Archive jusqu'au 15/février/2006

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2006: Commentaires Fevrier 2006: Archive jusqu'au 15/février/2006
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mamili (Mamili) le mardi 14 février 2006 - 23h33:

http://fr.news.yahoo.com/14022006/202/un-gang-organise-l-origine-du-meurtre-d-un-jeune.html

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Braham (Braham) le mardi 14 février 2006 - 23h26:

Problèmes de Logique

Un peuple a voté en large majorité pour un parti extrémiste et veut faire avancer son idéologie
Les pays qui donnent de leur argent à ce peuple, veulent cesser de le faire à cause de la politique criminelle de ce parti.
Alors ils sont traités de monstres qui laissent l'innocent peuple crever de faim.
Qui est le coupable, ici ???

Des assassins se suicident et tuent des innocents en proclamant que c'est pour la gloire de leur chef spirituel.
Ensuite ils réclament un respect aveugle pour celui au nom duquel ils haïssent les autres.
Qui est le blasphémateur, ici ???

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Albert (Albert) le mardi 14 février 2006 - 22h22:

D'après une certaine rumeur, le jeune homme qui travaillait à Paris dans un magasin de portables-et qui a étè 'charmè' par une jeune fille à Paris, de connivence avec un gang qui sévit dans la capitale- a étè retrouvè mort.

Il serai juif.

A vérifier.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Meyer (Meyer) le mardi 14 février 2006 - 22h06:

LES RENCONTRES DE LA BIBLIOTHEQUE DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE

Sortir de l’antisémitisme

Conférence-débat de Gérard HUBER autour de son livre

Guérir de l’antisémitisme
(Le Serpent à Plumes, Paris, 2005)

animée par Jean-Claude GIABICANI et Jean-Claude KUPERMINC

Mercredi 22 février 2006 à 20 heures

à la Bibliothèque de l’AIU
45, rue La Bruyère – 75009 PARIS

PAF : 10 e • Entrée libre pour les adhérents à la bibliothèque

AU-DELÀ DE LA PSYCHANALYSE : GUÉRIR DE L’ANTISÉMITISME

L’antisémitisme est une maladie de l’esprit. Ce qui ne veut pas dire que tout esprit soit nécessairement antisémite, mais que l’antisémitisme est un moment de la vie de l’esprit. L’esprit peut donc décider de la produire, et, sidéré, choisir de demeurer sous son emprise. Mais il peut aussi décider de s’en libérer. Il peut choisir de guérir de l’antisémitisme. Encore faut-il qu’il prenne conscience de l’existence des maladies de l’esprit, de la phénoménologie spécifique de la maladie antisémite, et du mécanisme psychique majeur qui la structure : le fantasme de tuer le juif en soi.

• Gérard HUBER,écrivain,psychanalyste, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse.
• Jean-Claude GIABICANI,docteur en philosophie,psychanalyste.
• Jean-Claude KUPERMINC, directeur de la Bibliothèque et des Archives de l’AIU.

La Bibliothèque de l’Alliance israélite universelle est la plus grande ressource documentaire juive en France.
Le catalogue de la bibliothèque est accessible dans le cadre du Réseau européen des bibliothèques de judaica et d’hebraica,

à l’adresse : http ://www.rachelnet.net

Contacts : biblio@aiu.org – 06 87 40 51 28

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Francois (Francois) le mardi 14 février 2006 - 20h14:

Prophètes de malheur

Le dessinateur Cabu à la une de Charlie Hebdo, le 8 février, et son confrère Delize en première page de France Soir, le 1er février, ont parfaitement résumé toute l'absurdité de "l'affaire Mahomet". Deux dessins qui commentent mieux que mille mots la polémique surréaliste dont l'origine remonte à la publication par le quotidien danois Jyllands-Posten, en septembre dernier, de douze caricatures du prophète de l'islam.

Il faudra en effet retenir de toute cette histoire qu'au début du XXIe siècle, des fous d'Allah et des régimes musulmans tyranniques ont réussi à provoquer un crise mondiale à partir de l'exercice légitime de la liberté d'expression dans des sociétés démocratiques et laïques. Des fanatiques et des despotes ont obtenu des tentatives de justification, des excuses et des manifestations de regret de la part de gouvernements et de médias de pays où le délit de blasphème a pourtant été supprimé depuis longtemps.

