Commentaires du 20-21 Septembre 2002

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2002: Commentaires de Septembre 2002: Commentaires du 20-21 Septembre 2002
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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Admin (Admin) le dimanche 22 septembre 2002 - 05h37:

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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mailroom (Mailroom) le vendredi 20 septembre 2002 - 08h33:

Cette etude est dediee a la memoire de Dov ben Simche

Ce chabbat, nous entrerons dans la fete de Souccot, la fete des cabanes.
Il est ecrit dans le Zohar que chaque jour, des invites ("ouchpizin") viennent dans la soucca.
Pendant chacun des jours de la fete, nous recevons les tsadikim qui furent les premiers patriarches et "bergers" du peuple juif :
Avraham, Its'hak, Yaakov, Moshe, Aharon, Yossef, David/Chlomo.
Chaque jour, l'un de ces invites tient le role d'invite principal, qui emmene les autres avec lui.
Le premier jour de Soukkot, l'invite principal est Avraham.

Avraham avinou se distinguait particulierement par son hospitalite extraordinaire.
Les sages du Talmud ont tire d'Avraham l'enseignement que la mistva de recevoir des invites est plus grande que le fait de recevoir la presence divine, car Avraham avait laisse D.ieu de cote, si on peut s'exprimer ainsi, lorsqu'Il etail venu lui rendre visite apres la brit mila, pour courir s'occuper d'acceuillir des invites.
Et s'il en etait deja ainsi avant le don de la Torah, et envers des invites qui semblaient etre des idolatres, combien plus est-ce le cas aujourd'hui, alors que la Torah nous a deja ete donnees, et lorsqu'il s'agit d'invites qui sont de la descendence d'Avraham, de Its'hak et de Yaakov.

Le sujet de l'hospitalite nous indique quelle doit etre la teneur de notre service divin pendant l'epoque de la gallout, c'est a dire depuis la destruction du temple. Les sages du Talmud ont compare cette periode a "des enfants qui ont ete exdiles de la table du roi". La place naturelle des juifs est d'etre proche de la table du roi, c'est a dire de D.ieu. Ainsi, tant que nous n'avons pas le Beth Hamikdach, nous ne sommes pas a notre place. En d'autres termes, nous sommes un peu comme des invites a une table qui n'est pas la notre.

Pourquoi D.ieu a-t-il donc cree cette situation de gallout, d'exil, qui nous met ainsi dans une situation d'invites ? C'est pour nous faire profiter de la superiorite particuliere du service divin pendant cette periode.
C'est ainsi que nous pouvons comprendre cette declaration de nos sages, comme quoi recevoir des invites est plus grand que recevoir la presence divine: notre service divin au cours de la gallout, lorsque nous sommes consideres comme des invites, est plus grand que celui que nous pouvons accomplir "a la table du roi", lorsque la presence divine est devoilee.

Il est ecrit dans le Talmud que D.ieu nous a fait un acte de bonte en nous dispersant parmi les nations. Autrement dit, notre dispersion en exil n'a pas le sens d'une punition, mais au contraire d'un acte de bonte, de quelque chose qui etait necessaire.
La volonte de D.ieu est que nous penetrions la saintete divine qui est dispersee sur toute la terre, et ainsi que nous preparions notre monde a etre une demeure pour D.ieu au moment de la delivrance.

Ainsi, le Baal Chem Tov enseignait egalement que dans chaque endroit dans lequel un juif parvient, il doit se souvenir qu'il n'y est pas arrive de lui-meme, mais que c'est en fait D.ieu qui l'y a conduit afin qu'il y accomplisse son but divin.

La mitsva d'hospitalite exprime l'importance et la valeur du service divin precisement lorsque nous nous trouvons en situation d'invites, c'est a dire pendant cette periode de gallout. Et precisement par ce service, nous atteindrons l'autre periode, par la venue du Machia'h, dans laquelle chacun de nous recevra effectivement, dans la joie, le devoilement de la presence divine, comme il est ecrit que "la gloire de D.ieu sera devoilee".

Ktiva ve'hatima tova.
Bonne fete a tous,
Chlomo

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Anonyme (Anonyme) le vendredi 20 septembre 2002 - 07h45:

TUNES CELEBRES : JUSTIN HASSID

- arbitre international de football associaton;
- president de la cra commission regionale des arbitres
- a represente la tunisie a londres a une reunion de la fifa
- a arbitre un fameux Nimes-Nice
- decore du nichan iftikhar et de l ordre national du merite sportif

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le vendredi 20 septembre 2002 - 07h39:

CABARET PHILOSOPHIQUE à Poitiers



Pour leur rentrée, les Cabarets Philosophiques frappent fort et invitent un des journalistes les plus en vue au Proche Orient, Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la MENA, Metula News Agency, l'agence de presse qui fait peur aux grandes.



Il fallait oser. Ils l'ont fait.

Des journalistes israéliens, palestiniens, jordaniens et libanais ont décidé de travailler ensemble au sein d'une même agence de presse. Ce qu'ils disent de la situation au Proche Orient est radicalement différent des commentaires du Figar-Obs, du Monde et autres médias télévisuels.



Pourquoi ? Parce qu'ils connaissent la situation, la vivent de l'intérieur et ont décidé de franchir ensemble la barrière qui les sépare.



La MENA a désormais une réputation de sérieux et de professionnalisme. Bien sur, cela ne va pas sans agacer certains rentiers de l'info, grosses structures étatiques ou privées. On ne compte plus les rectificatifs dans la presse nationale dont la Mena a obtenu la publication suite à ses propres enquêtes.



Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Mena, vient directement d'Israël et sera à Poitiers le 6 octobre 2002 pour un Cabaret philosophique au Pince Oreille. Gageons qu'il apportera sur le conflit un éclairage nouveau qui plaira à certains et déplaira à d'autres. Mais, justement, pourquoi ne pas en parler ?





