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Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2007: Commentaires Mai 2007: Archive jusqu'au 25/mai/2007-2
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Bazooka (Bazooka) le vendredi 25 mai 2007 - 14h10:

Lapid,

Je vous cite:

" Les dirigeants du gouvernement actuel d'Israel doivent prendre leurs responsabilites. S'ils n'en sont pas capables, qu'ils laissent la place a d'autres qui sauront, peut-etre, mieux gerer cette situation explosive. S'ils refusent, je pense que le peuple d'Israel saura les obliger, en manifestant en masse dans tout le pays, a quitter ce pouvoir auquel ils s'accrochent desesperement."

Cela a ete fait le 3/05 dernier avec (selon les sources) une participation allant de 150 000 a 400 000 personnes (sur une population totale israelienne de 6,5 millions d'habitants).

J'y etais, et le mot d'ordre etait clair:
suite au fiasco de la Guerre du Liban II, exiger la demission du gouvernement et le reglement de la situation a Sderot et au Neguev.

Que faut-il faire de plus pour qu'on nous entende ?!!!

Shabbath Shalom

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le vendredi 25 mai 2007 - 13h53:

Israël en manque de communi-action Par Caroll Azoulay pour Guysen Israël News - Jeudi 24 mai 2007

Mardi 22 mai, la présentatrice de la chaîne d’information LCI expliquait que " ce matin les raids israéliens se poursuivent dans la Bande de Gaza alors que deux ou trois roquettes se sont abattues en territoire israélien sans faire de victimes".

Cette information intervenait au lendemain d’une journée au cours de laquelle plus d’une quinzaine de roquettes avaient aveuglément frappé Sderot et sa région, faisant une victime et des dizaines de blessés de divers degrés.

Au moment de la diffusion de ce flash d’information, 8 roquettes de type Qassam avaient été tirées par différentes factions islamiques affiliées au Hamas.

Depuis le 15 mai, date à laquelle les tirs de roquettes contre Israël se sont soudain accélérés, les déclarations internationales se sont multipliées pour appeler l’état hébreu à la retenue.

Certains pays, dont la Russie a ostensiblement critiqué les ripostes militaires israéliennes dans la Bande de Gaza, les jugeant "exagérées et non mesurées".

Idem pour l’Arabie Saoudite qui a demandé aux puissances occidentales " de prendre leurs responsabilités et d’obliger Israël à s’engager davantage dans le processus de paix au Moyen Orient".

D’autres, plus mesurés, ont privilégié l’équité en dénonçant avec la même fermeté positions israéliennes et palestiniennes.
Ainsi pour le Canada, qui, dans un communiqué publié par le ministère canadien des Affaires étrangères, a appelé tous les protagonistes à respecter le droit international, à protéger les civils, à éviter les atteintes aux infrastructures et à permettre aux organisations et aux Nations unies de prêter assistance aux blessés.

Aux États-Unis, le porte-parole du Département d’État, Sean McCormack adepte de la politique du 'oui mais non' a appelé le gouvernement israélien "de s’abstenir de porter atteinte aux infrastructures palestiniennes" tout en reconnaissant qu’Israël se trouvait dans une situation difficile l’obligeant à lutter contre les tirs persistants de roquettes sur son territoire.

Alors faut-il pousser le cynisme jusqu’à affirmer que les roquettes Qassam ne tuent pas suffisamment d’Israéliens pour que leurs explosions sur les maisons des habitants juifs terrorisés n’émeuvent suffisamment le monde ?
On n’ose le penser et pourtant comment interpréter le silence des nations face aux violations de territoires perpétrées jour après jour par le Hamas ?

Autant de questions sans réponses qui taraudent un gouvernement israélien toujours aussi impuissant à gérer la couverture médiatique de ses conflits.

Un constat qui a conduit le secrétaire du gouvernement, Israël Maimon à, enquêter trois ans durant, sur les moyens susceptibles d’améliorer l’image d’Israël sur la scène internationale.

Examinant avec soin les lacunes présentes dans le système de communication de l’état hébreu, l’équipe de I.Maimon a remis un rapport de 35 pages au Premier ministre cette semaine.

Parmi les nombreuses recommandations faites par les experts on notera l’appel à la création d’une équipe chargée de coordonner les campagnes médiatiques d’Israël et de recruter des volontaires capables d’assurer les RP 'on line' en cas de guerre.

