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Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2006: Commentaires Juillet 2006: Archive jusqu'au 20/juillet/2006-2
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Deutéronome (Deutéronome) le jeudi 20 juillet 2006 - 19h38:

Pour répondre au message de Bazooka.
c'est un beau langage pour un diplomate français de traiter un état de "petit état merdique" oh voyons on ne traite pas un pays comme ça pour un pays démocratique quand on est un ami de la France et je le suis on devrait lui conseiller de mettre un petit peu d'eau dans son vin :
Tout est disproportioné chez elle du coup de boule de zidane
( un coup de boule pour une insulte qui n'est pas encore prouvée alors que cela n'a rien à voir avec ce que vit Israël)

jusqu'au risque d'incident diplomatique quand Israël a voulu assurer sa sécurité quand il s'est rendu en Israël je ne sais plus en quelle année.

Et avec ça on ne compte plus les erreurs de la France :
pour avoir eu foi en Khomeyni et installer ainsi les terroristes comme le Hezbollah qui nous fait la guerre aujourd'hui. Je comprends qu'il les défendent et qu'il fait partager à Israël responsabilités avec le hezbollah. Aujourd'hui il fait un transfert de ses propres erreurs pour ne pas perdre totalement la face avec sa conscience.
Quand il a condamné Israël pour avoir bombardé la centrale d'Osirak (bonne idée de la France également)on a vu les bonnes intentions pacifistes de l'Irak avec la guerre du golfe en 90 bon et j'en passe ...

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Sarel (Sarel) le jeudi 20 juillet 2006 - 17h43:

Cher Mr Victor
Quelques questions a Oz !
De quelle paix parle t'il ?
Quelle difference y a t'il entre le hezbola et le hamas ?
ESt ce que le territoire occupe vu par lui est le meme du point de vue arabe ?
Qu'est ce que la GAUCHE ?
bien a vous sarel

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Bazooka (Bazooka) le jeudi 20 juillet 2006 - 17h18:

Henri,

"Ils" se sont deja reveille (les "amis" d'Israel), si l'on en juge par les dernieres declarations de notre "meilleur ami" Chirac (voir le dernier papier de BHL sur la "disproportion").

A propros de proportions, n'etait-ce pas un diplomate francais qui nous avait traite, dans un salon feutre de New York, de "little shitty country"* ?

Mais comme l'avait dit De Gaulle (inspirateur de Chirac), nous sommes avant tout "surs de nous et dominateurs" (de vrais megalos, quoi!)
Donc, au vu des circonstances actuelles, pourquoi ne pas l'afficher clairement a la face du monde ?

N'y voyez-vous pas une ressemblance frappante avec un certain village Gaulois encercle par les camps retranches romains ?!!

Nous, pendant ce temps la, ca nous empeche pas de d'aller faire nos courses (a defaut de chasser du sanglier et de ramasser des champignons), d'aller au concert (a defaut d'ecouter chanter le barde), de nous reunir pour le soir du Shabbath avec nos cousins du Nord (a defaut de banquets avec des cousins Bretons) et meme d'envoyer des colis de victuailles a nos soldats (a defaut de potion magique).

Petits, ca oui, mais, costauds !!

La pie qui chante.


*: petit etat merdique

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Victor (Victor) le jeudi 20 juillet 2006 - 16h52:

La guerre du Hezbollah contre Israël et le Liban

Par Amos Oz, écrivain.

Publié le 20 juillet

Rubrique Opinions

À de nombreuses reprises dans le passé, le mouvement israélien pour la paix a critiqué les opérations militaires israéliennes. Pas cette fois. Cette fois, la bataille ne relève pas de l'expansion d'Israël et de la coloni sation. Aucun territoire libanais n'est occupé par Israël. Il n'existe aucun contentieux territorial bilatéral. Mercredi dernier, sans être provoqué, le Hezbollah a lancé une violente attaque en terri toire israélien. Il s'agissait aussi, en réalité, d'une attaque contre l'autorité et l'intégrité du gouvernement libanais puisque le Hezbollah, en attaquant Israël, a pris en otage la capacité de ce gouvernement à contrôler son propre territoire et à décider de la paix ou de la guerre.