CABARET PHILOSOPHIQUE

PINCE OREILLE

Dimanche 6 octobre 2002 à 17h30

11, rue des trois rois 86000 POITIERS.





Provocations des Islamistes à la guerre, avec la bénédiction de sénateurs français ! (info # 031809/2)

Par Jean Tsadik © Metula News Agency



En fin de matinée de mercredi, le Hezbollah – qui selon M. Chirac n’est pas une organisation terroriste – a tiré sept salves de canons de DCA en direction d’Israël. Les positions des intégristes armés d’où sont partis ces tirs sont situées à moins d’un kilomètre des fenêtres de la Ména. Les journalistes présents dans nos bureaux ont pu clairement distinguer, à l’œil nu, les points de départ de ce bombardement.



La Ména signale, à toutes fins utiles, qu’elle n’a observé le vol d’aucun appareil de l’armée de l’air israélienne dans le secteur durant toute la journée.



Certains des projectiles incandescents du Hezbollah sont tombés sur le Kibboutz de Kfar Giladi, non loin des bâtiments de l’école Aleï Giva, dans laquelle étudient, parmi 350 autres élèves, les enfants de deux des collaborateurs de la Ména. Par chance, les morceaux d’obus sont tombés sur un poulailler, carbonisant de nombreuses pondeuses et mettant le feu à la construction. Les pompiers de Kiriat Shmona ont dû intervenir rapidement pour circonscrire le sinistre.



Pendant le bombardement islamiste, les élèves étaient en récréation et nombre d’entre eux ont été choqués par la vue des projectiles enflammés qui tombaient du ciel, ainsi que par le bruit assourdissant qui les accompagnait.



A la Ména, après avoir constaté l’état du poulailler, on imagine avec horreur les dégâts qu’aurait pu causer un obus de ce type s’écrasant sur une salle de classe.



Au-delà des grands discours stériles, on a à faire, désormais presque quotidiennement, aux provocations des miliciens islamistes, auxquels le gouvernement libanais confie la totalité de la défense et de la gestion territoriale dans le sud de son pays. Il faut ajouter, au chapitre de ces provocations, la construction d’une station de pompage d’eau douce et d’un aqueduc sur le confluent principal du Jourdain, essentiel au ravitaillement d’Israël en eau potable.



Ces derniers jours, des parlementaires français, en visite officielle à Beyrouth, ont conclu publiquement que le Liban (qui ne contrôle pas la partie de ce pays impliquée dans le détournement des eaux, elle est aux mains de ses supplétifs islamistes) avait le droit d’exploiter librement les eaux de cette rivière. C’était, de la part de ces parlementaires, faire preuve de pyromanie belliciste, aussi irréfléchie qu’inutile !



Irréfléchie, parce qu’Israël ne pourra pas assister les bras croisés au détournement de son eau et qu’elle n’avait pas hésité, dans la même région, en 1967, à s’en prendre militairement à la Syrie pour de semblables raisons.



Irréfléchie encore, parce que la France se fait ainsi la complice volontaire et consciente d’un groupe armé (personnes armées s’attaquant systématiquement à des civils), qui bombarde des enfants, partant d’un sentiment haineux, établi sur une doctrine religieuse, impérialiste et suprématiste.



Inutile, autant que l’est le pompage des eaux du Jourdain, puisqu’à 500 mètres (de la barrière de Métula) coule le fleuve Litani et qu’il charrie suffisamment d’eau potable pour répondre largement à tous les besoins des habitants du Sud Liban, sans qu’il ne serve à quoi que ce soit, sauf à plonger la région dans la guerre, d’assécher le lit du Jourdain !



Il semble bien, dans le sillon de cette francophonie de toutes les corruptions et de toutes les compromissions, que la France de Chirac, qui protège internationalement les voleurs d’eau et les canonniers islamiques des écoliers dans les kibboutzim, soit en passe de perdre ses derniers repères !

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mailroom (Mailroom) le vendredi 20 septembre 2002 - 07h36:

Communiqué de presse

Objet : Des membres du Parlement Européen demandent une commission d'enquête parlementaire sur l'utilisation des fonds européens par l'Autorité Palestinienne.
Bruxelles, le 19 septembre 2002

Pour la première fois un collectif de parlementaires européens de toutes tendances politiques va demander l'ouverture d'une commission d'enquête afin de s'assurer de la bonne affectation des fonds communautaires alloués à l'Autorité palestinienne.
Différentes sources ont révélé que l'Autorité palestinienne utiliserait des techniques masquées afin d'établir de faux rapports destinés aux organes de contrôle. Cette commission d'enquête serait chargée de contrôler si les aides ont été détounées de leur affectation d'origine et si elles ne sont pas destinées à financer des actions terroristes.

La constitution d'une Commission d'enquête au niveau européen est une procédure exceptionnelle. Les députés doivent recueillir 157 signatures (un quart des membres du Parlement Européen) pour que la question soit mise aux voix lors d ela session plénière.

Les députés européens donneront une conférence de presse le mardi 24 septembre 2002 à 14h30 dans la salle de presse du Parlement européen à Strasbourg.

Contact: Coralie Declercq, assistante parlementaire de François ZIMERAY

e-mail: fzimeray@europarl.eu.int

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emile_Tubiana (Emile_Tubiana) le vendredi 20 septembre 2002 - 03h58:

C'est vraiment drôle d'entendre qu'à chaque fois qu'un journaliste demande à une personnalité arabe, pourquoi que les Arabes haïssent tellement les Americains, la réponse est presque à chaque coup: "A cause du soutien américain à Israël".