Dirigé par un responsables doté d’une importante expérience dans le domaine de la communication, de la sécurité et de la politique, ce groupe de travail dirigera le bureau de presse officiel actuel lequel deviendra son antenne opérationnelle sur le terrain.

Les principaux responsables de cette équipe choc assisteront aux réunions ministérielles ainsi qu’aux discussions sécuritaires sensibles afin de pouvoir instruire l’ensemble des conduits de communication traditionnels.

"Ce groupe n’a pas vocation à remplacer les activités des autres sources de RP présents dans les différents ministères " est-il précisé dans le rapport fournit à Ehoud Olmert.

"Son objectif est de coordonner les messages afin de les rendre plus compréhensibles, clairs et consistants et de s’assurer que les différents porte-parole du gouvernement délivrent une information identique".

Autre objectif visé par les experts, la préparation, en amont, de différents scénarios de communication établis en fonction des événements, afin de donner la possibilité aux acteurs publics de réagir avec suffisamment de recul.

Des évaluations concernant les répercussions suscitées par d’éventuelles opérations sécuritaires devraient en outre être effectuées avant même de décider de leur réalisation sur le terrain.

En cas d’urgence nationale, l’équipe sera également chargée de communiquer en direction de la nation afin de maintenir le moral et la capacité de résilience des citoyens.

Le rapport diligenté par I.Maimon recommande par ailleurs de développer les RP sur internet.
Selon les experts en effet, une recherche basique sur le conflit israélo palestinien mène actuellement à des centaines de sites internet présentant la version arabe du problème et à seulement quelques-uns offrant une approche israélienne du conflit.

Des volontaires devraient donc être recrutés afin qu’ils puissent se mobiliser selon les besoins en envoyant opinions, réponses et réactions en temps réel sur la toile.

Une tentative destinée à améliorer l’image d’Israël aurait d’ores et déjà débuté à Sderot.
Une douzaine de résidents parlant différentes langues ont en effet été envoyés en stage intensif de communication (organisé par l’association 'the Israel Project') afin de mieux véhiculer la situation dramatique vécue dans la ville.

Mais il semble qu’il faudra encore de nombreux volontaires et autant de campagnes de communication pour inverser la tendance à l’échelon international, et aux États-Unis notamment.

Un défi difficile à relever si l’on en croit les propos tenus par Malcom Hoenlein, Vice Président de la conférence des présidents des principales des principales organisations juives des États-Unis.

Selon ce dernier, l’élite intellectuelle américaine serait 'empoisonnée' par un venin anti israélien comme le fut avant elle l’élite britannique.

"Ce qui était acceptable dans la classe moyenne l’est aujourd’hui dans la classe supérieure" a indiqué M.Hoenlein pour décrire la delégitimation sous jacente dont souffre Israël et que M.Hoenlein n’hésite pas à assimiler à un "cancer".

Rappelant les résultats d’un récent sondage réalisé par la 'Foreign Policy Association' selon lesquels 60 % des personnes interrogées pensent que le 'lobby juif' exerce une trop grande influence, le Vice Président de la conférence des présidents propose que la jeunesse américaine soit informée sur Israël avant son entrée à l’université pour tenter d’endiguer un phénomène qui pourrait, à terme, mettre en péril le légendaire soutien américain manifesté à Israël.

Un danger que la nouvelle équipe de communication gouvernementale sera chargé d’éviter à tout prix.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le vendredi 25 mai 2007 - 12h51:

Nouvelles de SDEROT et du Neguev occidental

http://www.infolive.tv/home

Infolive.tv - Le journal du 25 Mai 2007

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le vendredi 25 mai 2007 - 11h58:

Cher Emile,

"Quant aux arguments des uns d'attaquer immediatement Gaza, il y a le pour et le contre. Quant aux arguments des autres, a Israel de garder une certaine retenue, ces arguments sont aussi valables.