Le mouvement israélien pour la paix s'oppose à l'occu pation et à la colonisation de la Cisjordanie. Il s'était opposé à l'invasion du Liban en 1982 parce que cette invasion visait à détourner l'attention du monde du problème palestinien. Cette fois, Israël n'envahit pas le Liban. Il se défend contre un harcèlement quotidien et le bombardement de dizaines de nos villes et de nos villages en tentant d'écraser le Hez bollah partout où il est en acti vité.

Le mouvement israélien pour la paix devrait soutenir purement et simplement cette tentative d'autodéfense d'Israël, aussi longtemps que cette opération s'en prend surtout au Hezbollah et s'efforce autant que possible d'épargner les civils libanais (une tâche pas toujours facile puisque les lanceurs de missiles du Hezbollah se servent trop souvent des civils libanais comme d'autant de sacs de sable humains).

Les missiles du Hezbollah sont fournis par l'Iran et la Syrie, deux ennemis jurés de toutes les initiatives de paix au Moyen-Orient. Il ne peut y avoir aucune symétrie morale entre le Hez bollah et Israël. Le Hezbollah vise les civils israéliens où qu'ils soient, alors qu'Israël vise principalement le Hez bollah.

Les ombres obscures de l'Iran, de la Syrie et de l'islam fanatique planent au-dessus des villes et des villages en feu de part et d'autre de la frontière israélo-libanaise. Ces ombres noires, dans le même temps, suppriment la société civile libanaise, qui s'était libérée il y a peu, par une lutte héroïque, d'une longue colonisation syrienne.

La vraie bataille qui se livre ces jours-ci n'oppose pas du tout Beyrouth à Haïfa. C'est une bataille entre d'un côté une coalition de nations – Israël, le Liban, l'Égypte et l'Arabie saoudite – qui cherchent la paix et l'islam fanatique encouragé par l'Iran et la Syrie, de l'autre. Si, comme nous l'espérons tous, colombes et faucons israéliens réunis, le Hezbollah est vaincu rapidement, Israël et le Liban seront tous les deux gagnants. Plus encore, la défaite d'une organisation terroriste militante est de nature à doper considérablement les chances de la paix dans la région.

http://www.lefigaro.fr/debats/20060720.FIG000000132_la_guerre_du_hezbollah_contre_israel_et_le_liban.html

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Henri (Henri) le jeudi 20 juillet 2006 - 14h01:

"Chers Habitants de la Planete terre,"

Ce n'est pas fini.
Pour l'instant tous les "amis" D'israel se frottent les mains que qqun les debarasse du hezbolla qui empoisone la vie de tout le moyen orient.
Mais une fois le sale boulot termine, alors ils se reveilleront de nouveau pour nous accuser de tous les maux.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Girelle (Girelle) le jeudi 20 juillet 2006 - 11h41:

Chers Habitants de la Planète terre,

Navré de vous perturber !

Je comprends qu’en ce moment, nous autres, Israéliens, vous irritons.
Il s’avère, en effet, que vous êtes vraiment contrariés, fâchés, voire indignés.
En fait, vous êtes souvent fâchés contre nous.
Aujourd’hui, c’est pour l’utilisation excessive de la force contre les dirigeants "innocents !" du Hamas.
Récemment, c’était pour "la répression brutale des Palestiniens".
Avant cela, c’était pour le Liban.
Avant encore, c’était à cause du bombardement du réacteur nucléaire de Bagdad,
de la guerre de Kippour
et de la campagne du Sinaï.
Il s’avère que la victoire des Juifs et, par conséquent, leur survie, vous fâchent énormément.

Naturellement, Chers habitants de la planète Terre,
longtemps avant l’existence de l’Etat d’Israël, nous, membres du peuple juif, vous avons irrités.

Nous avons irrité le peuple allemand qui a élu Hitler.
Nous avons irrité le peuple autrichien qui l’a applaudi à son entrée dans Vienne.
Nous avons irrité un bon nombre de nations d'Europe de l'est, dont les Polonais, Slovaques, Lithuaniens, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains.
D’ailleurs, l’ i r r i t a t i o n que nous causons au monde remonte à fort loin dans l’histoire.

