauver sa peau ! Mais lequel des deux régimes sauvera sa tête le premier ? Telle est la question qui se posera dans les mois à venir.

Notes :

[1] Avec une population avoisinant les 80 millions d’habitants, l’Egypte compte environ le tiers de la population des quinze pays du Moyen-Orient et le quart de celle des vingt-deux Etats membres de la Ligue arabe.

[2] D’un point de vue arabe, la région du Khouzistan, peuplée essentiellement d’Iraniens arabophones, appartiendrait à l’Irak.

[3] Guerre Iran-Irak (1980-1988).

[4] Delphine Minoui, Iran et Syrie, alliés malgré eux dans l’axe du mal, Le Figaro du 27 juillet 2006.

[5] Anoushiravan Ehteshami & Raymond A. Hinnebusch, Syria and Iran. Middle powers in a penetrated regional system, Routledge, Londres, 1997.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Bazooka (Bazooka) le vendredi 06 octobre 2006 - 08h11:

Le nouveau prix Nobel de Chimie, Roger Kornberg, est aussi membre du Departement de Chimie Biologique a l'Universite Hebraique de Jerusalem.

Nobel winner has Israel connection

The winner of this year’s Nobel Prize in Chemistry is a visiting professor at Hebrew University of Jerusalem.
The university congratulated Roger Kornberg for his win Wednesday, in recognition of his research into how genes are copied.

Kornberg, a professor of structural biology at Stanford University, is also a fellow at Hebrew University’s Department of biological chemistry.

“We are very proud and congratulate Prof. Kornberg who has been working with us for many years,” said the university’s president, Menachem Magidor. “We are honored that Prof. Kornberg and other leading scientists from around the world view the Hebrew University as an attractive academic institution at which to conduct their research.”

www.jta.org

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par A_Soued (A_Soued) le vendredi 06 octobre 2006 - 02h51:

L’OTAN contre les djihadistes

par Daniel Pipes
New York Sun, 3 octobre 2006

Traduit par Alain Jean- Mairet - ajm@ajm.ch



Colin Powell, alors secrétaire d’État, dit un jour de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord qu’elle était «la plus grande et la plus fructueuse des alliances de l’histoire». Cette affirmation est difficile à contredire; en effet, l’OTAN a déclaré et mené la guerre froide avec tant de succès qu’elle n’a même pas eu à combattre.

Mais cette grande alliance se trouve actuellement en proie à ce que José María Aznar, l’ex-premier ministre d’Espagne, appelle «probablement la crise la plus profonde et la plus sérieuse de toute son histoire». Il y règne selon lui un «climat de crise permanente» créé par la perception de la perte «de la raison d’être [en français dans le texte] de l’organisation, de l’absence d’une mission».

Les origines de cette crise sont aisément explicables. Depuis sa fondation, en 1949, et jusqu’à l’écroulement de l’Union soviétique, en 1991, l’OTAN était le principal moyen de contenir l’expansionnisme soviétique. Après sa victoire contre la menace soviétique, sa mission changea. Dans les années 1990, l’OTAN devint un instrument permettant d’envoyer des troupes chargées de favoriser la sécurité dans des régions telles que la Bosnie et le Kosovo. Et maintenant, dans l’après-11 septembre?

Une étude brève, brillante et concrètement réalisable, intitulée NATO: An Alliance for Freedom (L’OTAN – une alliance pour la liberté) et publiée par le think-tank d’Aznar, la Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales (FAES), nous apprend que la résistance à l’Union soviétique n’était pas le principe fondateur de l’organisation. L’OTAN avait en fait un objectif plus positif, à savoir de «sauvegarder la liberté, l’héritage et la civilisation commune des populations [des États membres], fondée sur les principes de la démocratie, des libertés individuelles et de l’État de droit».

En guise de preuve que l’OTAN a toujours eu pour mandat de défendre la démocratie contre bien davantage que le simple communisme, on peut avancer le fait qu’elle a renoncé à la valeur stratégique du territoire et des forces militaires espagnoles aussi longtemps que le pays resta sous la coupe du gouvernement fasciste de Francisco Franco. Ce n’est qu’après sa mort, en 1975, et après la démocratisation de son gouvernement, que l’Espagne a été invitée à rejoindre l’alliance, en 1981.