A mon avis :
1. Israel se doit de frapper tres fort le Hamas militairement et parallelement
2. lancer une campagne publicitaire en montrant du doigt et en rappelant aux Europeens leur passe.
"

Je suis en tres grande partie d'accord avec Stephane Juffa dans son analyse sur la situation actuelle a SDEROT et au Neguev occidental.
Surtout, il ne faut pas laisser pourrir la situation comme nous l'avons fait avec le Hezbollah apres notre retrait du Liban. Certes, il faudra eviter les pieges qui nous sont tendus par le Hamas en coordination avec leurs maitres du Hezbollah, de Syrie et d'Iran. Il faut faire confiance a Tsahal en ce qui concerne sa capacite de maitriser la situation. Notre veritable probleme, ce sont les dirigeants actuels de ce pays qui, par leur hesitation et leur incapacite, donnent a la majorite de la population, sans parler de celles de SDEROT et du Neguev occidental, ce sentiment d'impuissance et d'insecurite. Aujourd'hui des rockets pleuvent sur SDEROT, demain sur Askelon et apres-demain sur Ashdod et pourquoi pas dans quelques mois sur Tel Aviv et ses banlieues. Il faut absolument eradiquer ce tir de qassamim a n'importe quel prix afin de dissuader le Hamas de poursuivre cette politique du pire. Il est vain aujourd'hui de debattre si Sharon a eu ou non raison de faire evacuer la bande de Gaza par les "colons juifs". Cela a ete fait dans un but precis; c'est celui de pouvoir mieux se defendre contre toute attaque eventuelle. Les dirigeants du gouvernement actuel d'Israel doivent prendre leurs responsabilites. S'ils n'en sont pas capables, qu'ils laissent la place a d'autres qui sauront, peut-etre, mieux gerer cette situation explosive. S'ils refusent, je pense que le peuple d'Israel saura les obliger , en manifestant en masse dans tout le pays, a quitter ce pouvoir auquel ils s'accrochent desesperement.

Quant aux dirigeants Europeens et, meme parfois, certains dirigeants americains ( et bien entendu de nombreux pays), permettez-moi de douter de leur objectivite dans leurs prises de position en ce qui concerne la region du Proche et du Moyen Orient. Seule la sauvegarde de leurs interets guident leur politique ! Il sera facile de s'en rendre compte, a nouveau, dans les decisions qui seront prises la semaine prochaine par les membres de la G8.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le vendredi 25 mai 2007 - 09h46:

Une entreprise de déligitimation de l’Etat d’Israël Par Pierre Lurçat pour Jerusalem Post Edition française

Sociologue et philosophe, Shmuel Trigano dirige la revue Controverses publiée aux éditions de l’Eclat, dont le dernier numéro est consacré aux "alterjuifs". A l’occasion d’une conférence organisée à Jérusalem sur le thème de la délégitimation d’Israël, il revient sur la signification de ce concept et sur le danger que représentent ces Juifs ennemis d’Israël.

- Que désigne le concept d’"alterjuif" et pourquoi lui avoir consacré un numéro de votre revue ?

Nous souhaitions aborder un des phénomènes les plus importants des années 2000 : ce discours d’intellectuels s’exprimant "en tant que Juifs", qui a envahi les médias pour faire entendre, au nom de la morale juive et des leçons de la Shoah, une condamnation au fond de l’existence de l’Etat d’Israël, qualifié de bourreau nazi, et des communautés juives accusées de communautarisme. Les discours condamnant Israël à cette époque provenaient aux trois quarts de ces milieux-là. C’est un phénomène considérable qui demande à être analysé. Comment le définir ?
Ces milieux sont juifs, à n’en pas douter, mais ils ont choisi de se dissocier du peuple juif en situation d’adversité, pour l’accabler en se revendiquant d’un "autre" judaïsme. Le mot d’alterjuif est l’heureuse invention d’une des membres du comité de rédaction, Muriel Darmon.
Les groupes qui se sont formés à cette occasion se définissaient comme "une autre voix juive", un "judaïsme alternatif", etc. Face à ce discours, les Juifs tout court sont restés interdits. Nous avons voulu reprendre ce discours point par point et en faire l’analyse critique.

- S’agit-il d’un phénomène particulier à la France ou bien existe-t-il aussi en Israël ?