Nous avons irrité les Cosaques de Chmielnicki, qui ont massacré des dizaines de milliers d’entre nous, entre 1848 et 1849.
Nous avons irrité les Croisés qui, en route pour libérer la Terre Sainte, étaient tellement irrités par les Juifs, qu’ils nous ont massacrés en quantité énorme.
Nous avons irrité, durant des siècles, une Eglise catholique qui a fait de son mieux pour établir notre parenté par des inquisitions.
Nous avons irrité l’ennemi juré de l’Eglise, Martin Luther, qui, dans son appel à brûler les synagogues - avec les Juifs à l’intérieur -, a fait preuve d’un remarquable esprit chrétien œcuménique !
Et c’est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, Chers habitants de la planète Terre, que nous avons décidé de vous quitter, si l’on peut dire, et de créer un Etat juif.

Notre raisonnement était que, vivant en contact étroit avec vous, en tant que résidents étrangers dans les divers pays qui sont les vôtres, nous vous contrariions, vous irritions, vous dérangions. Y avait-il, dès lors, une meilleure idée que celle de vous laisser, afin de vous témoigner notre affection et de bénéficier de la vôtre ?

Et c’est ainsi que nous avons décidé de revenir chez nous, dans la patrie même dont nous avions été expulsés, 1.900 ans plus tôt, par un monde romain qu’apparemment, nous avions aussi irrité !

Hélas, Chers habitants de la planète Terre, il s’avère que vous êtes difficiles à contenter.

Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit Etat à nous, nous continuons à vous irriter !

Vous êtes fâchés de ce que nous réprimions les pauvres Palestiniens.
Vous êtes très en colère de ce que nous ne renoncions pas aux territoires de 1967, qui sont, à l’évidence, l’obstacle à la paix au Proche-Orient.
Moscou est contrarié.
Washington est contrarié.
Les Arabes "radicaux" sont contrariés.
Et les doux Egyptiens modérés sont contrariés.
Eh bien, Chers habitants de la planète Terre, prêtez attention à la réaction d’un Juif normal d’Israël.

En 1920, 1921 et 1929, il n’y avait pas de "territoires de 1967" pour faire obstacle à la paix entre les Juifs et les Arabes.

En fait, il n’y avait pas d’Etat juif pour irriter qui que ce soit.

Néanmoins, les mêmes Palestiniens, opprimés et réprimés, ont massacré des dizaines de Juifs à Jérusalem, Jaffa, Safed et Hébron. En 1929, rien que dans cette dernière ville, 67 juifs ont été massacrés en une journée.

Chers habitants de la planète Terre, pourquoi les Arabes de Palestine ont-ils massacré 67 Juifs en un jour, en 1929 ?

Etait-ce par colère contre l’agression israélienne de 1967 ?

Et pourquoi 510 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont-ils été massacrés durant les émeutes arabes, entre 1936 et 1939 ?

Etait-ce en raison de l’irritation arabe pour 1967 ?

Et quand vous, Chers habitants de la planète Terre, avez proposé, en 1947, un plan onusien de partition de la Palestine - qui aurait permis la création d’un "Etat palestinien" à côté d’un Israël minuscule -, et que les Arabes ont crié "Non!" et ont déclenché la guerre et tué 6.000 Juifs, cette irritation avait-elle pour cause l’agression de 1967 ?

Et à propos, Chers habitants de la planète Terre, pourquoi n’avons-nous pas entendu votre cri de colère à ce moment-là ? !

Les 'pauvres Palestiniens' qui, aujourd’hui, tuent des Juifs avec des mortiers, des explosifs, des bombes incendiaires et des pierres, font partie du même peuple qui, quand il avait tous les territoires dont il exige maintenant qu’ils lui soient donnés pour son Etat, a essayé de jeter l’Etat juif à la mer.

Les mêmes visages grimaçants, la même haine, le même cri de "itbah-al-yahud, massacrez le Juif !", que nous voyons et entendons aujourd’hui, ont été vus et entendus alors.

Le même peuple, le même rêve : détruire Israël.

Ce qu’ils n’ont pas réussi à réaliser hier, ils en rêvent aujourd’hui...

Et nous ne devrions pas les réprimer ?