Un signe pointant vers ce que devrait être la nouvelle orientation de l’OTAN apparût au lendemain du 11 septembre, lorsque l’OTAN, pour la toute première fois, invoqua l’article V de son Traité, prévoyant qu’une attaque armée contre l’un de ses membres sera considérée comme une attaque contre toutes les parties signataires. Ainsi, après une décennie de «guerre en tant que travail social», l’OTAN prenait brusquement conscience de la menace de l’Islam radical.

Aznar et l’équipe de la FAES se sont basés sur cette décision cruciale pour déclarer que «le terrorisme islamiste est une nouvelle menace partagée d’envergure mondiale, faisant peser un risque sur l’existence même des membres de l’OTAN». Rappelant les idéologies totalitaires des années 1930, ils préviennent à juste titre que «nous devons prendre [les] ambitions [islamistes] très au sérieux, peu importe à quel point elles peuvent paraître ridicules ou délirantes». Animés d’une réelle inspiration, ils soulignent également que le terrorisme «n’est que la partie strictement guerrière d’une offensive beaucoup plus large lancée contre le monde libéral et démocratique».

La mission de l’OTAN doit donc consister «à combattre le djihadisme islamique et la prolifération des armes de destruction massive essentiellement, mais pas uniquement, parmi les groupes et les gouvernements islamiques». Cela implique de «placer la guerre contre le djihadisme islamique au centre de la stratégie de l’Alliance» et de faire de la victoire contre le djihadisme islamique «la mission clé» de l’organisation pour de nombreuses années.

L’étude NATO: An Alliance for Freedom avance une deuxième recommandation centrale: celle d’inviter les pays qui sont à la fois démocratiques, stables et désireux de contribuer à la guerre contre le djihadisme islamique, à adhérer pleinement à l’OTAN. Le document met l’accent sur l’adhésion d’Israël, qu’il présente comme «un pas extrêmement important», et il approuve d’emblée l’adhésion à part entière du Japon et de l’Australie. Je proposerais peut-être d’ajouter à cette liste Taiwan, la Corée du Sud et le Chili. Pour encourager d’autres États en difficulté, l’étude suggère d’offrir un statut de membre associé à des pays tels que la Colombie et l’Inde. Je pense pour ma part que le Mexique et le Sri Lanka pourraient les rejoindre.

Un thème que la FAES se contente d’effleurer sans le traiter explicitement est la possibilité que l’OTAN remplace les Nations Unies dans son rôle d’organe mondial central. À mesure que les NU s’enfoncent, passant d’un niveau déjà très bas à des profondeurs toujours plus vaseuses, il devient de plus en plus manifeste que pour se comporter de manière adulte, une organisation internationale ne doit accepter pour membres que des États démocratiques. Bien sûr, il serait possible de créer une organisation entièrement nouvelle, mais il serait plus aisé, plus économique et plus rapide de construire sur la base d’une structure existante, surtout si celle-ci a prouvé sa valeur. L’OTAN est ici un candidat tout désigné, à plus forte raison après la révision conceptuelle proposée par la FAES.

Ce que José María Aznar et son équipe soumettent ainsi est le meilleur plan jamais proposé pour affronter l’Islam radical. Les politiciens sauront-ils prendre la balle au vol?



NATO Fights the Jihadis

by Daniel Pipes - New York Sun - October 3, 2006

[NY Sun title "NATO vs. Radical Islamists"]



When he was secretary of state, Colin Powell once called the North Atlantic Treaty Organization "the greatest and most successful alliance in history." It's hard to argue with that description, for NATO so successfully waged and won the Cold War, it didn't even have to fight.

But this greatest alliance is now in the throes of what José María Aznar, the former prime minister of Spain between 1996 and 2004, calls "possibly the greatest and most serious crisis in its entire history." A "climate of perpetual crisis," he writes, results from a perceived loss "of the organization's raison d'être, the lack of a mission."