Pour certains cette réponse est la plus facile, mais elle n'est ni vraie, ni peut-elle être la seule raison. Les Européens par example haïssent les Américains selon leur convenance et selon leurs intérêts. Ce qui est choquant c'est que tous ceux qui dans leur pays haïssent les Américains ne peuvent pas toujours s'en passer de l'Amérique et de ses produits, de ses services, de son art, de sa musique et de ses films. En plus je dirais qu'ils ne peuvent pas s'en passer de l'aide américaine, militaire ou économique.

Il est certain qu'il y a un segment de la population américaine, qui n'est pas toujours agréable de certains points de vue. Mais il faut leur reconnaître leurs bonnes qualités, dont je me permets d'en citer certaines: la simplicité, la générosité, l'esprit d'entraide, la tolérance, l'amour à la liberté et à l'indépendance de l'individu. Il me semble que ces qualités compensent largement les qualités que certains trouvent négatives. Il est vrai que certains Américains sont dominateurs, mais à se demander qui ne l'est pas? Chaque patron, qu'il soit américain, arabe, français, allemand, chinois ou espagnol est dominateur par sa position. Certaines sociétés dominent certains marchés, certains intellectuels dominent certaines professions, certains hommes dominent leurs familles, et ceux qui sont dominés se sentent évidemment opprimés et souvent ce sentiment d'impuissance se traduit aveuglément en haine ou en violence.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Soleil (Soleil) le jeudi 19 septembre 2002 - 19h00:

Suite a l'attentat qui vient d'avoir lieu a Tel-Aviv, voici les numeros d'urgence que vous pouvez joindre en Israel :
A partir de la France : 00 972 125 51 33 / 00 972
125 51 31

Ci dessous, une depeche sur cet attentat :
Attentat-suicide a bord d'un bus a Tel Aviv: cinq morts et une quarantaine de blesses

JERUSALEM (AP) - Un attentat-suicide a ete perpetre jeudi a bord d'un autobus bond dans le centre de Tel Aviv, faisant cinq morts et une quarantaine de blesses, selon la police israelienne. C'est la deuxieme attaque de ce type en deux jours.

Un kamikaze a fait sauter les explosifs qu'il portait sur lui peu apres 13h00 (10h GMT) dans la rue Allenby, dans un
quartier commercant de Tel Aviv. L'explosion s'est produite devant l'une des principales synagogues de la ville. Les vitres du bus ont ete soufflees et le vehicule devaste.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mailroom (Mailroom) le jeudi 19 septembre 2002 - 18h25:

Chèr havèr,

je vous ecris pour me felicitèr pour votre website (très interessant et beau). Je vous signale le site http://www.geocities.com/siciliajudaica, sur l'histoire et l'actualité du judaisme en Sicile.
j'espère avoir une votre réponde.
Un fraternel shalom,

MBM
http://www.geocities.com/siciliajudaica

P.S.: excusez-moi par mon français pas parfait...

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le jeudi 19 septembre 2002 - 17h49:

Sous ce link:

http://www.radiofrance.fr/chaines/info2000/reportage/multimedia.php?article_id=35280666

Vous pouvez ecouter depuis votre ordinateur (media player) reactions a la liberation de Papon (ahoda!). Celle d'Alain Finkelkraut est assez surprenante.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le jeudi 19 septembre 2002 - 17h43:

Au lendemain de la liberation anticipee de Papon: SYNTHESE DES EDITOS DES JOURNAUX FRANCAIS

Au-delà de la douleur compréhensible des victimes, la libération de M. Papon
est légitime au regard du droit. "Ce qui compte c'est qu'il ait été condamné". Toutefois, il convient d'appliquer la loi aux autres détenus pour ne pas créer "une exception Papon" et les éditorialistes exigent de la part
du condamné, par pudeur, "un silence de catafalque".
L'éditorialiste du Monde

"Il fallait libérer M. Papon, et la cour d'appel de Paris a eu raison. Pour le motif impérieux que, ce faisant, elle fait respecter l'état de droit. L'humanité de la loi doit bénéficier à tous. Même à M. Papon. Précisément parce qu'il a été un condamné-symbole"
Alain-Gérard Slama (Le Figaro)

"Le jugement de la cour d'appel de Paris a été rendu en droit. Les appels à manifester du PCF et de l'UEJF, lancés contre la décision souveraine du tribunal qui vient de libérer M. Papon témoignent, que cette confiance est d'une fragilité extrême et que notre système judiciaire souffre d'un malaise profond"
Jean-Philippe Mestre (Le Progrès)

"Dura lex, sed lex. Les magistrats parisiens n'ont pas choisi la voie la plus facile pour montrer leur adhésion à la nouvelle loi. Par cet exemple extrême, les juges ont certainement voulu ouvrir la porte à des élargissements en grand nombre. Quant à M. Papon, pour la deuxième fois, il n'aura pas à se plaindre de la libération"
Jean-François Bège (Sud-Ouest)

"La décision prise hier matin découragera cependant toute analyse sommaire. Les juges se sont fondés sur un article de la récente loi Kouchner. Un texte qui devrait en conséquence bénéficier, notamment, à tous les détenus. Il
semble parfois plus facile de sortir de prison que de l'ambiguïté"
Gilles Debernardi (Le Dauphiné Libéré)

"On a du mal, pourtant, à évacuer quelques craintes. Rien n'indique que trois ans d'incarcération ont modifié son état d'esprit, au contraire. La repentance n'est pas dans ses manières. On pourrait le voir à nouveau
parader sur la scène médiatique. Les "talk-shows" sont déjà demandeurs!"
Jacques Amalric (Libération)

"La mise en liberté de M. Papon, même si elle était prévisible, constitue un choc. Il faut, si l'on ne veut pas accréditer la "préférence Papon", revoir d'urgence le sort des prisonniers qui relèvent à l'évidence de la loi Kouchner. Si la suspension de peine de M. Papon est parfaitement légale, elle pourrait devenir totalement scandaleuse si elle donnait lieu à un
vacarme médiatique"
Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre Ouest)

