Archive jusqu'au 06/décembre/2005

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2005: Commentaires Decembre 2005: Archive jusqu'au 06/décembre/2005
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emile_Tubiana (Emile_Tubiana) le mardi 06 décembre 2005 - 07h03:

Je me joins à la réponse de Hajkhloufette à Pauline. En effet les partis religieux en Israël doivent jouir de la liberté de la religion, sinon la liberté d’expression, de la pensée et de la croyance seront aussi menacées. De toute façon les religions n’ont jamais été une menace au système démocratique. Donc Pauline, n’ayez aucune crainte que les religieux prennent le pouvoir. En effet ils représentent pour certains un ennui, pour d’autres un soutient moral et spirituel, mais pas au point que vous le décrivez.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Francois (Francois) le mardi 06 décembre 2005 - 02h20:

La liberté de penser est-elle menacée ?

Michel Gurfinkiel - Valeurs Actuelles

M. Gurfinkiel, rédacteur en chef de "Valeurs actuelles", nous livre les clés de l’énigme
Comment, sur la crise des banlieues, le philosophe Alain Finkielkraut a été entraîné dans un piège médiatique. Comment l’affaire a été exploitée. Et à quelle fin.

" La leçon, c’est que je ne dois plus donner d’interview, notamment quand je ne peux revoir le texte final ou contrôler la traduction ". Alain Finkielkraut faisait le bilan, vendredi dernier, d’une crise médiatique sans précédent, dont il venait d’être le prétexte, ou la victime. Etrangement, elle était partie d’Israël. Avant de gagner la France. En quelques jours à peine, le philosophe avait été villipendé, traîné dans la boue, menacé de procès. Et qui plus est, cette affaire avait été largement provoquée ou entretenue par des journaux dits de " référence ".

Tout commence le 18 novembre. Le quotidien israélien Haaretz - politiquement à gauche, antireligieux, " post-sioniste ", mais très chic, et lu par l’ensemble de l’Establishment de Jérusalem et de Tel-Aviv - publie dans ses deux éditions, hébraïque et anglaise, un entretien avec Finkielkraut consacré aux émeutes françaises des dernières semaines. Titre en hébreu : " Ils ne sont pas malheureux, ils sont musulmans ". En anglais : " Quelle sorte de Français sont-ils donc ? "

Pour le lecteur, il va de soi que ces formules péremptoires, qui semblent " exécuter " les émeutiers, et par extension l’ensemble des " milieux issus de l’immigration ", ont Finkielkraut pour auteur. En fait, elles émanent de la rédaction. Le philosophe ne les a nullement prononcées. Il a même dit le contraire. Il souligne que la condition des " jeunes " est difficile. Et quand il s’interroge sur leur crise d’identité, c’est pour souhaiter qu’ils " se considèrent comme des Français " : " S’ils en viennent à dire ‘les Français’ en parlant des seuls Blancs, alors nous sommes perdus ".

Plus on avance dans le texte, plus le parti-pris du Haaretz est patente. Les intervieweurs, Dror Mishani et Aurelia Smotriez, écrivent que Finkielkraut les a reçus à Paris, " au Rostand, un café élégant décoré de photos orientales et dont la terrasse fait face aux jardins du Luxembourg ". Sous-entendu : l’intéressé serait un monsieur à la mode, donc, fatalement, un esprit superficiel.

Suivent des lignes plus perfides encore. " La première chose que le philosophe franco-juif Alain Finkielkraut nous déclare (...), c’est : ‘J’ai entendu dire que Haaretz lui-même a publié un article prenant fait et cause pour les émeutes’. Une observation, proférée avec quelque véhémence, qui résume assez bien les sentiments sur lesquels Finkielkraut n’a cessé de revenir depuis que le 27 octobre, date à laquelle les émeutes ont éclaté dans les banlieues paupérisées qui encerclent Paris... " Le philosophe ne sait visiblement pas qui a écrit l’article qui le chagrine (publié le 7 novembre). Les lecteurs du Haaretz savent, quant à eux, que c’est Mishani lui-même : l’intervieweur principal. Qui se garde bien, tout au long de l’entretien, de le révéler.