N'est-il pas paradoxal de noter que les défenseurs de la bonne réputation de l'islam, ses prophètes et ses fidèles se mobilisent plus facilement pour dénoncer publiquement, bruyamment et violemment une douzaine de dessins que pour s'indigner des atrocités commises au nom d'Allah ? C'est là pourtant que réside l'outrage manifeste à une religion d'amour et de paix...

Les caricatures danoises n'ont jamais été dénoncées pour ce qu'elles étaient - une saine critique des dérives inquiétantes et grandissantes de l'islam politique - mais seulement pour ce qu'elles n'étaient pas - une offense faite à l'ensemble des musulmans et à leur foi. Cet amalgame malhonnête et dangereux a été pratiqué à grande échelle par les zélateurs de l'islamisme, ce nouveau totalitarisme, mais aussi par les représentants des autres monothéismes et de nombreux Occidentaux soucieux de ne pas contribuer à un supposé choc des civilisations.

En France, une association, le Mrap, a été jusqu'à porter plainte pour "provocation et incitation à la haine raciale"... Mais de la haine de quelle "race" peut-il bien s'agir ??? Mystère.

En réalité, si "choc" il y a, ce n'est ni entre civilisations, ni entre cultures, ni entre religions, ni, encore moins, entre races... Mais uniquement entre les démocrates lucides sur la terrifiante menace mondiale que représentent l'islamisme et les nouveaux totalitaires qui, au nom d'Allah, ont déclaré le djihad à nos libertés les plus fondamentales. En ce sens, "l'affaire Mahomet", aussi excessive qu'elle apparaisse, aura été emblématique.

Alain Hertoghe
Source: http://hertoghe.typepad.com/carte_de_presse/2006/02/le_dessinateur_.html

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Breitou (Breitou) le mardi 14 février 2006 - 21h07:

MON GRAIN....DE PORTE-AVIONS.

Le porte-avions le CLEMENCEAU donne des RADATS à notre gouvernement.
En RADE des côtes indiennes, il tangue comme moi avec le TANGO.

Ce n'est pas un FLOP mais une grande farce qui se joue à quichets ouverts.

Dans le cas, où le gouvernement indien refuserait son admission aux urgences de la casse, nous devrons payer la note de son retour ce qui n'était pas prèvu alors que l'équipe du COMMANDANT BRESTOUNEAUX aurait pu s'en chager en le calant au PTB.

Dans une de ses coursives.

Attendons patiemment la fin du feuilleton.

Prions notre DAME DE MONTSERRAT pour son dépecage.

Breitou du PTB.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Albert (Albert) le mardi 14 février 2006 - 19h46:

CE SOIR

AU PTB

MES RADIATIONS...

Ou


'...Je vous ai dans mon sang..!'


Un sketch sans mauvais sang d'Albert présente par Breitou.


19 Heures. Précise.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Claudia (Claudia) le mardi 14 février 2006 - 19h25:

Triangulation de la haine, par Bernard-Henry Lévy
LE MONDE


On peut trouver ces caricatures médiocres. On peut, et c'est mon cas, leur trouver un air de famille avec les caricatures antisémites ou racistes des années 1930 ou 1950. On peut, et ce serait toujours vrai, juger que montrer ainsi le Prophète et le montrer, qui plus est, sous ce visage bête et odieux n'était pas la meilleure idée qui soit dans le contexte du moment et équivalait à jeter une allumette dans une flaque d'essence.


Il reste que c'est une chose de publier des caricatures idiotes dans un journal dont nul n'avait entendu parler en dehors du royaume du Danemark. Et c'en est une autre de voir, quatre mois après, ces caricatures faire le tour du monde et, d'abord, du monde musulman, où elles sont en train de déclencher une sorte d'Intifada planétaire : manifestations monstres ; ambassades et consulats incendiés ; un prêtre chrétien tué par balles en Turquie ; quatre morts à Mazar-e-Charif, en Afghanistan ; sans parler de la transformation de tous les ressortissants occidentaux présents en terre d'islam en cibles virtuelles — victimes expiatoires offertes à la foule folle du groupe en fusion radicalisé.

Ce qui s'est passé, alors, entre les deux ? Il est évident que jamais la publication dans le journal danois d'origine n'aurait eu, en tant que telle, cette puissance de contamination et de feu.