"Revoir Maurice Papon franchir en homme libre, debout, les portes de la Santé, c'est quand même une gifle pour les victimes. La volonté affichée
d'obtenir une révision du procès ressemble à une nouvelle provocation. Puisqu'il a obtenu le droit de mourir dans son lit, un silence de catafalque
devrait désormais entourer le vieil homme indigne"
Pierre Taribo (L'Est républicain)

"Cette libération pose un sérieux problème d'équité devant la sentence. Les magistrats lui accordent un ticket de sortie, alors que d'autres condamnés âgés et malades expieront leur faute en prison jusqu'au seuil de la mort. Ce qui compte c'est que Papon ait été condamné. Les juges ont pris une décision choquante mais ils laissent aussi le vieillard en tête-à-tête avec son
infamie"
Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi)

"Il faut rappeler que, dans nos cellules, on recense une trentaine de détenus ayant atteint ou dépassé l'âge de 80 ans. Eux aussi attendent la
clémence. Il serait grave que M. Papon ait été une simple exception."
Roger Antech (La Provence)

"La justice a désormais le devoir de réexaminer le sort de dizaines de vieillards grabataires ou malades maintenus en cellule. Papon libre reste
coupable. A perpétuité."
Dominique Valès (La Montagne)

"Cette libération est fondée en droit. Elle n'est donc pas choquante. Mais à deux conditions. Que l'équité impose que ce qui s'applique à l'un s'applique aux autres. Ensuite que M. Papon se fasse oublier, qu'il ne tire pas profit
de cette clémence pour tenter de s'insurger contre sa condamnation"
Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles D'Alsace)

"C'est au nom de la loi que l'ancien ministre a été libéré. Il ne s'agit pas ici d'une quelconque indulgence. C'est une question d'éthique qui touche la dignité de chacun d'entre nous. Les enfants des victimes ont remporté la seule victoire qui compte : celle de la mémoire"
Roland Bianchi (Midi Libre)

"Assimiler M. Papon à d'autres détenus, en faire un cas de jurisprudence c'est revenir à banaliser l'indicible. Il ne faut, en aucun cas, que la
liberté efface le crime. La tentation du génocide, aujourd'hui encore, vit toujours sur la planète, ses relents nous parvenant portés par tous les vents"
Marc Chevanche (Nice-Matin)

"C'est précisément parce qu'il s'agissait de symbole qu'il y avait tout à redouter d'une défense qui se refuse à toute expiation symbolique. On attendrait, d'abord, tout du droit et puis on se plaindrait de son excès. A tout prendre, le jugement de l'Histoire est peut-être plus laborieux à établir, mais il est moins pervers que la justice des hommes"
Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain)

"Trois années effectivement purgées, c'est bradé. Depuis hier, c'est prouvé: un grand commis de l'Etat est d'une essence mille fois supérieure à un criminel anonyme ou à un pédophile couleur muraille. Tout ce qu'il est permis d'espérer, maintenant, est que Maurice Papon ait le bon goût de se faire oublier"
Philippe Reinhard (Le Télégramme)

"Ceux qui protestent ne servent ni le droit ni la Justice. La libération de M. Papon soulève une autre question. D'autres vieillards que lui sont
aujourd'hui emprisonnés. Aussi bien est-il urgent de réexaminer le cas de tous ces prisonniers-là. La Justice ne saurait admettre le principe du deux poids deux mesures"
Hervé Chabaud (L'Union)

"Inéquitable, choquante et consternante ! La libération de Papon est un privilège scandaleux. Pourquoi libérer Papon et laisser tous les
octogénaires et nonagénaires condamnés à perpétuité en prison ? Vraiment cette décision est regrettable et rouvre déjà des plaies à peine
cicatrisées. Maintenant il faudrait par pudeur qu'il se taise"
Francis Laffon (L'Alsace)

"La démocratie s'honore à respecter la loi. Reste cependant l'essentiel : sa condamnation, à la suite d'un procès qui fut exemplaire et a permis à la France de revenir sur un passé qui passe toujours mal. Par ailleurs, bien d'autres détenus peuvent attendre, de la justice, une mansuétude au moins égale à celle dont bénéficie un complice de crime contre l'humanité"
Dominique Quinio (La Croix)

"M. Papon mourra donc libre, entouré des siens ; un droit que les criminels dont il a été jugé complice ont refusé à des millions de déportés. Faut-il aujourd'hui regretter de se monter plus humain qu'eux ? Puissent maintenant M. Papon manifester un minimum de pudeur"
Claude Cabanes (L'Humanité)

"Aucune argutie, juridique ou intellectuelle, ne peut étouffer les gémissements de la mémoire qui accompagnent la décision de la cour d'appel
de Paris. Les accents de compassion à l'adresse du vieillard de quatre-vingt-douze ans au fond de sa cellule ne font décidément pas le poids
face à la douleur des familles de ses victimes"
Bernard Revel (L'Indépendant )

"Il y a des sorties de prison indécentes. Et celle de M. Papon l'est à plus d'un titre. Il est choquant de constater que c'est un homme condamné pour complicité de crimes contre l'humanité qui est des tout premiers à bénéficier de la loi sur le droit des malades. On aurait pu espérer au moins un peu plus de pudeur. Libre Papon n'a pas pour autant le droit de pavoiser"
Jacques Camus (La République du centre)

"Papon libéré ? La belle affaire ! Ce qui compte, c'est que Papon avait été condamné auparavant. Crier au scandale, c'est retourner inutilement le
couteau dans la plaie. Cet embarras face au "cas Papon" montre que la France n'a pas totalement fait sa guérison" Jules Clauwaert (Nord-Eclair)