Finkielkraut expose ses vues habituelles. Celles qu’il a exposées jadis dans La défaite de la pensée (Gallimard), et qu’il a reprises plus récemment dans un essai sur Nous autres, Modernes (Ellipses). La République lui paraît menacée de toutes parts. Par l’extrême-droite, mais aussi par une gauche néototalitaire, ou par les communautarismes ethniques et religieux. Haaretz reproduit assez fidèlement ces propos. Mais en soulignant certains mots. En s’appesantissant sur certaines observations. En insérant, çà et là, un bref commentaire acide. Ou en jouant sur les illustrations. Le diable est dans les détails.

Ainsi, le journal israélien croit pouvoir affirmer, dès le troisième paragraphe : " Dans le débat intellectuel animé qui se déroule dans les journaux français depuis le début des émeutes, Finkielkraut fait entendre une voix déviante, et même très déviante ". Le mot " déviant " - en hébreu comme en anglais - signifie a priori " discordant " ou " non-conformiste ". Mais il suggère quelque chose de plus sombre : la " déviation " morale, y compris sexuelle.

Un peu plus loin, Haaretz laisse le philosophe s’étendre sur la présence de nombreux Noirs au sein de l’équipe de France de football et ajouter que " si on fait une telle remarque aujourd’hui en France, on va en prison ". Ce qui laisse supposer qu’il s’oppose aux lois qui répriment les injures raciales.

Autre manipulation, une photographie de Finkielkraut, en tête de l’interview, porte la légende suivante : " Vous les Israéliens, vous me comprenez ". Ce qui laisse entendre que le philosophe se prévaut , avec une audience juive, de la solidarité communautaire, ou ethnoreligieuse, qu’il réprouve chez les musulmans. En fait, le propos, une fois encore, est apocryphe. Finkielkraut s’est borné à dire : " Je n’ai pas parlé d’une ‘intifada’ des banlieues, et je ne pense pas que ce terme doit être employé. Mais je constate que les émeutiers ont envoyé les plus jeunes d’entre eux en première ligne. Vous avez connu une telle situation en Israël... "

L’interview ne suscite guère de débat en Israël même : à peine quelques mails sur le site interactif de Haaretz. Mais il est bientôt traduit en français, par Michel Warschawski et Michèle Sibony, des Israéliens d’origine française. Deux " résistants ", comme l’écrivait en 2003 Denis Sieffert, dans la revue d’extrême-gauche Politis. Entendons par là : deux relais quasi-professionnels des organisations palestiniennes extrémistes. Pays démocratique, Israël tolère ce type de comportement. Ailleurs, et notamment dans le monde arabe, il pourrait être traité avec moins d’indulgence.

La traduction Warschawski-Sibony s’appuie sur la version hébraïque, plus " dure " et plus réductrice que l’anglaise. Avec des intertitres au vitriol : " L’école en France et des bienfaits du colonialisme ", " Non à l’antiracisme ! ", " Si cela ne leur plait pas, qu’ils rentrent chez eux ! "... Rapidement diffusée - notamment par Internet - dans les milieux de gauche, d’extrême-gauche, propalestiniens, islamiques, elle fait l’effet de la dépêche d’Ems : le télégramme fort courtois que le roi Guillaume Ier de Prusse avait écrit en 1870 à l’intention de Napoléon III mais qui, abrégé et réécrit par Bismarck, s’était transformé en insulte et avait rendu la guerre inévitable. Finkielkraut apparaît désormais comme un " raciste " explicite, dont le langage " ne se distingue plus de celui du Front national ".

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), une ONG proche à la fois du parti communiste et des milieux islamistes (elle a soutenu le port du voile à l’école), porte plainte. D’autres organisations demandent la suppression de Répliques, l’émission de haut niveau que le philosophe anime depuis vingt ans sur France-Culture. Ou exigent son départ de l’Ecole polytechnique, où il enseigne l’histoire des idées. On n’est plus très loin de " l’interdiction professionnelle ".