C’est un phénomène juif mondial allant des Etats-Unis à Israël. Ce genre de choses n’arrive qu’aux Juifs. On n’a jamais vu un intellectuel arabe se livrer à un tel jeu de massacre sur son propre peuple, se faire l’avocat de son propre abaissement, de surcroît dans une situation aussi grave.
Le postsionisme s’y inscrit totalement dans la mesure où son projet est le démantèlement du peuple juif et de l’Etat d’Israël, leur ruine morale, intellectuelle et politique. Le projet postsioniste a ceci de spécifique qu’il s’avance masqué derrière l’idéologie "droit-de-l’hommiste", qui pourrait bien être une mutation génétique du défunt marxisme, après l’effondrement de l’URSS. Je veux parler du postmodernisme. On y retrouve la même incompréhension du fait national.
Ce fut la défaillance la plus grande du marxisme. L’histoire a confondu cette défaillance qui a produit des millions de morts : après 70 ans de communisme, ce sont toutes les vieilles nations de l’Europe de l’Est colonisées par l’URSS, c’est la sainte Russie orthodoxe qui sont réapparues comme si rien ne s’était passé, confirmant la permanence du fait national.
C’est à ce moment-là du retour des nations, au moment où un nationalisme virulent secoue le monde arabe, que les postsionistes demandent à Israël de se faire hara-kiri...
C’est à cette même contestation de la nation que se livrent les "nouveaux historiens" en déconstruisant le récit national juif, selon des méthodes très douteuses qui n’ont d’universitaire que le nom. Ces intellectuels ont perdu la mesure de la critique intellectuelle ou de la contestation politique. Plus profondément, ils ont perdu le sens de la réalité.

- Est-ce un phénomène psychologique (haine de soi juive) ou bien proprement politique ?

L’explication de la haine de soi est une explication psychologique déresponsabilisante. Sans conteste, il y a une dimension pathologique dans ces discours où transparaît paradoxalement une véritable inflation du moi qui part de la conviction de la toute puissance des Juifs (et d’Israël).
Nous avons quelques textes de psychanalystes qui analysent ce syndrome mais nous avons voulu y voir avant tout un acte politique et intellectuel. C’est à ce titre que nous avons analysé avec beaucoup de précision le discours de ces intellectuels et contesté leurs affirmations, qui prennent beaucoup de libertés avec la rigueur intellectuelle et la connaissance historique.
Nous avons en effet assisté à une perversion des critères de la morale et de la vérité qui a campé les victimes en coupables et accusé les victimes des coups qu’elles recevaient. Leur responsabilité politique devant la société occidentale est immense car ils ont contribué à étouffer la réalité de l’antisémitisme.
Les agressions antijuives annonçaient les émeutes qui ont secoué et secouent la France. En déniant l’existence de l’antisémitisme et en en accusant les Juifs eux-mêmes, ils ont endormi les réflexes de la société et sa vigilance face au djihad mondial.

- Quel rôle remplissent les alterjuifs dans le débat politique en France ?

Ce qui s’est passé ces dernières années peut mieux être contemplé avec le recul. Les alterjuifs ont bénéficié d’une couverture médiatique quasi totale, tout en se plaignant d’être victimes de la censure "communautaire".
Ils ont pris en otage l’expression de la voix juive en se présentant en professeurs de morale juive, à un moment où l’Europe, et notamment la France chiraquienne, faisaient entendre une condamnation d’Israël, complaisante envers la cause arabe, pour des raisons à la fois internes (la présence d’une communauté arabo-musulmane très importante) et externe (s’opposer aux Américains).
Aucune autre opinion n’a pu s’exprimer en ces jours-là. La voix des alterjuifs apportait une confirmation de la condamnation. La pire des choses était que l’acte d’accusation était dressé par des voix juives. Mais au fond, c’est vieux comme le monde...

- Pourquoi les alterjuifs consacrent-ils tant d’efforts à vouloir priver les Juifs du droit de parler de la Shoah ?

C’est que la Shoah les gêne beaucoup. Elle les gêne parce qu’elle rappelle que les Juifs ont été détruits dans la Shoah en tant que peuple, tandis que leur vision pseudo-éthique d’un Israël "conscience" de l’humanité ne résiste pas à cette confrontation.
L’alterjudéité concerne en général des milieux juifs qui se sont éloignés de la vie juive. C’est leur droit, néanmoins ils ressentent une existence juive au grand jour comme une menace et une agression envers leur façon d’être, une monstruosité. Avez-vous remarqué que ce sont les Juifs vivants qui dérangent l’ordre du monde ? Les Juifs ont l’indécence de vivre après la Shoah et de rendre un coup quand ils le reçoivent !

- Existe-t-il un lien entre le phénomène alterjuif et la réalité politique israélienne ?