"Reste la vigilance nécessaire, pour que l'application des lois soit bien la même pour tous. Il ne manque certainement d'autres détenus, dont l'âge et l'état de santé justifieraient aussi une révision, ou une adaptation de la
sanction. On aime à croire qu'il ne sera pas en mesure de refaire le procès à sa façon, sur les plateaux de télévision"
François Gilardi (Le Journal du Centre)

"Aucune peine ne sera jamais à la dimension du crime commis. Cette libération a, parallèlement, un caractère humanitaire reconnu. Il ne
faudrait pas, cependant, que cette décision efface l'acquis du procès de Bordeaux et la valeur de la condamnation de M. Papon au regard de l'Histoire"
Dominique Garraud (La Charente libre)

"La nouvelle loi sur l'humanité avec laquelle doivent être considérés les détenus, est un bon texte et l'on peut regretter que Papon en soit un des premiers bénéficiaires. Le plus grand des dangers serait d'affirmer que Papon n'est pas un justiciable ordinaire. Que chacun prenne garde de ne pas donner l'opportunité de salir un peu plus la mémoire des victimes du nazisme et de ses alliés de Vichy"
Bernard Stéphan (Le Berry républicain)

"Les magistrats prennent le risque d'établir une jurisprudence. Comment en effet demain tous les plus vieux détenus de France ne pourraient-ils pas sortir de prison ? Le coupable doit-il payer sa dette jusqu'au bout de sa vie ? Aujourd'hui, l'amertume n'a d'égale que l'imprescriptibilité du crime"
Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées)

"C'est le crime qui est imprescriptible, pas la sanction. Aucun criminel passible de tels crimes ne peut se croire à l'abri à aucun moment de sa vie. Mais une fois déféré devant le tribunal, c'est le droit qui s'applique comme il s'applique pour la peine elle-même"
Olivier Kopf (La liberté de l'Est)

"L'important de cette affaire, ce n'est pas tant l'élargissement de l'ancien ministre, mais le fait qu'il ait été, en son temps, jugé et condamné ! Il peut paraître paradoxal de faire preuve d'humanité à l'égard de quelqu'un
qui n'en pas eu pour ses victimes. Mais au final, ne confondons pas justice et vengeance"
Paul Burel (Ouest-France)

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le jeudi 19 septembre 2002 - 17h33:

Le Figaro : «Terrorisme islamique» : un dangereux oxymore ?

Voici un article de première importance, paru dans Le Figaro de ce jour (nous remercions, D. Wajs, fidèle de notre site, de nous l'avoir communiqué). Sa lecture, un peu difficile, en raison de l'érudition de son auteur, n'en est pas moins indispensable en ce qu'elle contribue, de manière magistrale, à clarifier la nature et les enjeux de l'islamisme et du terrorisme. Cette analyse évite le piège de la démonisation des mentalités, comme celui des récupérations bassement politiciennes de ces phénomènes complexes, dont le caractère inquiétant ne doit pas pour autant conduire à stigmatiser sans appel des civilisations, des croyances et surtout des groupes humains, en les vouant à la géhenne sans avoir même essayé de les comprendre.
Texte à conserver précieusement, à lire et à relire. Je regrette de ne pouvoir le faire figurer en bonne place sur notre site, pour des raisons de copyright.

Cordialement.
Menahem Macina

Le FIGARO - Débats/Opinions / ARTICLE

IDÉES Le 11 septembre et la menace planétaire des « fous de Dieu »
« Terrorisme islamique » : un dangereux oxymore ?

Par Romain Bertrand *
[18 septembre 2002]