Le coup de grâce, à cet égard, vient de Sylvain Cypel, rédacteur en chef au Monde. Dans le numéro daté du 24 novembre, ce dernier publie un texte intitulé - en gros caractères - La voix " très déviante " d’Alain Finkielkraut au quotidien " Haaretz ". En fait, ce n’est pas un article, mais une compilation. Cypel se borne à mettre bout à bout des passages litigieux ou passant pour tels de l’interview. Pourtant, il signe. Un geste qui semble avoir pour but de donner le maximum d’autorité et de légitimité à la campagne contre le philosophe.

Le penseur catholique Paul Thibaud, ancien directeur de la revue Esprit, estimait dimanche dernier que " Finkielkraut était tombé dans un piège ". On est en effet contraint, à ce point, de s’interroger sur les liens qui existent ou pourraient exister entre les divers protagonistes. Haaretz et Le Monde sont associés au sein d’un réseau international de presse, nettement orienté à gauche où figurent également le journal italien La Reppubblica ou le quotidien anglais The Guardian. Cela implique que certains textes sont publiés en commun. Et que certaines campagnes d’opinion puissent se propager d’un pays à l’autre.

Mais ce qui est plus frappant encore, ce sont les affinités entre Mishani, Cypel ou Warschawski. Le premier, enseignant à l’université Ben Gourion de Beershévah, rejoint le troisième dans la plupart de ses options idéologiques. Il est l’auteur d’études dépeignant les grands écrivains israéliens comme des " fascistes ". Et le scénariste d’un film décrivant l’oppression que subiraient les travailleurs arabes en Israël, Questions d’un ouvrier mort (2002).

Quant au Français Cypel, dont le père publiait le quotidien yiddish Unzer Wort (" Notre Parole ") (NDLR : journal sioniste de gauche), ses positions d’ultra-gauche et son anti-israélisme ne sont des secrets pour personne. Et lui avaient valu, voici quelques années, quelques remarques amères de la part d’Elie Barnavi, l’ambassadeur le plus à gauche qui ait jamais représenté Jérusalem à Paris.

Pourquoi s’en prendre à Finkielkraut plutôt qu’à un autre ? Parce qu’il est emblématique : républicain, juif fidèle à ses origines mais récusant tout communautarisme ou tout alignement systématique sur Israël, réfractaire au politiquement correct, soucieux d’éthique dans tous les domaines, y compris l’école ou les moeurs. Et plus profondément, parce qu’il serait susceptible de faire basculer une large partie des milieux intellectuels ou universitaires vers un conservatisme modéré de bon aloi.

En fait, d’autres " affaires Finkielkraut " ont précédé celle-ci. Dès 2003, Daniel Lindenberg le classait, dans son livre Rappel à l’ordre (Seuil) parmi les " nouveaux réactionnaires ". Pour s’en tenir à l’année 2005, il y a d’abord eu le " tollé " qui a suivi, au mois de mars, ses remarques sur le " mauvais coton idéologique " - " noirisme " militant, soutien à l’ex-humoriste Dieudonné M’bala M’Bala -que fileraient actuellement les Antilles. Puis, un mois plus tard, un " scandale absolu " : Finkielkraut signait un manifeste condamnant le racisme à l’envers pratiqué par des écoliers ou lycéens d’origine africaine contre des condisciples d’origine européenne (le " racisme antiblanc ").

Une telle cible ne se rate pas. Surtout pas après les émeutes du milieu de l’automne. La presse de gauche ou d’extrême-gauche éditorialise toujours sur le caractère strictement social ou économique de ces violences. Mais publie en même temps des reportages sur le terrain où apparaît une toute autre réalité. Des maires communistes déclarent sans ambages au Nouvel Observateur qu’ils ont demandé l’intervention de l’armée de la République. Le " pays réel " parle comme Finkielkraut. Il faut donc le faire taire. D’urgence.

Source: http://www.a7fr.com/article.php?id=4608


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Michel Gurfinkiel fournit une bonne analyse des évènements et des causalités, par contre un point est improbable dans son texte: une manipulation du HaArets. On peut critiquer la ligne éditoriale gauchiste de ce journal, mais en général les journalistes du HaArets ne mentent pas et ne falsifient pas les informations comme peuvent le faire les journaux français ou certains journaux anglo-saxons comme le Guardian.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Richard_S (Richard_S) le mardi 06 décembre 2005 - 00h34:

Pauline,

J'ai eu un frisson dans le dos en lisant votre demande de signature de petition.