Il ne faut pas oublier que le fléau en question est venu d’Israël. Depuis la fin des années 1990, les postsionistes et autres nouveaux historiens se sont livrés à une entreprise méthodique de destruction symbolique d’Israël, accrédités par les chaires universitaires qu’ils occupent. Le coup ne pouvait pas être plus fatal. Si Israël le dit...
Sachez que ces livres sont automatiquement traduits en France. Comment voulez-vous que réagisse le public qui reçoit ces ouvrages ? Il les prend au sérieux. Il ne fait pas de doute qu’une société israélienne dont les élites produisent un discours autodestructeur de ce type-là, est gravement malade.

- Quel danger représentent les alterjuifs ?

Le danger concerne l’image de soi. On ne respecte que les gens qui se respectent. Montrer un tel visage, c’est lancer aux ennemis d’Israël, hélas fort nombreux, un signal très clair les poussant à l’attaque, en leur donnant le sentiment qu’il ne reste plus qu’à donner l’estocade finale pour en finir avec les Juifs.
Par ailleurs, leur discours pseudo-moral se fonde sur une injustice à base de mépris ethnique : ils pleurent le malheur palestinien - "péché originel" d’Israël - mais restent cois sur l’injustice dont le monde séfarade a été victime de la part du monde arabe. L’Etat d’Israël n’a aucune dette envers le monde arabe et les Palestiniens.
Il y a eu un échange de populations et des spoliations bien plus importantes pour les Juifs issus du monde arabe. Leur souffrance, leur mémoire, leurs intérêts sont profondément bafoués par ce discours autoaccusatoire. C’est comme s’ils n’existaient pas alors qu’ils constituent la majorité de la population israélienne.
Les dimensions symboliques et culturelles sont capitales sur le plan politique : avant de détruire quelqu’un, on ruine son image morale, son prestige de telle sorte que le frapper devient "normal". C’est ce qui est en jeu aujourd’hui : tous ces discours augurent-ils d’une entreprise de destruction à venir d’Israël ?
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Forum Leatid Israël et la revue Controverses organisent une soirée débat sur le thème "La déligitimation d’Israël : AlterJuifs et post-sionisme", avec Itshak Adda, Eliézer Cherki, Muriel Darmon, Manfred Gerstenfeld, Pierre-Itshak Lurçat et Shmuel Trigano. Mardi 29 mai, à 20h30. Campus Kiriat Moria (Binian Mélitz), 3, Rehov Ha’Askan, Jérusalem.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le vendredi 25 mai 2007 - 07h36:

Gaza : la seconde banqueroute d’Olmert et Cie (info # 012405/7) [Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency



Les craintes que j’avais exprimées quant à la capacité d’Ehoud Olmert de diriger le pays en période de crise se réalisent malheureusement. Les mauvaises lectures de la situation stratégique par le gouvernement israélien, accompagnées d’actions incomplètes sur le théâtre militaire de Gaza, se reproduisent, comme si la Deuxième guerre du Liban n’avait pas eu lieu. Et comme dit le proverbe latin, "se tromper est humain mais persévérer dans son erreur est diabolique". Là, on fonce, bille en tête, vers une commission d’enquête Winograd 2 sans que, malencontreusement, il ne s’agisse de ma part d’une plaisanterie de mauvais goût ou d’une extrapolation fumeuse…



Avant de me pencher sur la situation à proprement dit, j’avance une remarque liminaire. Celle-ci est également liée à la perception stratégique du différend israélo-arabe dans sa globalité : comme durant les 34 jours qu’a duré la guerre avec le Hezbollah, l’Etat hébreu, dans son environnement géopolitique, ne dispose pas du luxe de s’accommoder du bombardement de ses villes par des canons arabes. Peu importe le prix militaire à payer – personne n’a jamais affirmé que la guerre était une discipline de salon –, et, préalablement à l’analyse des remèdes tactiques à l’attaque préméditée du Néguev par les Qassam du Hamas, il convient de s’arrêter sur ce point. De remarquer, également, que, similairement à l’origine du dernier conflit libanais, l’initiative, je veux dire l’acte déclencheur, je veux encore dire le crime de guerre en droit international, appartient à la partie islamiste. Ici, des bombardements délibérés et quotidiens de Sdérot, là, l’assassinat de deux soldats effectuant une patrouille à l’intérieur du territoire des Hébreux. Sans qu’il n’y ait eu provocation préalable de la part de Tsahal, sans que ces actes ne s’inscrivaient dans une cascade d’événements violents ou d’incidents de frontière.