Chers habitants de la planète Terre,

vous êtes restés les bras croisés durant l’Holocauste.
Vous êtes restés les bras croisés, en 1948, quand sept Etats déclenchaient une guerre que la Ligue Arabe comparait fièrement aux massacres perpétrés par les Mongols.
Vous êtes restés les bras croisés, en 1967, lorsque Nasser, follement acclamé par des foules déchaînées, dans toutes les capitales arabes du monde, fit le serment de jeter les Juifs à la mer.
Et vous resteriez les bras croisés demain, si Israël était menacé d’annihilation.
Et puisque nous savons que les Arabes Palestiniens rêvent chaque jour de cette annihilation, nous ferons tout ce qui nous est possible pour rester vivants sur notre terre.

Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre, eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis.

De toute façon,
Chers habitants de la planète Terre,
même si cela doit vous causer du tracas,
il y aura toujours un Juif en Israël
qui voudra rester vivant
et garantir la sécurité de ses enfants et petits-enfants.

Navré de vous perturber !


Traduit en août 2001 par Menahem Macina pour CJE - Chrétiens et Juifs pour l’Estime.

Mis en ligne sur le site reinfo-israel.com en novembre 2002.

Remis en course, ce lundi 17 juillet 2006, en pleine opération de Tsahal contre le Hezbollah au Liban

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Henri (Henri) le jeudi 20 juillet 2006 - 11h09:

"L'arsenal du Hezbollah a été détruit à 50%, selon un haut responsable militaire israélien"

En 1982, j'etais au Liban.
Pendant pres d'un mois et demi, j'ai pu voir,des camions qui recuperaient des tonnes d'armes cachees dans des caves.
Je ne penses pas que tsahal pourra detruire si rapidement toutes les armes du hezbollah (sans majuscule).
Sablanout

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Claudia (Claudia) le jeudi 20 juillet 2006 - 09h01:

L'arsenal du Hezbollah a été détruit à 50%, selon un haut responsable militaire israélien


JERUSALEM (AP) -- Les nombreuses frappes aériennes israéliennes sur les combattants du Hezbollah au Liban ont détruit la moitié de l'arsenal de l'organisation islamiste pro-iranienne, a annoncé un haut responsable militaire israélien, mercredi.
"Nous en avons détruit environ 50% et il en reste encore environ 50%", a dit le général Alon Friedman à la radio de l'armée israélienne. "Il nous faudra du temps pour détruire ce qui reste".
Le Hezbollah a tiré des centaines de roquettes sur le nord d'Israël depuis le début de la conflagration le 12 juillet quand l'Etat hébreu a lancé une offensive majeure en riposte à la capture de deux de ses soldats. Plus de 227 personnes au Liban et 25 Israéliens ont été tués dans les affrontements.
Alon Friedman a expliqué qu'Israël avait prioritairement visé plusieurs pas de tirs du Hezbollah pour ses roquettes à longue portée pour l'empêcher d'atteindre Tel Aviv.
Israël estime que l'organisation islamiste possède près d'une vingtaine de roquettes pouvant atteindre la plus grande ville israélienne. Selon l'armée israélienne, le Hezbollah a, au cours des dix dernières années, entreposé au moins 10.000 roquettes dans les villages du sud-Liban ou dans des caches installées dans des zones très peuplées.
Ces roquettes ont une portée allant de 10 à 70km et peut-être davantage. Jusqu'à présent, le Hezbollah a touché des secteurs en Israël à 55km au sud de la frontière israélo-libanaise. AP

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le jeudi 20 juillet 2006 - 00h58:

Le conflit libanais vu du Moyen-Orient (info # 011907/6) [analyse]

Par Masri Feki © Metula News Agency

« Déshonneur », « complicité », « lâcheté », sont là quelques uns des adjectifs utilisés dans la presse syrienne ces derniers jours pour qualifier l’attitude des pays arabes face à l’intervention militaire israélienne au Liban. Damas, qui constitue le fer de lance du terrorisme chiite-libanais par sa position géostratégique et son alliance avec l’Iran des mollahs, cherche à mobiliser l’opinion publique arabe tout en se gardant de s’impliquer directement dans le conflit. C’est ce qu’a affirmé la ministre syrienne Bouthayna Chaaban, sur la chaîne qatarie arabophone Al-Jazeera. Madame Chaaban a expliqué que l’affaire des deux soldats israéliens n’était en réalité qu’un prétexte et que « tout le monde sait qu’Israël cherche à faire entrer la Syrie dans un conflit généralisé ».