Il est clair, autrement dit, qu'il a fallu des relais locaux d'une détermination et d'une puissance non moins considérables pour aller chercher ces caricatures, les tirer des limbes de l'obscur Jyllands Posten de Copenhague et les porter à la connaissance de millions de musulmans qui n'en auraient, sans cela, jamais, au grand jamais, entendu parler.

Et il est difficile enfin de ne pas lier cette opération d'un cynisme sans pareil, il est difficile de ne pas lier cette mise à disposition et quasi-livraison à domicile d'un journal inconnu, mais dont on savait bien qu'il ne pouvait, une fois connu, qu'indigner en effet, littéralement priver de dignité ceux à qui on allait l'adresser, il est difficile de ne pas relier cette provocation, cette offense (en un mot, oui, ce blasphème — mais un blasphème dont, on n'insistera jamais assez, les vrais auteurs furent moins les caricaturistes pyromanes que ces autres incendiaires des esprits qui ont choisi de mettre les dessins sous le nez de tous les musulmans du monde), il est difficile de ne pas relier tout ceci à une nouvelle configuration planétaire, elle-même déterminée par trois événements récents majeurs.

La fuite en avant d'une Syrie que l'on n'avait jamais vue si sourcilleuse sur les affaires de religion, mais qui se révèle prête à tout — y compris, en l'occurrence, à infiltrer des agents au Liban et à commanditer, sur son propre sol, des manifestations antidanoises — pour retrouver son rôle de grand agitateur régional et faire oublier, au passage, l'implication de ses services dans le meurtre d'Hariri.

Le durcissement d'une République islamique d'Iran décidée, elle aussi, à toutes les alliances — y compris cette grande alliance historique des chiites et des sunnites dont les experts nous répètent, depuis des décennies, qu'elle est contre nature alors qu'elle est bel et bien en train, là, sous nos yeux, et contre l'ennemi commun, de s'opérer et se souder — pour prendre la tête, dans le monde musulman et arabe, de la croisade antichrétienne, antisémite et antidémocratique.

Et puis cette tragédie qu'est enfin, dans les territoires palestiniens, la victoire d'une idéologie dont les thèmes (l'appel, sur fond de négationnisme, à la destruction pure et simple d'Israël et des juifs) n'étaient au pouvoir, jusqu'ici, que dans des Etats clairement dictatoriaux, voire fascistes, et dont il faut bien admettre qu'ils viennent de s'imposer, pour la première fois depuis longtemps, par la voie sacrée des urnes et de la décision démocratique : aurait-on vu, sans ce sacre électoral du Hamas, la foule d'Hébron si sûre de son droit à tenir tout Européen présent en Cisjordanie pour comptable de l'offense ? Verrait-on, sans la volonté de défier le Hamas sur le terrain où il l'a emporté, tant de militants et responsables du Fatah surenchérir dans la haine et dans la dénonciation grotesque de la "position française" telle que l'aurait manifestée la reproduction des dessins par France Soir ?

Il y a, entre ces trois événements, un rapport triangulaire évident. Il y a là, entre ces trois pôles, un triangle de la mort qui est en train de se fermer à l'occasion de cette affaire des caricatures et qui, s'il y parvient, dégagera une chaleur symbolique voire, demain, avec la bombe iranienne, une chaleur réelle et fissile sans commune mesure avec ce que nous connaissions du temps du bon vieil "axe du Mal".

Et, face à ce triangle en formation, face à cette machine à créer de la haine et de la mort, face à cette "bombe atomique morale", dont on sait, depuis Mao Zedong, qu'elle n'a même pas besoin de la bombe réelle pour jeter le feu dans les âmes, nous n'avons d'autre solution que d'opposer un autre triangle, un triangle de vie et de raison — celui qui, plus que jamais, devrait unir les Etats-Unis, l'Europe et, qu'on le veuille ou non, Israël dans le refus d'une guerre des civilisations voulue par les extrémistes du monde arabo-musulman et par eux seuls.