Mon ami et mon maître, feu le général Béni Péled, ancien commandant de l’armée de l’air, me parlait souvent – cela figurait en bonne place dans sa longue liste des inconsistances qu’il dénonçait dans l’organisation de l’Etat d’Israël -, de l’appellation de son armée : "Tsahal". Tsahal, ce sont les initiales de Tsva Hagana Le’Israël, l’Armée de Défense d’Israël. "Pourquoi pas Tsva Israël, comme toutes les forces armées de toutes les nations "normales" de la planète ?", me lançait Béni, presque méchant, comme si c’était moi qui était responsable de toutes les inconséquences construites dans ce pays. "Il est clair que l’objectif d’une armée est de défendre un pays", reprenait le général, fort de son regard bleu glacial, qui vous traversait le cerveau de part en part, "mais pour mener à bien cette tâche, en temps de guerre, une armée doit tantôt s’affranchir d’opérations défensives mais aussi d’actions offensives. Or", poursuivait Péled, en haussant le ton sans jamais perdre ses nerfs, "l’appellation même de notre armée procède d’un non-sens stratégique, que l’habitude et la tradition ont transformé en doctrine : se défendre, c’est bien et c’est noble – en conformité avec les fondements du nouvel Etat juif –, mais prendre des initiatives nécessaires pour se protéger, ce serait arrogant, voir criminel.".



A Sdérot, Tsahal se défend ; elle localise et amenuise l’aire de confrontation. Comme au Liban, elle partitionne son effort, en faisant porter la quasi-totalité à l’aviation. Pendant ce temps, le gouvernement avertit et menace publiquement les membres de l’aile politique du Hamas et les chef de sa branche armée, leur octroyant juste ce qui leur fallait de temps pour qu’ils disparaissent des rues de Gaza, cessent d’utiliser leurs téléphones portables et prennent le maquis. Depuis qu’Olmert, Péretz et Snéh on promis l’éliminer les individus appartenant à ces catégories, AUCUN n’a été atteint. Comme au Liban ! Vous parlez d’une mise en pratique des leçons de leurs erreurs…



Pendant ce temps, surtout, Sdérot s’est vidée de 80% de ses habitants et, ce qui est plus grave encore, les Qassam continuent de s’abattre sur cette ville, faisant le pied de nez à la soi-disant troisième armée du monde. Les télévisions de nos ennemis passent en boucle les images des fuyards se battant pour obtenir une place dans un autocar en partance. Et Béni Péled crie si fort, la nuit, du haut de son nuage, qu’il m’empêche de dormir. Il fait le siège du bureau de Moïse pour demander une permission de trois semaines pour quitter le paradis, étrangler Olmert et remettre nos idées en ordre.



Ce qu’Olmert n’a pas compris, et d’autres avec lui, c’est que, quel que soit le prix à payer, si Israël entend survivre à terme, dans cette partie du monde qui lui est hostile, elle doit appliquer le principe de la défense territoriale. Ca se traduit simplement par : Touche pas à mes citoyens ! On commence par faire ce qu’il faut pour protéger les gens, tout ce qu’il faut – et qu’on ne vienne pas prétendre qu’Israël n’a pas les moyens d’annihiler les capacités du Hamas à Gaza. Je veux bien qu’il s’agisse d’une guerre asymétrique, avec des facteurs compliquants, mais cela demeure un objectif infiniment plus aisé que se confronter à l’Iran ou à la Syrie – et ensuite on appréhende les choses dans leur globalité stratégique.



Depuis le dernier conflit du Liban, Israël accepte de mener des guerres en laissant des parties habitées de son territoire bombardées par des canons arabes. Cela constitue un signal suicidaire : désormais, il ne reste aux ennemis d’Israël qu’à moduler l’intensité de leurs attaques pour atteindre Tel-Aviv. Cela a donné plein d’idées à Béchar Al-Assad. Haïfa a déjà subi les bombardements du Hezbollah et ses habitants ont payé un lourd tribut en vies humaines, dû uniquement aux inconséquences des décideurs politiques et des officiers à la tête de l’appareil sécuritaire.