The origins of this crisis are simple to explain. From its founding in 1949 until the collapse of the Soviet Union in 1991, NATO served as the main instrument to contain Soviet expansionism. After vanquishing the Soviet threat, its mission changed. In the 1990s, NATO became a vehicle for voluntarily sending forces to promote regional security in places like Bosnia and Kosovo. And what now, post-9/11?

In a short, brilliant, and operational study, NATO: An Alliance for Freedom, published by Mr. Aznar's think-tank, Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales, or FAES, we learn that containing the Soviet Union was not the organization's founding principle. Rather, NATO was imbued with the more positive goal "to safeguard the freedom, common heritage and civilization of [the member states'] peoples, founded on the principles of democracy, individual liberty and the rule of law."

Proof that NATO was always mandated to defend democracy against more than Communism can be found in its having forgone the strategic value of Spanish territory and its military force so long as that country remained under the thumb of Francisco Franco's fascist government. Only after he died in 1975 and the government became democratic did Spain get an invitation to join the alliance in 1981.

One indication of what NATO's new focus should be came a day after September 11, when NATO for the first time ever in its 52-year history invoked Article V of its founding treaty, with its provision proclaiming that an attack on one is an attack on all. Thus did NATO, after a decade of "war as social work," abruptly awake to the threat of radical Islam.

Mr. Aznar and the FAES team build on that critical decision, stating that "Islamist terrorism is a new shared threat of a global nature that places the very existence of NATO's members at risk." Recalling the totalitarian ideologies of the 1930s, they correctly warn that "We should take [Islamist] ambitions very seriously, no matter how ridiculous or delirious they may seem." With real insight, they also stress that terrorism "is only the war-like part of a much more far-reaching offensive against the liberal and democratic world."

NATO's mission, therefore, must be "to combat Islamic jihadism and the proliferation of weapons of mass destruction mainly, but not exclusively, among Islamic groups and governments." This means "placing the war against Islamic jihadism at the center of the Allied strategy" and that defeating Islamic jihadism will remain the organization's "key mission" for many years.

A second key recommendation in NATO: An Alliance for Freedom: That NATO invite for full membership countries that are both liberal democracies and able and willing to contribute to the war against Islamic jihadism. The study emphasizes bringing Israel into the Alliance as "an extremely important step," and it endorses Japan and Australia for full membership. I might propose, in addition, Taiwan, South Korea, and Chile. To encourage other, struggling, states, the study suggests an associate membership for countries like Columbia and India. To which I suggest that Mexico and Sri Lanka could join their ranks.

One topic that FAES does not explicitly take up but hints at: that NATO could replace the United Nations as the key world body. As the UN sinks from one low spot to ever-slimier depths, it becomes increasingly obvious that for an international organization to behave in an adult manner requires limiting its membership to democratic states. A new organization could be created from scratch, to be sure, but it is easier, cheaper, and quicker to build on an existing structure especially one with proven capabilities. NATO offers itself as the obvious candidate, especially as reconceptualized by FAES.



Mr. Aznar and his team have produced the best plan yet for confronting radical Islam. Will politicians take it up?

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Primo (Primo) le vendredi 06 octobre 2006 - 01h38:

Vers une Pravda islamique ?

Une dépêche Reuters du 13 septembre 2006 nous apprend que "les investisseurs musulmans devraient entrer dans le capital d'influents médias occidentaux afin d'améliorer l'image de leurs coreligionnaires aux yeux du monde, [selon une proposition de] l'Organisation de la conférence islamique (OCI)".

Des ministres de l'Information et d'autres responsables jugent que les musulmans ont été victimes d'une diabolisation dans les médias après les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, où 19 Arabes ont tué près de 3.000 personnes.

"Les investisseurs musulmans doivent investir dans les grands médias internationaux, qui génèrent souvent d'importants bénéfices, afin de pouvoir influer sur leur politique par le biais de leurs conseils d'administration", a déclaré le président de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, ajoutant "cela servirait à corriger l'image de l'islam dans le monde entier".