Le coeur de ce second triangle ? L'affirmation, d'abord, des principes. L'affirmation, au lieu de ces actes de repentance qui furent le premier réflexe d'un trop grand nombre de dirigeants européens ou américains et qui ne pouvaient qu'entretenir la rue arabe dans l'illusion qu'un Etat démocratique aurait plein pouvoir sur sa presse, l'affirmation, donc, du libre droit de ladite presse à l'expression des bêtises de son choix.

Et puis, dans le même souffle, la réaffirmation de notre soutien à ces musulmans modérés, éclairés, qui savent bien, eux, que l'honneur de l'islam est infiniment plus insulté, bafoué, foulé aux pieds, quand des terroristes irakiens bombardent une mosquée de Bagdad, ou quand des djihadistes pakistanais décapitent Daniel Pearl au nom de Dieu et filment leur forfait, ou encore quand un émir fondamentaliste algérien éventre, en récitant un verset du Coran, une femme algérienne dont le seul crime est d'avoir osé montrer son beau visage : ils sont, ces musulmans modérés, bien seuls par les temps qui courent ; et ils ont, dans leur solitude, plus que jamais besoin de reconnaissance et d'espoir.

© Bernard-Henri Lévy

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Primo (Primo) le mardi 14 février 2006 - 19h17:

Islam et terrorisme : les sophistes attaquent !




Le sophisme est une arme redoutable. Par définition, il permet à son auteur de faire passer une contre-vérité pour une réalité évidente sans que (presque) personne ne s’en aperçoive, car il a l'apparence de la rigueur et de la logique, mais étant incomplet ou ambigu, il n’en a pas le goût. Ainsi "Il n'y a aucune preuve que Dieu existe, donc Dieu n'existe pas" est un sophisme, comme l’est "Il n'y a aucune preuve que Dieu n'existe pas, donc Dieu existe".

"L’affaire" des caricatures de Mahomet a été l’occasion d’assister au défilé, en rappel, de tous les sophismes qui ont fleuri ces dernières années, notamment concernant les rapports entre les musulmans et leur religion.

Un dessin pas si mauvais

Parmi les douze caricatures, celle qui aurait mis le feu aux poudres est celle du prophète dont le turban est en forme de bombe. Nous avons tout lu à son sujet, y compris de la part de ceux qui défendaient la liberté d’expression des dessinateurs du Jylland-Posten :

• Elle est de mauvais goût : que les censeurs ouvrent donc le bal et nous indiquent, alors, ce qui constitue le bon goût. Le jour où le "bon goût" sera standardisé et estampillé NI (Normes Islamiques), nous vivrons enfin dans un monde, certes insipide, mais tellement plus tranquille. C’est, du moins, ce que nos dhimmissionnaires imaginent.

• Elle n’est pas pertinente : pourtant, certains trouvent que si, et les éditoriaux décrivant le terrorisme islamiste puisant ses sources dans une lecture littérale du Coran sont légion depuis des années. Mais il faut, certes, faire l’effort de les lire, ce qui est un peu plus difficile que de regarder une simple image. Leurs auteurs n’ont pas été présentés comme non pertinents. On se contentait, en général, d’être ou de ne pas être d’accord avec eux. Or, que fait ce dessin si ce n’est que résumer, assez intelligemment en somme, ce qui se disait dans ces articles sans que cela ne déclenche une révolution planétaire ? Penser, de nos jours, que l’islam comporte en lui les germes du terrorisme, reste encore, bien heureusement, une opinion et non un délit.

• Elle fait l’amalgame entre islam et musulmans d’une part, et terrorisme d’autre part. Amalgame est sans doute le vocable préféré de Mouloud Aounit, président du MRAP, l’organisation anti-raciste aux buts dévoyés, et de Fouad Allaoui, président de l’UOIF, émanation des Frères Musulmans en France. Il s’agit là, bien sûr, d’une supercherie. Tout le monde comprend aisément que cette caricature décrit la façon dont les terroristes se servent de l’islam pour tuer, piller, violer et égorger, et rien d’autre. Mais tant que ça marche, notamment auprès des tribunaux, pourquoi se priver de pousser des cris d’orfraie et de dénoncer d’hypothétiques "amalgames" ?

Ces fameux "amalgames" entre musulmans et terroristes ont d’ailleurs largement alimenté les slogans des manifestations des musulmans européens de ces derniers jours. Mais comment ne pas sourire (jaune) en voyant les protestataires justifier eux-mêmes l’amalgame ? "Non à l’amalgame", sur certaines pancartes, voisinait sans vergogne avec des slogans appelant à un "11 septembre européen" ou d’autres nous enjoignant à nous préparer au "réel holocauste".