Depuis un an, le débat fait rage, parmi les experts français de l'international, autour de la notion de « terrorisme islamique ». Débat d'idées, mais aussi, trop souvent, de préjugés, fruits d'inquiétants raccourcis d'analyse qui déroutent le spécialiste et jettent le simple citoyen dans des abîmes d'incertitude. Pour tenter d'aller dans le sens d'une réflexion enfin en prise sur les réalités, quelques constats s'imposent. Il ne s'agit pas ici de proférer une exhortation scolastique à faire de la rigueur de l'analyse le garde-fou de la décision politique, mais simplement d'indiquer que les représentations simplistes du risque terroriste ne sont pas à la mesure de l'enjeu sécuritaire qu'il constitue.
Il faut d'abord prendre acte de ce que toute entreprise terroriste se présente comme un édifice à rationalités multiples. Il n'existe pas de portrait type du « terroriste islamiste » pour la simple raison que le modus operandi de mouvances néofondamentalistes comme Al Qaida procède de l'association de « personnels » aux motivations distinctes, sinon contradictoires. Le fils de pauvres paysans pachtounes qui a vécu son adolescence dans l'univers clos d'une madrasa de Lahore et qui fait office de chair à canon au Cachemire indien n'est pas moins nécessaire aux réseaux djihadistes internationaux que le dandy polyglotte qui, armé de ses cartes de crédit et de son téléphone portable, franchit avec aisance les contrôles de sécurité des aéroports européens. Ceux qui clament que les fondamentalistes sont les produits de l'« arriération » de certaines sociétés oublient que les terroristes du 11 septembre 2001 étaient de plain-pied avec la modernité, jonglant avec les messages codés et tuant au moyen d'avions de ligne. Un Zacarias Moussaoui, un Mohamad Atta sont les « enfants terribles » de la globalisation (1). Il convient de répudier la notion même de « terrorisme islamique », qui n'est rien d'autre qu'un oxymore [1]. Un acte terroriste est un agissement criminel, violant les lois nationales et internationales : cela seul suffit à sa qualification. La justification prospective ou rétrospective de cet acte est utile au politologue, qui aura à coeur d'étudier les motivations et les intérêts des militants martyrs. Mais cette justification ne doit pas faire obstacle à l'action publique. Qu'il soit dit islamique, d'extrême gauche ou ultranationaliste, le terrorisme doit être combattu par l'Etat, dans le respect strict des libertés publiques mais avec détermination. La question de ses causes se situe sur un tout autre plan que celle de la violence qui le définit et qui appelle la réplique répressive. Sauf à renoncer à l'idée même d'une gestion politique des sociétés, l'on ne peut exonérer l'assassinat de masse au motif de la conviction religieuse ou de l'utopie politique. L'agenda maximaliste d'Al Qaida ou du Hizb ut-Tahrir (2) se situe d'ailleurs volontairement hors du registre de la négociation politique. Quand bien même la crise du Proche-Orient trouverait un dénouement pacifique, d'autres demandes s'ajouteraient sans cesse à la liste des « causes justes » du djihad mondial : le Cachemire, la Tchétchénie, Mindanao, les Moluques, l'Irak, l'Arabie saoudite, etc. La question devient dès lors de savoir comment se réalise la jonction entre des groupes militants locaux, luttant pour une transformation de leur propre société, et la poignée de VRP du djihad transnational, qui ont de tout autres desseins stratégiques. Car il y a loin de l'image artificielle d'un Komintern vert, doté d'un organigramme limpide et d'une direction des ressources humaines, à la réalité complexe que fréquente le spécialiste. La représentation orwellienne [2] d'Al Qaida ressemble trop à la caricature d'une multinationale de Wall Street pour n'être pas la projection d'un fantasme de subversion politique ancré au plus profond de l'imaginaire des sociétés capitalistes. La brandir à tout va pour s'octroyer une éphémère notoriété médiatique ne sert ni l'information objective des citoyens, ni la prise de décision publique. Si l'on s'intéresse aux appendices asiatiques de la « Ben Laden Ltd. », l'on se rend par exemple très vite compte que les mouvements suspectés de faire partie de son conseil d'administration ne la soutiennent que sur le mode de la connivence rhétorique. Ni les Abu Sayyaf, gang de rançonneurs du sud des Philippines, ni les Milices du djihad, formation politico-criminelle indonésienne, ne luttent au nom de l'oumma (communauté des musulmans) mondiale : ils sont trop pris dans les jeux de pouvoir locaux, et leurs revendications ont trop à voir avec une histoire stato-nationale spécifique pour que leur horizon stratégique inclue simultanément Manille, Jakarta, New York, Kaboul et la bande de Gaza. On retrouve certes dans leur discours les invariants d'un islamisme radical, marqué au sceau des débats anti-impérialistes des années 60 et 70 : antiaméricanisme et antisémitisme forcenés, mythe du complot mondial visant la « christianisation » forcée des sociétés musulmanes, dénonciation de l'hypocrisie de la communauté internationale face aux drames palestinien ou tchétchène. Mais la priorité de ces mouvements reste la transformation de leur propre société politique : l'inscription de l'obligation de suivre la charia dans un texte constitutionnel, une politique de discrimination positive en faveur de la majorité musulmane. La « guerre contre le vice » dont les mouvements wahhabites se font les apologues commence au niveau du quartier : ce sont les maisons de plaisir de Bogor qu'incendie le Front des défenseurs de l'islam à Java, et non les McDonald's du centre-ville. Ce que l'on voit donc se dessiner au « ras du sol » dans les milieux fondamentalistes, c'est un entrelacs complexe de relations interpersonnelles, empreintes tantôt de sympathie et tantôt d'hostilité. Les solidarités objectives mais provisoires entre professionnels de l'illicite comptent ici autant sinon plus que l'entente idéologique. Jafar Umar Thalib, le chef des Milices du djihad, déclarait que sa rencontre avec Oussama ben Laden en Afghanistan, par l'entremise d'Hekmatyar, avait tourné court car « Ben Laden n'était pas très versé dans les choses du Coran ». De fait, les littéralismes ne se recoupent pas nécessairement. Le tafsir (interprétation du Coran par un ouléma de renom) que Nik