Si jamais, les religieux prenaient le pouvoir en Israel, nous deviendrons a notre tour un pays theocratique similaire a l'Iran.

Moi je reponds NON et MILLE FOIS NON a un parti religieux au pouvoir en Israel.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Douda (Douda) le lundi 05 décembre 2005 - 23h53:

Douda :

Cher Ami Tun,

Tu peux également déclarer qu’aucun pays du Maghreb n’est un pays Arabe, alors racontes nous un peu notre Histoire, celle des Tunes !

Douda du PTB

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Hajkloufette (Hajkloufette) le lundi 05 décembre 2005 - 23h56:

Pauline c est quoi ce message ??? Pourquoi veux tu nous faire signer ce genre de petitions ??? depuis quand les partis religieux malgre tout le respect que je leur dois savent gerer un etat comme Israel ... Ne crois tu pas qu on a assez donne ??? on a subi l assassinat d un de nos premiers ministres , on a subi la pulsa de Noura ... on a subi les ordres de desertion ou de ne pas respecter les ordres ...

Des partis religieux Ok ... mais ce n est pas en deposant une petition qui commence par """ Si D… préserve, Sharon reprend le pouvoir """

Permets moi de te repondre si D preserve les religieux arrivent a obtenir plus de 10 a 15 sieges toutes listes confondues ce sera deja bien suffisant ...

Alors franchement !!!

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Kinor (Kinor) le lundi 05 décembre 2005 - 22h58:

A MENA
« Interception réussie à 6 kilomètres par seconde »

Tout cela est bien beau , mais jusque là , n’importe quel islamiste criminel peut déposer une bombe ou se faire sauter là où il veut .

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Sarel (Sarel) le lundi 05 décembre 2005 - 22h31:

'essayerai de repondre a L'article presente par Mr Maurice
Seulement dans des competitions sportives on a l'avantage et la possibilite d'arreter une montre pour un controle en cours
Dans l'histoire et particulierement en politique il n'y a jamais d'arret de TEMPS
Donc il est "" difficile" de decider et conclure quoique ce soit en se basant sur une phase choisie de L"HISTOIRE

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Meyer (Meyer) le lundi 05 décembre 2005 - 23h23:

A propos d'élections ...

Dans les années 1980, pour les élections au Consistoire de Paris, une liste s'était constituée demandant les voix de ceux qui mangeaient cacher.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le lundi 05 décembre 2005 - 21h27:

Interception réussie à 6 kilomètres par seconde (info # 010412/5) [analyse]

Par Jean Tsadik © Metula News Agency


Il aura fallu un peu plus d’un an aux scientifiques israéliens pour surmonter les problèmes techniques qui avaient conduit à l’essai manqué de leur missile anti-missiles balistiques Khetz-Arrow, en septembre 2004 aux USA [lire Le double échec spatial israélien et ses conséquences].


Alors, lorsque vendredi dernier le chasseur de Météores ("Shihab" en perse) a intercepté le Moineau noir ("Black sparrow") qui figurait un missile iranien, au large des côtes israéliennes, les chercheurs, les militaires et les politiques de l’Etat hébreu qui assistaient au test ont laissé éclater leur joie.


Doron Sulik, vice-président d’Israel Aircraft Industry, (IAI), le fabriquant du système de contrôle de feu du Khetz, ainsi que de son lanceur et du système de contrôle de lancement, a qualifié de "réalisation impressionnante" le test de vendredi, ajoutant que "l’Arrow avait fonctionné à la perfection en interceptant une cible sophistiquée".


Le missile intrus avait été largué peu avant par un F-15 (voir photo) au dessus de la Méditerranée et il faisait route d’Ouest en Est en direction de la Terre Sainte. Le but de ce nouvel essai, le 9ème de l’histoire du Khetz, consistait, en conditions opérationnelles, à détruire un projectile possédant les caractéristiques d’un Shihab III. L’objectif manqué un an plus tôt.


c:/mena1

Un F-15 de l’armée de l’air israélienne libère le faux Shihab



La dénomination Shihab III est d’ailleurs devenue un terme générique, tant les Iraniens attribuent, dans le but de créer la confusion en Occident, ce nom à toute une gamme de missiles aux performances et aux particularités fort différentes. Les Israéliens et les Américains ont pris le parti d’appeler Shihab III le MRBM, le missile balistique de portée intermédiaire correspondant au No Dong nord-coréen et au Ghauri II pakistanais. Dans sa version perse, il s’agit d’une fusée d’un seul étage, possédant une portée de 1'300 à 1'500 kilomètres, soit suffisante pour transporter une charge chimique, bactériologique ou nucléaire de l’ordre de 750 kilos n’importe où sur le territoire de l’Etat hébreu.