"La violente attaque contre l'islam perpétrée dans les cinq années qui ont suivi les attentats du 11-Septembre nous a contraints à adopter une position défensive en ce qui concerne notre religion", a déclaré le ministre égyptien de l'Information, Anas el Feki.

"Maintenant plus que jamais il nous faut un nouveau message islamique dans les médias, qui atteigne le monde entier", a-t-il conclu, citant le récent conflit entre Israël et le Hezbollah libanais comme un exemple du type d'événements autour desquels les musulmans devraient être en mesure de faire connaître leurs vues.

Nous voilà donc prévenus : une nouvelle race de magnats de presse est en train de naître. Et le pluralisme des idées, déjà moribond, risque ainsi de se voir asséner son coup de grâce.

Ces "Citizen Kane" new wave ne pénètrent pas le marché comme des hommes d’affaires classiques dont le pragmatisme, jusque-là, avait consisté à parier sur le profit en misant sur la qualité, ce qui rendait heureux tout le monde, lecteurs et investisseurs. Non ! Là, on s’apprête à saborder nos médias écrits et audiovisuels au profit d’une ligne idéologique monolithique tournée exclusivement vers la promotion de l’islam.

Car ne nous y trompons pas : en parlant "d’entrer dans le capital d’influents médias occidentaux", le but ultime est bel et bien de devenir majoritaires dans les plus importants d’entre eux.

Et ils en ont les moyens, les bougres ! Les moyens de phagocyter un par un tous les titres de presses et tous les networks. Cela ne concernera pas que l’info. Il y a fort à parier que les variétés, les fictions, la culture et même le sport seront priés de bien vouloir, eux aussi, se tourner vers la Mecque.

Tels des tournesols idiots, tout ce petit monde finira bien par se dessécher sous le soleil d’Allah et les consommateurs de ces médias s’emmerderont tellement que la faillite financière aura tôt fait d’avoir raison de la vision simpliste et mégalomaniaque de ces investisseurs imprudents. Ils apprendront à leurs dépens qu’on ne remet pas impunément en cause des siècles de lutte pour la liberté d’expression. Rien ne peut être imposé aux peuples, ni les dictatures, historiquement toujours éphémères, ni La Pravda, fût-elle islamique et promettant un au-delà parfumé.

En attendant l’écroulement spontané de ces "guignols de l’info", le public pourra toujours boire de l’eau claire sur Internet, sur des petits sites de réinformation qui ont fait de la liberté de penser leur credo et de l’indépendance financière la garantie de ne jamais se fourvoyer.

Et s’il n’en reste qu’un, nous serons celui-là !

Jean-Paul de Belmont © Primo-Europe, 5 octobre 2006

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mounia (Mounia) le vendredi 06 octobre 2006 - 00h33:

Mon pays qui se nomme la Tunisie

Les Juifs vécurent en Tunisie avec plus ou moins de bonheur

mercredi 4 octobre 2006, par Rédaction de
reveiltunisien.org


Réponse à l’article La Tunisie doit-elle reconnaître Israël ?
http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=1665


Je vous ai ecrit une leçon d’histoire ( veridique celle ci) de mon pays qui se nomme la Tunisie et qui se nommait avant Afriquia et Carthage.Je suis à la fois le plus "vieux palestinien" (-3000 ans) du monde et le plus "vieux tunisien du monde" (-2000 ans). Comment ? Là est la résolution de ce miracle de l’histoire : chassé de ma terre promise par D.ieu ( c’est même écrit dans les sourates du Coran " que les enfants d’israel doivent retourner sur la terre promise par le Tout-puissant) il ya plus de 2000 ans par les Romains, je me suis retrouvé en "Afriquia" où un grand nombres de tribus berbéres se convertir au judaisme.Puis l’invasion arabe en 633 obligea ces berberes juifs à se convertir à L’islam. J’ai réussi à eviter cette conversion.Tout cela pour vous dire que peux être l’un de vous ancetres aurait pu être juifs berberes ou tout simplement, un " juif palestinien ayant fuit sa terre" à cause des Romains. La tunisie et les tunisiens ont une légitimité pour creer un contexte favorable au rapprochement entre Israel d’aujourd’hui et les arabes dans leur ensemble.¨Pour les juif la boucle est "bouclée". Ils sont revenu sur leur terre.Maintenant il faut faire la paix avec ses voisins. Selon la tradition orale, la première vague migratoire de Juifs « palestiniens » en direction des côtes de Tunisie, date de la destruction du Premier temple de Jérusalem, les preuves scientifiques de l’établissement d’une communauté juive dans ce pays ne remontent pas aussi loin dans le temps.