Pour Walid El-Omari, correspondant de la même chaîne en Israël, l’Etat hébreu souffrirait d’un déséquilibre institutionnel où le gouvernement serait soumis à l’Armée. Une analyse partagée par une grande partie de l’intelligentsia arabe, qui pense que le Premier ministre Ehoud Olmert et son ministre de la Défense Amir Peretz, tous deux des civils, chercheraient à renforcer leur image au sein de l’establishment militaire et à conquérir la confiance de la rue. Toujours selon cette analyse, si Ariel Sharon avait été à la tête du gouvernement, il n’y aurait pas eu d’intervention au Liban !

A Beyrouth, où son homologue français a fait une escale spectaculaire lundi, le Premier ministre libanais Fouad Siniora (musulman sunnite) a déclaré que le gouvernement de son pays n’avait pas approuvé l’attaque du Hezbollah contre Israël. « Le gouvernement n’était pas au courant et n’endosse pas la responsabilité de ce qui s’est passé du côté de la frontière internationale », a déclaré Siniora, à l’issue d’une réunion urgente de son cabinet. Il a condamne les représailles israéliennes tente de sensibiliser l’opinion internationale sur la soi-disant nécessité urgente d’un cessez-le-feu.

Le Président de la République libanaise, Emile Lahoud (chrétien maronite), très impopulaire et généralement considéré comme le pantin du régime des Al-Assad, accuse le Conseil de sécurité de l’ONU de fermer les yeux et appelle à un cessez-le-feu, alors qu’il ne jouit d’aucun pouvoir sur la milice chiite pro-iranienne !

De son côté, le président du parlement, Nabi Berri (musulman chiite), a accusé l’ONU de comploter avec l’« ennemi sioniste ». Pour M. Berri, « tout le monde sait (une preuve tangible !) qu’Israël utilise au Liban des armes non-conventionnelles » ! Quant au ministre de l’Information, Ghazi El-Aridi, il s’est confié à Al-Jazeera en déclarant qu’Israël commettait rien moins qu’un « génocide » au Liban ! Sur les chaînes arabes, les mots restent gratuits.

Finalement, le Secrétaire général du Hezbollah, devenu un personnage-clef de la vie politique libanaise, s’est adressé aux Libanais sur la chaîne de télévision de la milice chiite Al-Manar et sur la chaîne libanaise LBC, cinq jours après le déclenchement de l’offensive israélienne ayant visé notamment son quartier général à Beyrouth. Clairement affaibli, le cheikh Hassan Nasrallah a notamment menacé d’utiliser « tous les moyens » dans la confrontation avec Israël, affirmant qu’il n’y avait plus de « ligne rouge ». Il a expliqué que l’essentiel de son arsenal était en sécurité et qu’à l’heure voulue, le Hezbollah dévoilerait ses armes secrètes ! Une rhétorique qui ressemble étrangement à celle de l’ancien dictateur irakien. Tout comme Saddam Hussein quelques jours avant la chute de Bagdad, Nasrallah a appelé la « oumma » (le nation) des fidèles (musulmans) à saisir cette opportunité historique pour s’unir autour de l’islam contre les impies (l’Occident) dont l’entité sioniste n’est qu’un poste avancé. Si la rhétorique de Nasrallah n’a pas changé, il est à souligner que c’est la première fois qu’il s’exprime en tant que représentant de la « oumma », ce qui ne peut que déplaire aux dignitaires de l’islam sunnite, majoritaire dans le monde musulman (85%).

Malgré les apparences d’unité, le Liban est vraisemblablement en voie d’éclatement. Chez les chefs politiques, la logique communautaire est encore plus forte que toutes les considérations nationales. Si l’intervention israélienne a été formellement condamnée, à l’unanimité, par la classe politique, cela ne veut pas pour autant dire que tout le monde est en accord avec la politique du Hezbollah. Le leader druze Walid Joumblatt, n’a pas tardé à accuser Damas et Téhéran d’instrumentaliser le Hezbollah, de même que le Mouvement national libre (El-Tayar El-Watani El-Hor) du général chrétien maronite anti-syrien Michel Aoun, qui a refusé d’apporter son soutien au cheikh Nasrallah.