Lors d’essais précédents, le Khetz avait déjà démontré sa capacité à détruire les missiles plus anciens, de type Scud B, C et sa variante Al-Hussein, en service notamment à Téhéran et à Damas. Ces Scud possèdent une portée pouvant atteindre 850 kilomètres et une charge utile (un poids transportable) moindre de celui du Shihab III.


La difficulté principale dans l’interception des engins de la classe No Dong réside dans leur vitesse : plus un missile balistique est puissant, plus sa vitesse d’approche est élevée et conséquemment, plus on a besoin de rapidité et de précision lors de son acquisition (identification et suivi) et de sa destruction. Pour pouvoir comparer les défis technologiques posés par ces missiles, nous préciserons que lors de sa phase descendante, le Shihab III-No Dong se déplace à une vitesse de 6 kilomètres par seconde, soit quatre fois la rapidité d’un Scud.


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Le plan de l’essai de vendredi



Détail notable, lors de l’essai de vendredi, le système radar du Khetz était couplé à celui des Patriot déployés dans la région. L’idée étant que si la Flèche (Khetz) manquait sa cible, on se ménageait une sorte de seconde et dernière chance, en mettant à contribution les missiles Patriot de conception américaine, destinés à intercepter, à faible altitude, des objets volants non désirables. Cette mesure est intéressante bien que nous considérions quasi nulle la possibilité qu’un Patriot intercepte un Shihab III.


On comprendra aisément la satisfaction éprouvée par le succès de l’interception du Moineau noir à l’aune des appels du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à rayer Israël de la carte, ainsi que des récents avancements de ses compatriotes dans la mise au point d’un Shihab III opérationnel. Ces progrès ont été constatés à l’Ouest.


A ce sujet, la veille même du dernier test de l’Arrow, le premier ministre israélien Ariel Sharon a prévenu que son pays ne tolérerait pas la nucléarisation de la République Islamique d’Iran. Et mercredi, le chef des renseignements militaires de Tsahal avait averti qu’Israël patienterait jusqu’à la fin mars 2006 afin de permettre à la diplomatie d’obtenir l’arrêt du programme atomique de Téhéran.


A Métula, nous comprenons fort bien les inquiétudes exposées à Jérusalem et considérons que la dotation de Téhéran en armement de destruction massive et dans les moyens d’en faire usage fait courir à l’ensemble de la planète un risque insupportable. Ceci ayant été dit, il reste encore à se poser la question consistant à comprendre quels sont les buts recherchés par la direction islamiste de l’Iran en s’armant frénétiquement de la sorte.


Dès à présent, pour qu’une attaque au Shihab ait une chance de percer le filet de protection constitué par les Khetz, il faudrait militairement que les Ayatollahs soient capables d’envoyer simultanément au moins six à sept missiles sur Israël, et que leurs alliés de Damas participent à l’opération en lançant ce qu’ils ont de Scud sur l’Etat hébreu. Les chances de percer cette défense par une telle attaque sont actuellement de 20% ; celles d’atteindre l’objectif recherché, de 5 à 7% ; celles de détruire Israël (si les missiles sont équipés d’ogives nucléaires) au point de l’empêcher de riposter, de 1 à 3%. Notons que l’application des enseignements recueillis au terme du tir de vendredi va encore considérablement améliorer le pronostic en faveur d’Israël.


Le risque d’une entreprise de cette sorte, pour les dirigeants iraniens, est exorbitant. Dès la première information de Shihab III faisant route vers son territoire, sans attendre de vérifier leur chargement avec exactitude, Israël réduira la Perse en cendres et en fumée. Et contrairement à Ahmadinejad et à ses collègues, l’Etat hébreu dispose des moyens, le cas échéant, de mener à terme une attaque nucléaire avec des résultats connus d’avance. De plus, l’Iran ne dispose pas de protection anti-missiles, le Khetz étant à l’heure actuelle le seul système de ce genre au stade opérationnel.