Qui fait l’amalgame, Monsieur Aounit ? Qui se mord la queue, Monsieur Allaoui ?

Modérés ? Où ça ?

Mais, nous dit-on, il ne s’agit là que d’une frange extrémiste, non représentative de l’immense majorité des musulmans. C’est sans doute vrai, mais que ces "modérés" se manifestent alors, et clament leur volonté de respecter nos libertés et nos valeurs, et leur divorce d’avec ce discours agressif et conquérant, susceptible, pour le coup, de favoriser les amalgames.

Si ces "modérés" ne le font pas massivement, la preuve ne sera alors jamais faite de leur désolidarisation des islamistes. On les soupçonnera de profiter des effets pervers de l’islamisme politique qui, lui, dépasse le domaine strictement religieux. Un de ses buts est d’inciter au communautarisme et, par ce biais, il permet à certains groupes issus de l'immigration, finalement peu pressés de s’intégrer réellement, d’avancer des revendications sociales et ethniques. Il s’agirait de profiter de cette affaire pour culpabiliser encore une fois les "faces de craie" : "Vous blasphémez ? Rien d’étonnant de votre part, et pour nous, y compris musulmans laïques ou modérés, cela est la preuve de votre xénophobie et de votre refus de nous accueillir réellement".

On risque ainsi d’assister alternativement à des montées de fièvre émanant, tantôt des musulmans religieux, tantôt des groupes ethnicisés bardés de revendications vaguement sociales. Le jour où les deux mouvances se rejoindront, la situation sera réellement explosive et l’amalgame, cette fois-ci, se fera tout seul sous les yeux avides d’une extrême droite qui comptera les points et engrangera les voix électorales sans effort.

Caricatures = Shoah

Autre sophisme avancé : le fameux "deux poids, deux mesures" cher à Jamel Bouras, l'ex-judoka sans cervelle. Il y aurait une levée de boucliers quand il s’agit de défendre la liberté d’expression de ceux qui raillent l’islam quand la mémoire de la Shoah est hyper protégée. En résumé, la République favoriserait les Juifs au détriment des musulmans, aimerait ses caricaturistes anti-islam mais rejetterait Dieudonné et son discours antisémite.

Dieudonné a toujours eu le droit de s’exprimer et la justice a eu, à son égard, une attitude particulièrement bienveillante. Si rejet il y a, il provient de ses pairs qu’on ne peut obliger à surmonter leur dégoût vis-à-vis d’un histrion raciste. Leur droit d’ostraciser Dieudonné est au moins aussi légitime que celui de "l’humoriste" à proférer des paroles de haine.

L’évidence de l’impossibilité de comparer un génocide de plusieurs millions d’êtres humains à la critique d’une religion devrait sauter aux yeux de tout le monde. De même que les caricatures antisémites ignobles qui prolifèrent dans certains pays du Machrek appellent à l’élimination pure et simple du peuple juif et n’ont aucun rapport, encore une fois, avec la critique d’une religion.

Vous l’aurez compris, les sophismes constituent la sauce digeste permettant d’avaler les couleuvres amères qu’on nous propose. Et le plus affligeant, c’est que ça marche ! Il suffit d’admirer la réaction tétanisée de notre président qui, pensant apaiser les consciences, ne fait que donner des gages à ceux qui préparent leur prochain coup de boutoir pour enfoncer un peu plus le verrou républicain.

Les courageuses voix d’un Philippe Val ou d’un Max Gallo ressemblent de plus en plus à de maigres oasis perdues dans un désert de dhimmission.

Sachons les soutenir et ne désespérons pas !


Jean-Pierre Chemla © Primo-Europe, 14 février 2006.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Sarel (Sarel) le mardi 14 février 2006 - 17h15:

A Pauline " Il'n'est jamais trot tard "
La mise en place et les raisonnements sont clairs On y va presque jusqu'a definir l'avenir
Il manque cependant un acteur qui est peut etre
le moteur de cette situation d'une facon indirecte "Le Judaisme"
Je precise le " spirituel" et non le corps qui en decoule
Shalom sarel