Sur le plan régional aussi, les réactions des capitales arabes sont très divergentes en fonction des rapports qu’entretiennent ces pays avec Israël, la Syrie, et dans une moindre mesure l’Iran. Ainsi, le Yémen et le Soudan ont été les plus virulents, appelant à couper tout contact avec Israël. Ils faisaient directement allusion aux quelques pays qui entretiennent des relations avec Jérusalem, à savoir la Turquie, l’Egypte et la Jordanie. Quant aux autres pays, c’est soit la dénonciation du bout des lèvres, comme pour l’Arabie saoudite, qui prévaut, soit le silence, à l’image des émirats du Golfe, connus pour leur aversion du régime de Téhéran et leur positions traditionnellement anti-syriennes.

A Téhéran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a comparé l’intervention israélienne aux opérations de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale : « Tout comme Hitler a envahi sans raison d’autres pays, l’entité sioniste veut envahir sans raison les pays des musulmans ».

A Ankara, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’ « il n’y a rien d’humain et de compréhensible dans le fait de châtier le Liban pour un acte commis par le Hezbollah ».

Au Caire, où le président égyptien Hosni Moubarak a fermement condamné l’intervention israélienne au Liban tout en appelant la « résistance libanaise » a faire preuve de pragmatisme et de responsabilité, un sommet arabe d’urgence a été convoqué par l’Egypte, l’Algérie, le Soudan, le Yémen et le Qatar. Le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa (Egyptien pro-syrien), a affirmé dimanche que le processus de paix était mort. Dans leurs discours, certains des amis de Damas parlent de la « sixième guerre arabo-israélienne ». La télévision égyptienne a donné la parole à des généraux égyptiens, lesquels ont expliqué pourquoi la victoire du Hezbollah était possible. C’est ainsi que le général Galal Mazloum a affirmé que le Hezbollah disposait de 15 000 missiles d’une portée de 150 Km et que la milice chiite avait un grand potentiel (sic).

Curieusement, seule l’Arabie saoudite s’est permise de s’attaquer au Hezbollah en dénonçant son « attitude irresponsable », tandis que les pays du Golfe se sont contentés de quelques timides déclarations tardives d’ordre esthétique. C’est le cas du Qatar, qui s’est joint aux pays organisateurs du sommet arabe et du président des Emirats Arabes Unis, qui a exprimé son inquiétude lors de son entretien dimanche avec son homologue égyptien.

Les clivages de l’Islam comme obstacle à la solidarité musulmane

Avec les déclarations des principaux pays du Moyen-Orient, on reviendrait, en filigrane, au clivage séculaire chiite / sunnite, dont le politologue François Thual semble être convaincu dans l’étude qu’il a consacrée récemment à la géopolitique du chiisme [1]. Les clivages ethniques, religieux et nationaux, du monde musulman se révèlent plus forts que tous les appels à la solidarité islamiste.

En réalité, ce n’est pas tant l’opposition théologique que la concurrence politique des mouvements islamistes des deux camps qui fondent cette opposition. L’islamisme aussi bien sunnite que chiite nie l’opposition entre les deux écoles de l’islam, en mettant de côté des différences théologiques et doctrinales. En revanche, l’opposition sur le plan politique demeure.

Quant à la méthode, l’islamisme chiite préconise l’islamisation par le haut, au moyen d’une révolution sur le modèle iranien, imposant la charia par la coercition étatique. Du côté sunnite, ceux qui recommandent une islamisation par le bas sont majoritaires. Depuis la révolution iranienne de 1979, la communauté chiite ne parvient pas à sortir de son isolement.

Les chiites, qu’on trouve en Iran, au sud de l’Irak et dans une partie du sous-continent indien, ne constituent que quelques minorités disséminées au Proche-Orient. Les différentes tentatives d’exportation de la révolution iranienne au moyen de groupes islamistes terroristes ont échoué. L’Iran n’a jamais réussi à rallier que des groupuscules sunnites n’ayant guère d’impact dans leur pays.