La présence juive en Tunisie est cependant attestée par les fouilles archéologiques qui ont été effectuées depuis la fin du 19ème siècle et qui se poursuivent encore de nos jours. C’est ainsi qu’à Gammarth, station balnéaire des environs de la capitale, Tunis, a été mise à jour une nécropole juive du 2ème siècle de l’ère chrétienne. Un peu plus tardive, mais néanmoins très intéressante, la synagogue « Naro » découverte dans une autre station balnéaire, Hammam-Lif, toujours dans les environs de Tunis, date, elle du 5ème siècle.

Parallèlement à ces faits scientifiques avérés, la légende, dont on sait qu’elle comporte une petite part de vérité, vient ajouter son grain de sel : ne dit-on pas que le nom même de Carthage viendrait de l’hébreu, Karta Hadacha, ville nouvelle. Ou que Salammbô, ville chère à Gustave Flaubert doit se comprendre comme Chalom Po, ici règne la paix, dans la langue de Moïse. Légendaire aussi ce récit qui dit qu’au 10ème siècle, les Juifs, astreints à demeurer en dehors des murs de Tunis, sollicitèrent le juriste tunisien très influent, Sidi Mahrez, pour qu’il intercède auprès du souverain. « Combien êtes-vous ? » demanda l’homme de loi. Pour ne pas effrayer Sidi Mahrez les demandeurs affirmèrent : « Hara », entendez, en judéo-arabe, un quarteron. Sidi Mahrez lança alors, raconte-t-on, un bâton au loin en déclarant : « Où mon bâton tombera, votre « Hara » s’installera ». Ainsi, dit la légende, naquit le quartier juif de Tunis, la « Hara ».

Peu à peu, au cours des siècles, le judaïsme tunisien s’est constitué autour de trois rameaux essentiels : les Juifs venus de Terre Sainte après les destructions du Temple de Jérusalem ou dans le cadre de pérégrinations commerciales, les Berbères judaïsés comme ceux qui, autour de la fameuse reine juive, la Kahena, s’opposèrent, au 7ème siècle, à l’invasion arabe et les Granas, Juifs livournais, Italiens originaires d’Espagne.

Dès leur structuration en communautés, les Juifs s’organisent malgré l’hostilité quasi générale des conquérants successifs de la Tunisie. Avec l’islamisation du pays, ils seront astreints au statuts de la « dhimma ». En pays d’islam, les « Dhimmis », citoyens protégés de seconde zone sont astreints à des impôts spécifiques de capitation comme la « djezia » et soumis à des mesures vexatoires comme la « chtaka », une gifle donnée en public, chaque année, au chef de la communauté juive.

La « dhimma » qui s’applique en terre d’islam aux Juifs, aux Chrétiens et aux Zoroastriens interdit par exemple aux monothéistes non-musulmans de disposer de lieux de culte plus élevés que les mosquées environnantes. Le cheval, bête noble, est réservé au musulman. Le Juif, lui, n’a droit qu’à l’âne ou au mulet. Le « Dhimmi » doit céder le pas au musulman. Son témoignage ne vaut pas face à celui de son concitoyen musulman. Si la « dhimma » ne fut pas toujours appliquée avec rigueur, elle constitua incontestablement une mesure vexatoire et discriminatoire dure à supporter.