Et même si d’aventure Israël était rayée de la carte il est plus que probable que les Etats-Unis ferait le travail à sa place.


En termes stratégiques, la conduite d’une telle action par les Iraniens ne constituerait pas une opération suicide mais un suicide tout court. Compte tenu du pronostic d’une telle agression, il faudrait que tout l’establishment iranien soit totalement dérangé pour l’entreprendre. Alors, que veut Téhéran ?


Un autre scénario catastrophe voudrait que les Perses préparassent une sorte de Super 11 septembre nucléo-bactériologique, non contre Israël seule mais contre plusieurs centres de vie occidentaux. Si on retient cette hypothèse, la mise au point du Shihab III ne constituerait qu’une étape technologique vers le développement déjà entamé du Shihab IV – 3'000 kilomètres de portée –, et des Shihab V, Vb et VII encore à l’état de concept – de 4 à 15'000 kilomètres ! –. Israël, dans ce postulat, ne constituerait pas la cible immédiate de l’Etat fondamentaliste ; elle pourrait même lui servir d’alibi, du style : "nous nous armons pour faire face à la menace nucléaire israélienne".


Mais même cette seconde hypothèse me paraît incroyable, puisque, à l’instar de la première, elle se terminerait inéluctablement par le rayage de la carte de… l’Iran. Or, en tant qu’analyste stratégique, je ne crois pas en la possibilité qu’une organisation étatique préparât son suicide de la sorte. Ce, même dans l’optique d’entraîner dans son trépas des millions d’infidèles. Selon ma lecture des évènements, les dirigeants de Téhéran désirent conquérir la terre à la pointe du sabre de l’islam et non disparaître prématurément avec elle. D’autant plus qu’il se passera encore longtemps avant que les Ayatollahs ne détiennent le pouvoir de détruire toute la planète, or, ils prendraient le risque de faire disparaître des millions de musulmans et de voir leur survivre et triompher d’eux les rescapés infidèles. La seconde hypothèse non plus ne me semble pas très sensée.


Alors, la raison de la course à l’armement de Téhéran, quelle est-elle ?


Je la vois très prosaïque. Elle sert à assurer la pérennité de la République islamiste face à la volonté occidentale de la voir disparaître. Non pas qu’Ahmadinejad et ses pareils soient infatués au point de croire qu’ils sont en mesure de vaincre les Américains lors d’un conflit atomique ; en revanche, s’ils croient que les démocraties hésiteraient longuement avant de faire la guerre à un Iran nucléaire, je partage l’opinion des Iraniens. La course à la Bombe et aux Shihab aurait donc pour but de se procurer un parapluie. Un parapluie à l’abri duquel les imams d’Ispahan, de Bam, de Hamadan et de Tabriz pourraient continuer à construire la révolution islamique ainsi que les moyens de lui faire conquérir la terre.


Ce serait… une bombe à retardement, en quelque sorte… sauf si en mai prochain, quelqu’un leur cassait leur parapluie !

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Pauline (Pauline) le lundi 05 décembre 2005 - 20h55:

Je suis croyant et ne voterai que pour

un parti de croyants à vocation unitaire.

SIGNONS TOUS CETTE PETITION !
http://www.ozleisrael.org/petition.php

A l’intention des parlementaires de la Knesset, fidèles á la Torah de D…

de tous courants et de tous genres !

Nous soussignés, qui votons pour vous depuis toujours, sommes inquiets des résultats probables des prochaines élections de la Knesset.

Si D… préserve, Sharon reprend le pouvoir, il est certain qu’il poursuivra ses projets destructeurs de plus belle. Et de la même manière que vous n’avez pas pu empêcher (en raison de vos différends) le désengagement, les reformes économiques qui ont affligé les couches défavorisées socio économiquement de la population et les instituts d’études Toraniques, malgré votre bonne volonté, vous n’arriverez pas en maintenant votre désunion á bloquer les desseins de Mr Sharon. Tant que vous serez séparés, vous continuerez á être pour lui un groupe d’extrémistes qui aboie de façon chronique depuis les rangs de l’opposition.