D’abord faire cesser les tirs contre le territoire d’Israël ! Priorité absolue ! C’est le devoir d’une puissance régionale, et c’est ce que ces messieurs n’ont pas saisi. De plus, cette première riposte doit s’accompagner d’une démonstration de force et de puissance et Israël en a largement les moyens. Au Liban, il ne fallait pas mobiliser 30 000 réservistes, mais 200 000. Ne pas attendre, ne pas laisser les "mauvaises images" s’incruster dans la pellicule. Montrer au camp adverse à quel point il a été déraisonnable et impulsif de s’attaquer à l’immense Tsal [1]. Montrer, sur les mêmes écrans de télévision arabes, ce qu’il en coûte de tuer des civils israéliens, à quel point la note finale est épicée !



Même en matière stratégique, il existe des "moments", qui ressemblent à ceux qu’on étudie en physique, durant lesquels le calcul des probabilités du nombre de soldats tués dans un conflit envisagé n’est pas de mise. Pas plus que la quantification de la probable réaction de défiance internationale. Car nous avons été attaqués, messieurs, par les supplétifs d’organisations qui ne font pas mystère de leur dessein de nous effacer de la surface de la terre ! Dans ces conditions, l’équation est triviale : soit on détruit son génocidaire en herbe tout de suite, lorsqu’on en a les moyens, soit on devra l’affronter lorsqu’il se sera aguerri à nos méthodes, modernisé, mieux équipé, que ses effectifs auront grossi et que des alliés à lui se joindront à sa prochaine agression contre nous. Il n’existe pas de troisième choix.



De plus, le temps est compté. Ne pas le comprendre constitue une autre faute d’Olmert et Cie. Dans la réalité de politique internationale dans laquelle nous évoluons, un mois pour détruire le Hezbollah – sans même y parvenir – c’est énorme. Quant à Gaza, quatre jours après que les islamistes auront cessé de canarder Sdérot, grâce aux dommages que les frappes chirurgicales infligent à leur capacité opérationnelle, le monde exigera de Jérusalem qu’elle accepte de respecter la "trêve". Laissant, comme au Liban, l’opportunité aux intégristes de soigner leurs plaies, d’étudier les leçons de l’ultime bagarre, de se réarmer, et de reprendre les hostilités lorsqu’ils le jugeront opportun.



J’ai entendu Javier Solana, le chef de la politique étrangère de l’Union Européenne, peser de tout son poids diplomatique, en Israël et au Liban, pour faire cesser la violence. Mais pour sauver qui, M. Solana ? – la population palestinienne qui croule sous la guerre civile ? Mahmoud Abbas et sa présidence en ombres chinoises ? La paix ? Quelle paix ?



Les seuls bénéficiaires des efforts des diplomates de votre genre sont les extrémistes intégristes. Ceux qui empêchent la vraie paix de s’instaurer entre gens raisonnables. L’accalmie ne profiterait qu’au Hamas et au Djihad en Palestine, au Fatah el-Islam et à Béchar Al-Assad au Liban. Solana a oublié un principe indissociable des axiomes de la diplomatie : la guerre est le moyen – ultime, certes – de solutionner un différend critique, lorsque toutes les autres méthodes ont échoué. Or, à Gaza, nous avons affaire à des organisations violentes et terroristes, qui ont statué de longue date sur le fait qu’elles ne cesseraient leur combat que lorsque Israël aura été rayée de la carte. Corollaire de cet objectif des islamistes, leur désintérêt absolu pour la solution des deux pays pour deux nations et la guerre civile qu’ils mènent contre le Fatah qui y est intéressé.



Il faut détruire les têtes de pont intégristes sur la rive orientale du bassin méditerranéen. C’est cela, l’objectif bien compris de l’Union Européenne, et ce à quoi vous devriez collaborer, M. Solana.



Est-ce à dire "par tous les moyens" ? Est-ce à dire en utilisant la méthode "Sétif", employée par les Français pour raser une ville en Algérie ? Est-ce à dire, à la libanaise, en coupant l’eau et l’électricité, par 33 degrés à l’ombre, aux 40 000 civils du camp de Nahr El Bared ? Non. C’est totalement inutile. L’application d’une attitude stratégique cohérente n’impliquant nullement le recours à la sauvagerie. Au contraire, la mise en place d’une stratégie claire, intelligente, aux objectifs précisément définis, possède, entre autres avantages, celui de faire l’économie de bien des souffrances civiles et de la vie de nombre de soldats. Souvenez-vous, au Liban, la plupart de pertes de Tsahal ont résulté de la confusion stratégique et, partant, tactique. Les pertes civiles dues aux roquettes : au maintien des capacités de lancement du Hezbollah.