Au gré des possesseurs successifs du pays, les Juifs vécurent en Tunisie avec plus ou moins de bonheur. En 1057, lorsque l’invasion hilalienne s’abat sur l’Afrique du Nord et que Kairouan, centre de la vie juive tunisienne est détruite, les Juifs émigrent en masse et la communauté se disloque. Plus tard, de 1134 à 1150, sous les Almohades, les persécutions contre les Juifs se font très dures entraînant de nombreuses conversions forcées. Il faut attendre l’arrivée des Hafsides, entre le 13ème et le 16ème siècle, plus tolérants, pour voir la communauté juive renaître de ses cendres et s’épanouir.

L’entrée du pays dans l’ère moderne n’empêche pas certains souverains de perpétuer l’esprit rétrograde de la « dhimma ». Ainsi, en 1823, le bey Mahmoud ordonne-t-il à tous les Juifs de porter un bonnet noir. Les premiers signes d’une amélioration du statut des Juifs viennent avec l’avènement du bey Mohammed auprès duquel, le « caïd » des Juifs, Nessim Samama, obtient, en 1853, l’abolition de la corvée à laquelle ils étaient jusqu’ici astreints.

L’embellie est de courte durée. En 1856, le cocher juif du « caïd » Samama, Bathou Sfez, accusé d’avoir blasphémé la religion musulmane, est décapité. L’émotion est grande et, sous la pression des consuls de France et d’Angleterre, le bey Mohammed finit par édicter une charte, le « Pacte Fondamental », qui fait des Juifs tunisiens des citoyens à part entière et abolit dans les faits la pratique de la « dhimma ».

Avec l’établissement du protectorat français sur la Régence en 1881, c’est une ère nouvelle qui s’ouvre pour le judaïsme tunisien qui accueille avec chaleur et reconnaissance les principes démocratiques introduits par la France. Le judaïsme connaît un essor remarquable et le sionisme se développe sans crainte. La communauté organisée se constitue en 1921 avec la création d’un Conseil qui décide la construction d’une synagogue monumentale à Tunis, en centre ville. La Grande Synagogue de l’avenue de Paris voit le jour en 1931.

Mis à part les émeutes antijuives et les graves incidents qui se déroulent en 1934 à l’Ariana, dans la banlieue de Tunis, la communauté juive, forte de quatre-vingt mille âmes, connaît, pendant une quarantaine d’années, une paix sociale et un essor exceptionnels. Hélas, les années sombres de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah vont la toucher de plein fouet. Les Allemands occupent la Tunisie entre novembre 1942 et mai 1943. Six mois sous la botte. Exactions, sévices, amendes collectives, assassinats, camps de travail obligatoire, déportations. La communauté juive de Tunisie n’est pas épargnée par l’hydre nazie.

Entre la Libération du pays et le temps de la décolonisation, la communauté juive va connaître une dizaine d’années de plénitude. Dans tous les domaines, des arts à la compétition sportive, de la politique à la littérature, de l’agriculture au commerce et à l’industrie, c’est le temps de la réussite exponentielle. Comme si, intuitivement, la communauté pressentait le maëlstrom en gestation.

L’autonomie interne de la Tunisie puis son indépendance, en 1956, sonnent le glas des espérances de la communauté. Le Conseil élu de la Communauté juive, dont le dernier président sera Maître Charles Haddad de Paz, est dissout. Tout comme le Tribunal rabbinique. Pour des motifs de salubrité publique, le quartier juif de la Hara où se situe l’ancienne Grande Synagogue est rasé.

Certes, deux ministres juifs, Albert Bessis et André Barouch feront partie des gouvernements de l’autonomie et de l’indépendance. Mais l’illusion sera de courte durée. Le départ massif des Juifs de leur terre ancestrale était inscrit dans le vent impitoyable de l’Histoire et si l’indépendance du pays constituait la réparation d’une injustice flagrante, les Juifs auront été les grands perdants du départ de la puissance tutélaire, qui, nonobstant son caractère colonial, assurait d’une certaine manière leur protection et leur ascension sociale.