De grâce, passez à la vitesse supérieure. Cessons de nous comporter comme des mendiants ramassant les miettes sous la table des dénégateurs de la foi !

L’heure est arrivée de se placer en tête de table avec fierté. Il faut que vous preniez le pouvoir. C’est pourquoi, tous les parlementaires traditionalistes et religieux doivent s’unir et ne former qu’un seul parti réunissant tous les croyants.

Maintenant que Sharon a quitté le Likoud, c’est une occasion á ne pas manquer. Les partis : Likoud, travailliste et kadima (de Sharon) n’auront guerre plus de 20 á 25 parlementaires, alors que nous, partis des croyants pouvons atteindre 30 á 40 mandats et ainsi, être le plus grand parti de la prochaine Knesset.

Les Parlementaires de toutes tendances religieuses et traditionalistes doivent s’unir en un seul parti et proposer au peuple d’Israël un programme fondé autour des valeurs bénéficiant du plus large consensus possible, afin d’être élus par tous les croyants en Israël. C’est le seul moyen de contribuer á un profond changement de l’état d’Israël. Ceci est tout á fait réalisable et ne dépend que de nous, car la bonne nouvelle de notre union nous fera bénéficier d'une plus-value considérable de voix parmi l’électorat religieux et traditionaliste qui nourrit un dégoût pour les vaines dissensions.

Si les partis arabes ont compris cela et sont sur le point de s’unir en une seule liste dans le but d'entraver le projet de judaïser le Néguev et la Galilée, nous, le camp des croyants, á plus forte raison, sommes astreints de nous unir pour la réalisation d'objectifs saints.

Dernièrement, l’union a fait ses preuves. Le fait que nos frères n'ont pas détruit les synagogues du Goush Katif de leurs propres mains est le résultat de cette politique d'union. Pour preuve, la détermination du parti Shass en faveur des valeurs sacrées d’Israël et leur capacité á faire bouger les choses et par dessus tout, l’influence déterminante du Rav Ovadia Yossef chlit’’a qui en coup de téléphone au président Katsav a fait plier le gouvernement.

Chers amis, nous sommes surs que pour le peuple d’Israël, vous surmonterez les guerres de sièges et vous vous consacrerez à la guerre sainte pour la gloire de la Torah en oeuvrant pour l’union de tout le camp des croyants en un seul parti qui deviendra le parti du pouvoir.

S’il s’avérait (á D… ne plaise) qu'un parti religieux hésite à relever le défi de l'union, il mettrait alors ses électeurs soucieux du projet dans une situation difficile ou il leur serait difficile de continuer à voter pour lui et préfèreraient donner leurs voix au nouveau parti unifié de tous les croyants, et ce, afin de faire avancer de façon efficace leurs idéaux.

Comme dit préalablement, nous croyons que seul un grand parti de croyants, avec plusieurs facettes, sera capable de lutter avec courage et efficacité contre les nuages qui assombrissent les cieux de notre existence collective: la profanation du Shabbat et des tombeaux juifs, la légitimité de l’homosexualité et des avortements, le manque de pudeur, la délinquance dans le système éducatif, le mépris de la terre d'Israël, la conversion reformée, les mariages Laïcs, la loi « qui est juif », l’immigration non juive, l’atteinte portée aux couches défavorisées de la population, la corruption… et plus important: seule une force unifiée pourra contrer les desseins de Sharon en faveur du changement du système électoral et de l'instauration du vote à la proportionnelle en Israël. Une évidence inquiète fortement Sharon et toute sa clique, le public religieux va en grandissant (cette année, 51% des élèves de kita aleph sont religieux). Dés lors, pour contrer cela, Sharon veut à tout pris, à la prochaine session parlementaire proposer un projet de loi basé sur un système proportionnel régional dans lequel la voix de chaque votant n'a plus le poids qu'elle a dans le système actuel. Vous l'avez compris, le but est clair, barrer la route au public religieux sur la voie du pouvoir. S’il arrive à ses fins, il sera très difficile de faire machine arrière puisque qu'il faudrait une "majorité renforcée" pour l'annuler de nouveau. Donc, si nous ne nous unissons pas maintenant pour conquérir le pouvoir, nous en pleurerons pour des générations !