Aziz propose aux paysans du Kelantan, au nord de la Malaisie, dérouterait un ouvrier égyptien qui ne connaît rien aux subtilités de la riziculture. Les réseaux néofondamentalistes ne laissent d'ailleurs pas d'inquiéter les oulémas conservateurs, fussent-ils d'obédience islamiste, car ils les disqualifient aux yeux d'une jeunesse en mal d'épopée. Dans l'imaginaire des adolescents de Jakarta et de Bangkok ou des immigrés du Golfe, Ben Laden peut certes faire figure de héros redresseur de torts, qui corrige par la bombe les injustices de l'Occident, et il est toujours à craindre qu'une minorité de révoltés ne choisisse in fine la voie des armes. Mais l'anti-américanisme est un ciment fragile : d'autres combats, d'autres colères le dissolvent dès qu'il s'agit de changer les choses du quotidien. C'est peut-être cela, Al Qaida : un gigantesque malentendu opératoire entre ceux qui habitent les mondes oubliés et ceux qui les parcourent sans s'y établir jamais vraiment. Le premier ouvrage de la romancière londonienne Zadie Smith, White Teeth, décrit très bien l'attraction que l'imagerie fondamentaliste de l'oumma sans frontières exerce sur les enfants de l'immigration pakistanaise, sis à mi-chemin de deux mondes oubliés (le pays d'origine de leurs parents, la banlieue pauvre de Londres). Que ce soit aux Philippines, en Malaisie ou en Indonésie, la montée en puissance des milices fondamentalistes prônant le passage à la violence tient avant tout de la volonté de réformer une société « décadente », et ce faisant de pallier l'incurie de l'Etat dans de nombreux domaines. Par conséquent, seule la consolidation de l'Etat de droit endiguera le déferlement de ces mouvements. Elle passe par la restauration du pacte politique entre les citoyens et leurs représentants, et notamment par une série de réformes améliorant la relation de confiance entre les populations et les institutions (amélioration des services publics de l'eau et de l'électricité, assainissement du système fiscal, refonte de l'appareil judiciaire, facilitation des recours administratifs). Tel devrait être le constant point de mire des « conditionnalités politiques » des bailleurs de fonds internationaux. Ceux-ci n'ont malheureusement pas encore tous fait leur deuil du mythe désastreux de l'Etat minimum, alors que seule l'idée de l'Etat légitime importe quand les heures de la démocratie sont comptées. Le risque politique majeur est aujourd'hui, au motif de la « lutte antiterroriste », de donner un blanc seing à des régimes prompts à la dérive autoritaire, donc de cautionner des opérations de répression dirigées contre des oppositions politiques que rien ne permet de ranger sous la bannière d'Al Qaida. Au Maghreb comme en Asie, les dissidents d'hier sont les fanatiques d'aujourd'hui : chaque régime joue à plein de la manne sécuritaire américaine. Ainsi se forge l'image d'une malfaisance tentaculaire, qui légitime les arbitrages répressifs annonçant l'échec de processus de libéralisation politique péniblement entamés. L'alignement tant célébré du général pakistanais Pervez Musharraf sur la ligne antiterroriste américaine se paye du prix fort de l'adoubement d'un régime militaire, issu d'un coup d'Etat, par la communauté internationale. Quant aux insurrections nationalistes, les voilà définitivement déboutées. Le mouvement séparatiste en Aceh (nord de Sumatra) est désormais taxé d'être « un mouvement islamiste terroriste » lié à Al Qaida. Or son fondateur, Hassan Di Tiro, prône la restauration d'un sultanat où les oulémas n'auraient pas voix au chapitre et se targue d'avoir entrepris son combat après avoir feuilleté, dans une librairie de la Ve Avenue, Ainsi parlait Zarathoustra. Croit-on vraiment qu'un djihadiste invoquerait la figure tutélaire de celui qui a prononcé la mort de Dieu ? La récente rencontre entre la présidente indonésienne et son homologue algérien avait des airs de garden-party autocratique, chacun félicitant l'autre de progresser à pas de géant dans la voie de l'extirpation de l'abcès fondamentaliste. La Russie et la Chine jettent toujours plus le discrédit sur leurs minorités insurgées (Ouïghours et Tchétchènes) en s'évertuant à prouver leur filiation, éminemment problématique aux yeux des experts, avec les réseaux d'Oussama ben Laden. Ici, les faits importent bien moins que la soudaine recevabilité du discours. Quand bien même l'on prouverait, enquête ethnographique à l'appui, qu'il n'y a pas un seul militant wahhabite dans les gorges de Pankissi, Moscou continuerait ab nauseam à justifier son ingérence grandissante dans les affaires intérieures géorgiennes en invoquant le spectre fondamentaliste. La lutte antiterroriste devient la nouvelle syntaxe de la puissance et de l'influence, et surtout de ses excès. Clarifier ses usages stratégiques, c'est s'interdire d'en être dupe. C'est aussi anticiper le formidable coût économique et politique que représenterait dans le long terme, pour les Etats occidentaux, le basculement des sociétés musulmanes vers le rejet violent de leurs régimes. Car il faut rappeler que le recours au langage de la révolte religieuse est souvent le produit de l'autoritarisme, qui clôt les lieux de la contestation idéologique. En Malaisie et en Indonésie, l'éradication du communisme dans les années 60 a privé jusqu'à nos jours les milieux populaires de toute représentation politique ou syndicale authentique. Faut-il s'étonner de ce que l'islam y devienne alors le nouvel étendard du malaise collectif ? La protestation islamiste est souvent le produit de l'absence de libertés publiques. Si la « lutte antiterroriste » consiste à rogner les ailes de l'Etat de droit partout où il éclôt, on voit mal quel autre terrible résultat elle pourrait avoir que de propager cela même qu'elle entend détruire. ------------------------- (1) Voir sur ce point l'excellent ouvrage d'Olivier Roy, L'Islam mondialisé, Paris, Le Seuil, 2002. (2) Fondé en 1953, le Hizb ut-Tahrir est un parti politique orienté vers la réislamisation des diasporas musulmanes et l'institution d'un Khilafah (Etat islamique). Il est particulièrement actif en Grande-Bretagne, où il développe un discours violemment anti-occidental. * Chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri, Sciences po), spécialiste de l'Asie du Sud-Est. ------------------------------------