Les conséquences de la guerre irakienne et de l’affrontement Israël-Hezbollah constituent, sans aucun doute, un nouveau levier pour l’Iran qui, en outre, s’est lancé dans le parrainage de certains groupes rejetés par Riad après la guerre du Golfe (FIS, Annahda), qui pourrait lui permettre d’effectuer une percée en milieu sunnite.

Il ne faut pas oublier que l’organisation, à Téhéran, le 19 octobre 1991, d’une « conférence de solidarité avec le peuple musulman de Palestine », condamnant le processus de paix, a permis à l’Iran de se placer en fédérateur de mouvements islamistes sunnites délaissés par leurs Etats, à l’exception du Soudan. Cependant, cette relative sortie de son isolement ne signifie pas pour autant la fin du clivage durable entre chiites et sunnites.

La prédominance de la stratégie étatique sur celle de l’union internationale

L’histoire contemporaine du Moyen-Orient montre bien que les différentes tentatives de création d’une Internationale islamiste, qu’elle fût sunnite ou chiite, modérée ou radicale, se sont toujours effectuées à l’instigation d’un Etat. L’opposition Arabie saoudite / Iran a été la principale motivation de création de réseaux islamistes internationaux. Le but étant d’instrumentaliser ceux-ci au profit d’objectifs diplomatiques nationaux de domination politique d’une aire géographique.

Il est également à noter qu’il existe, à l’heure actuelle, une réappropriation de l’islamisme par les Etats musulmans au moyen d’une double attitude :

- La répression contre les groupes islamistes radicaux contestant la légitimité étatique. Les mouvements de répression depuis le début des années 80 sont multiples : répression des Frères musulmans et de la Gamaa Islamiya en Egypte après l’assassinat du président Sadate, en 1981, répression du soulèvement de la ville de Hama en Syrie (1982) ainsi que des chiites du sud de l’Irak en 1991.

- Une réislamisation par le haut afin de désamorcer la contestation islamiste et se donner une légitimité religieuse. Cela peut se limiter à une intégration au jeu politique des partis islamistes modérés (Jordanie, Koweït, Turquie), celle-ci peut se doubler d’une réislamisation menée par l’Etat (Pakistan, Egypte, Soudan), enfin, des concessions idéologiques peuvent être accordées tout en bloquant la participation politique des islamistes (Afrique du Nord). Si cette pratique peut présenter certains dangers (perte de contrôle du mouvement initié par les Etats), elle se montre, dans l’ensemble, assez efficace pour éviter que ne se développent des réseaux islamistes trop puissants.

Finalement, les conflits entre Etats du Moyen-Orient sont assez révélateurs de la prédominance de l’appartenance étatique sur l’appartenance religieuse : la guerre Iran-Irak a démontré que les chiites irakiens, malgré leur statut de majorité opprimée, n’ont, dans l’ensemble, pas été solidaires de l’Iran mais de l’Irak. L’exemple de la guerre du Golfe est aussi révélateur de la même prédominance. En effet, lors de ce conflit, les Frères Musulmans égyptiens, syriens et jordaniens, les Wahhabites saoudiens et les Mawdoudites pakistanais se sont alignés sur les positions de leurs pays respectifs.

Aujourd’hui, ce n’est plus un tabou que d’affirmer que les racines du Hezbollah sont à Téhéran. La milice, qui agit pour le compte d’Etats étrangers, ne parviendra pas à s’intégrer dans le paysage politique libanais, même au prix d’une nouvelle guerre civile. Sa confrontation avec Israël, sans doute voulue par Téhéran, ne dupera pas les Arabes. Même si les régimes arabes sauront instrumentaliser ces événements, chacun pour son compte, l’Iran finira par payer la facture de cette catastrophe.

Note :

[1] Thual François, Géopolitique du chiisme, Seuil, Paris, 2002.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par P_Nina (P_Nina) le mercredi 19 juillet 2006 - 23h25:

Lza Man Fille.

Meme si tu ne l'aime pas, Pnina elle t'aime, et elle est tres angoissée par la guerre, et pour les enfants qui sont labas.

Aïch man fille, moi je suis vieille, et ji comprends pas, lécole c'était ya khasra.

Je t'embrasse