Unissons nous et par l’amour et l’union qui règnera dans le camp des croyants, nous réussirons á rapprocher le peuple d’Israël des idéaux suprêmes de notre sainte Torah, qui a toujours été la lumière et la puissance d’Israël, comme il est dit : « D… DONNERA DE LA PUISSANCE À SON PEUPLE, D… BENIRA SON PEUPLE PAR LA PAIX. ET DE NOS JOURS NOUS AURONS LE MERITE DE VOIR LA RECONSTRUCTION D’ARIEL (= LE TEMPLE DE JERUSALEM).

Nous avons besoin urgemment de volontaires pour faire signer cette pétition par un maximum d’adhérents et inscrire les données sur le site.

Aussi, merci de nous aider á introduire cette adresse sur un maximum de site

http://www.ozleisrael.org/petition.php

Il reste peu de temps jusqu'aux prochaines élections et la tache est ardue.

Mais si nous le voulons vraiment, avec l'aide de D…, nous réussirons.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emma (Emma) le lundi 05 décembre 2005 - 18h20:

Juifs et catholiques ouvrent une ère de lutte commune contre l'antisémitisme
LE MONDE

Jamais on n'avait vu à Paris une réunion aussi recueillie et chaleureuse que celle des responsables juifs et catholiques qui s'est tenue, dimanche 4 décembre à l'Hôtel de Ville, à l'initiative du Congrès juif européen (CJE), devant cinq cents invités émus et enthousiastes. "L'histoire change de sens", s'écrie le cardinal Lustiger, après avoir entendu Pierre Besnainou, président du CJE, et l'Américain Israël Singer, président du Congrès juif mondial, louer les efforts de l'Eglise pour "enseigner l'estime des juifs" et approfondir sa connaissance des racines juives du christianisme.



"Il y a un avant et un après Vatican II", a renchéri Joseph Sitruk, grand rabbin de France, dans une allusion au concile — dont le quarantième anniversaire sera célébré jeudi 8 décembre — qui changea le discours à l'égard des juifs. C'est Vatican II qui inspira les actes de "repentance" et la visite de Jean Paul II à Jérusalem.


UN PROGRAMME D'ACTIONS


Regarder l'avenir, sans effacer le passé, tel était le but de cette réunion de Paris. Longtemps occupés à apurer les comptes de leur histoire douloureuse, juifs et catholiques ont ouvert une ère nouvelle de "solidarité" dans le droit fil de leur héritage biblique commun. Une action humanitaire est en cours, par exemple, en vue de soutenir l'installation à Libreville (Gabon) d'une grande usine de fabrication de médicaments, lancée par une association catholique, Convivium, et capable de desservir une population démunie de 30 millions d'Africains. Une autre action est engagée par un prêtre, Patrick Desbois, qui enquête en Ukraine sur 1 500 fosses communes, en vue de donner une sépulture décente aux 1 500 000 victimes juives du nazisme dans ce pays.

Ces actions communes ne sont pas que symboliques. Pour les cardinaux et rabbins présents à Paris, elles manifestent une étape nouvelle de cette "réconciliation judéo-chrétienne fragile, mais irréversible", qui aura pour effet de "couper à la base" toute tentative de faire resurgir un "antisémitisme moderne". Netanel Tettelbaum, rabbin de Cologne — qui avait reçu en août Benoît XVI dans sa synagogue — a raconté comment les chrétiens de sa ville, le 9 novembre, anniversaire de la Nuit de cristal de 1938, avaient réagi à une tentative d'agression par des néo-nazis : "En 1938, personne n'avait bougé !"

Juifs et catholiques se remémorent donc leur responsabilité commune : " C'est la révélation biblique qui a planté, au coeur de la civilisation, l'idée que chaque être humain a droit à une égale dignité", a rappelé Mgr Lustiger, pour qui " la ligne de partage entre judaïsme et christianisme est désormais plus mince que celle qui les sépare de... l'islam". Mais tous les orateurs ont convenu que l'islam devait être associé à ces efforts communs pour l'homme.