Des signes inquiétants se succèdent. Le cimetière juif, vieux de plusieurs siècles, situé en pleine ville moderne et dans lequel se trouvaient les tombes de rabbins vénérés, est entièrement rasé et transformé en jardin public. Un simulacre de transfert des sépultures vers Israël est organisé. Mais les faits sont là : des milliers d’ossements de Juifs, broyés et mêlés par les bulldozers et les pelleteuses, sont toujours sous les pieds des visiteurs de ce parc de la capitale. En 1961, l’affaire dite « de Bizerte », conflit armé entre la France et la Tunisie, auquel, au demeurant les Juifs étaient étrangers, affole la communauté juive. Par dizaines de milliers, les Juifs quittent le pays sans espoir de retour, sans un sous ou presque en poche en abandonnant leurs biens et leurs maisons.

Le conflit entre Israël, vers lequel se sont dirigés bon nombre de Juifs tunisiens, et les pays arabes dont la Tunisie est naturellement solidaire, n’arrange pas les choses. En 1967, lors de la Guerre des Six Jours, une vague d’antisémitisme déferle sur le pays. La Grande Synagogue de l’avenue de Paris est incendiée, profanée et mise à sac. L’unique fabrique industrielle de matzoth, rue Arago, est détruite.

Le président Ben Ali, qui succède à Habib Bourguiba, semble bien disposé à l’égard des Juifs originaires de Tunisie qui ont tendance à revenir de plus en plus souvent, notamment en été, au pays de leurs ancêtres. Des cimetières et des synagogues sont restaurés. En 1996, un bureau d’intérêts israélien est ouvert à Tunis. ہ sa tête, Shalom Charles Cohen. Le premier vol direct, Israël-Djerba est inauguré à l’occasion de la fête de Lag Baomer. On se prend à croire à une nouvelle ère. L’illusion sera de courte durée.

En 2002, quelques centaines de Juifs vivent toujours en Tunisie. Ils étaient cent vingt mille à l’aube de l’Indépendance. La communauté juive est dirigée par un industriel, Roger Bismuth. La rupture des « relations diplomatiques » entre la Tunisie et Israël, à la suite de la deuxième Intifada, a généré un certain malaise entre les Juifs de Tunisie à travers le monde et leur pays d’origine.

Avec le déclenchement de l’opération « Rempart » par l’armée israélienne, en réponse à un attentat-kamikaze particulièrement meurtrier dans la station balnéaire de Nétanya, ce malaise s’est encore aggravé. Il a atteint son apogée le 11 avril 2002, avec l’énorme explosion qui a secoué les environs de la synagogue de la Ghriba à Djerba. Un événement dramatique qui a causé la mort de quinze personnes, la plupart de nationalité allemande et blessé de très nombreux visiteurs. Après plusieurs jours d’expectative et de dénégations embarrassées, les autorités tunisiennes, abandonnant l’hypothèse improbable de l’accident ont reconnu le caractère criminel de cet acte dont les coupables ont été identifiés. La nébuleuse Al Qaida est très probablement impliquée dans cet attentat meurtrier qui a conduit les autorités tunisiennes à verser d’importantes indemnités aux victimes et à leurs familles. Peu après, d’autres actes de malveillance antisémite étaient signalés. ہ la synagogue de La Marsa, plage très prisée en son temps par la bourgeoisie juive de la capitale, des livres de prières ont été lacérés et brûlés, des tags haineux et des slogans hostiles aux Juifs, peinturlurés et des drapeaux palestiniens comme des portraits de Yasser Arafat accrochés aux murs. Dans le Sud, la synagogue et le cimetière juif de Sfax ont aussi été vandalisés. Les autorités tunisiennes ne sont, bien entendu, pour rien dans ces actes malveillants et criminels mais elles ont de plus en plus de mal à contenir les extrémistes.

Le temps où l’on voyait se dessiner une nouvelle ère d’or entre la Tunisie et ses enfants juifs, ceux restés au pays comme ceux vivant en France, en Amérique ou en Israël, s’éloigne avec l’aggravation du conflit israélo-arabe. Mais la nostalgie demeure, toujours vivace.

L’inquiétude, donc, la rasra tune, mais aussi et toujours le spleen, l’ouarche du temps jadis définitivement révolu. Avec, malgré tout, en toile de fond, l’espoir tenace de retrouvailles proches dans la paix et la sérénité.