Notes de Menahem Macina

[1] [Oxymoron, du grec oxy : aigu, pointu et moros, moron : fou, idiot, insensé. Figure de style qui consiste à allier des mots apparemment contradictoires pour créer un effet paradoxal, humoristique ou poétique. Exemple : silence éloquent, douce violence, réalité virtuelle, etc.]
[2] [L'adjectif "orwellien", massivement employé, est dérivé du nom de George Orwell (1903-1950), de son vrai nom Eric Blair, journaliste, essayiste et romancier, qui connut une notoriété mondiale avec ses deux romans de l'après-guerre, Animal Farm et 1984. Voici un bref résumé de son roman, inquiétant et qui - hélas! - s'est avéré étonnamment prémonitoire : 1984 (paru en 1949).

"Le cadre est le Londres de 1984, alors capitale régionale de l'Océania. Un homme, Winston Smith, se rebelle contre l'ordre imposé par le Parti et son chef unique, Big Brother ; ce dernier reste inconnu de tous, mais surveille cependant les moindres faits et gestes de chacun, d'où le slogan «Big Brother is watching you !» (Big Brother vous regarde), qui symbolise le régime. Smith, en définitive, est trompé par ceux-là mêmes en qui il place sa confiance. La critique d'Orwell ne s'arrête pas aux seules formes politiques et policières ; il explore également les falsifications historiques — le héros, employé du ministère de la Vérité, est chargé de réécrire sans cesse l'histoire officielle, en fonction des nécessités diplomatiques du moment —, le rôle de la «novlangue» — la langue de bois, qui évoque la rhétorique stalinienne et préfigure les formes de la propagande politique maoïste, mais aussi d'un certain discours politique en régime démocratique —, et surtout l'intériorisation par les êtres humains des structures mêmes de la domination — ce que La Boétie avait décrit dans son Discours de la servitude volontaire, dans la lignée duquel on peut inscrire 1984. L'amour lui-même n'est pas une échappatoire au modèle totalitaire que décrit le récit, ce qui achève de le rendre terrifiant à un point tel qu'on peut parler d'univers «orwellien»." (Source : http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/o/o0001694_p0.html
Voir aussi : "Les méthodes d'oppression dans 1984 : http://www.catallaxia.org/Auteurs/orwell_1984.html].

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le jeudi 19 septembre 2002 - 16h37:

Reprise des attentats en Israel:
Il est clair que des que Tsahal relache la pression, c'est la berezina! Alors Israel ne doit avoir AUCUN scrupule a leur demolir leurs taudis et les maintenir parques/boucles ds leurs territoires. Tant pis pr eux!

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Honnetement, si vous avez vu a la tele Papon sortir de la prison, l'avez vous trouve si decati et malade que la Cour d'Appel le pretends? Moi pas. Il n'est pas sorti sur une civiere avec masque a oxygene et avait le teint rose et frais. Y a des vieux de son age qui sont bien plus a plaindre.
Conclusion: tt cela est cousu de fil blanc.
Papon n'est pas plus malade que vous ou moi et si il l'est, au nom de la transparence, il faudrait exceptionnellement reveler tous les documents medicaux habituellement confidentiels qui justifieraient de son etat physique precaire!
Dans cette affaire, soit les magistrats de la CA ont des affinites politiques avec le vieux monstre, soit ils ont subi des pressions pour le liberer de maniere anticipee.

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LE NOUVEAU LIVRE CHOC D’ALEXANDRE DEL VALLE !



Le Totalitarisme islamiste

à l’assaut des démocraties




Auteur : Alexandre Del Valle prix : 22 euros

Préface de Rachid Kaci

Date de parution : 11 septembre 2002

Codification sodis : 985064.6 isbn : 2-84545-058-3



Quatrième de couverture du livre


Un an après les attentats du 11 septembre, le bilan de la lutte contre le totalitarisme islamiste est accablant. Malgré le succès de l’opération Liberté immuable et le renversement du régime des talibans en Afghanistan, la nébuleuse terroriste Al-Qaida est demeurée pratiquement intacte, Oussama Ben Laden reste introuvable et les principaux membres de l’organisation ont réussi à s’enfuir au Pakistan, dans les Balkans, en Indonésie, dans les pays du Golfe, et même en Europe, où ils réorganisent les réseaux et recrutent leurs prédicateurs. Contrairement à une idée reçue, le drame du World Trade Center n’a pas provoqué un mouvement général de prise de conscience du danger islamiste en Occident. Les fondamentalistes islamistes continuent à prêcher, à s’organiser, à convertir et à recruter en toute liberté en Europe et aux États-Unis.

Les Occidentaux ne semblent pas avoir encore compris que le péril islamiste ne se limite pas au seul chaos terroriste. Avant de s’incarner dans des bombes humaines ou des Etats obscurantistes et criminels comme le Soudan ou l’Afghanistan des talibans, le totalitarisme islamiste est avant tout une idéologie de destruction de masse, un fanatisme pathologiquement anti-occidental, anti-juif et anti-chrétien, un nouvel enseignement de la haine, même s’il se drape continuellement du manteau du " droit à la différence " et du communautarisme.

Contrairement au nazisme et au stalinisme, le totalitarisme vert est le premier qui ne soit pas le fait des " blancs judéo-chrétiens ", le premier totalitarisme " exotique " originaire du Sud, même si les premières victimes sont les Musulmans eux-mêmes. D’où le fait qu’il s’exprime au nom des victimes, des " opprimés " du Tiers-monde et des " humiliés " du monde arabe. Son but ultime n’est autre qu’une nouvelle solution finale de l’Occident démocratique et du monde libre. Après le totalitarisme rouge fondé sur la lutte des classes et le brun fondé sur la lutte des races, voici venu le vert, fondé sur les luttes des religions et des civilisations.


Enquête minutieuse à l’appui, Alexandre Del Valle dresse un état des lieux inquiétant de la pénétration islamiste en Europe et aux États-Unis. Dépendants du lobby islamo-pétrolier du Golfe, muselés par le politiquement correct et dupés par la rhétorique victimiste et communautariste des organisations islamistes, les dirigeants occidentaux ont échoué dans leur lutte contre le terrorisme. Les fidèles de Ben Laden étendent peu à peu leur emprise, usant de la stratégie subversive propre aux mouvements révolutionnaires. En analysant avec précision les ressorts de ce nouveau totalitarisme, l’auteur lève le tabou majeur de l’islamiquement correct, et démontre à quel point les démocraties sont suicidaires lorsqu’elles accordent la liberté d’expression aux ennemis de la Liberté.




* Alexandre Del Valle, professeur de géopolitique à l’École de Guerre économique, a publié plusieurs ouvrages traitant des questions de l’islamisme et des relations internationales, dont Islamisme et Etats-Unis (L’Age d’Homme, 1997) et Guerres contre l’Europe (Les Syrtes, 2000, réactualisé en septembre 2001). Il collabore à plusieurs quotidiens (Figaro, Frankfurter Allgemeine Zeitung) et revues géopolitiques (Politique internationale, Géostratégiques et Outre-Terre).

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Admin (Admin) le vendredi 20 septembre 2002 - 07h31:

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