Puisque la technique N’y a qu’à n’est pas une spécialité de la maison, je vais entrer, une fois n’est pas coutume, dans des considérations d’ordre tactique. Tout d’abord, cela prendrait une journée et peu de pertes : il faut réoccuper la voie Philadelphie, qui marque les quelques kilomètres de frontière entre Gaza et l’Egypte. Pour ce faire, on aurait à couper, temporairement, la cité limitrophe de Rafah du reste de la bande. Tant que cette manœuvre ne sera pas effectuée, tout ce que fait Tsahal correspond à écoper l’eau d’un bateau sans se soucier de fermer la voie d’eau. Pourtant, il importe, impérativement, d’empêcher le renouvellement des armes et des munitions que le Hamas est en train de perdre dans la bataille.



Ensuite, il est nécessaire de mobiliser 50 000 réservistes et de les déployer, massivement, dans les zones et les quartiers de Gaza où existent les postes de commandement, les casernements, les demeures, les fabriques et les magasins d’armes des intégristes et de leurs chefs.



Puis il faut faire intervenir intensément nos commandos. C’est leur boulot, c’est pour cela qu’ils ont été formés. Agir afin de défendre les citoyens d’Israël, quitte à risquer leur vie à leur place ; c’est plus que cela, c’est leur affectation. C’est à eux qu’il incombe de compléter l’action de l’armée de l’air en "allant chercher" au sol les chefs de la Force exécutive et les ministres du Hamas.



Je parle d’une opération qui durera deux semaines, trois au maximum. A l’issue d’icelle, il ne sera pas nécessaire de maintenir l’occupation de la bande de Gaza. Elle aura suffi à démanteler, pour longtemps et en profondeur, la structure terroriste du Hamas et du Djihad, exactement comme ce fut le cas, dans le sillon de l’opération Rempart menée en Cisjordanie : le terrorisme ne s’en est jamais relevé.



Bien sûr des soldats tomberont dans l’exercice de leur tâche. Comme sont tombés 23 000 Israéliens avant eux, pour que ce pays vive. Et surtout, les militaires agiront pour eux-mêmes, afin d’assurer leur avenir, ainsi que la sécurité de leurs familles et de leur descendance. Car la tête de pont des Iraniens, qui est en train de se lober entre les côtes d’Israël, est une tumeur bénigne en voie de malignisation. C’est un exemple d’indécision à oblitérer, un abcès concurremment démangeant, qui, s’il n’est pas traité à la base, se transformera en danger existentiel pour Israël. Pour les Palestiniens, puis, pour les pays arabes avoisinants, avant de se tourner vers la Grèce et le centre de l’Europe.



Comme l’a répété Farfour aux enfants, le Mickey Mouse de la télévision du Hamas, cette semaine, "après la victoire de la Djihad, l’islam régnera sur la terre, et tout le monde connaîtra la vérité, le bonheur et l’amour". Ce paradis vous tente-t-il ?





Note :



[1] Tsal, Tsva Israël, l’armée d’Israël.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emile_Tubiana (Emile_Tubiana) le vendredi 25 mai 2007 - 07h08:

Chère Girelle, Dieu seul le sait si j’oublie Israël. En réalité Israël occupe le maximum de mon temps et de ma pensée. J’avais 5 sœurs et 2 frères dont 4 sœurs et 1 frère en Israël. Depuis plus d’un mois il ne me reste que 3 sœurs et 1 frère en Israël. Et une sœur et un frère a l’étranger. Je ne me plains pas, c’est juste pour vous dire combien Israël et mon people pèsent sur mon cœur.

Revenons à nos moutons. La question de ce qui se passe à Sdérot nécessite de comprendre le côté stratégique de Sharon. Celui-ci avait renoncé à Gaza pour une raison bien définie. En lançant l’idée aux Américains de vouloir se retirer de Gaza, il avait en fait tendu un piège aux quatre grands et aux Palestiniens. Sharon ne communiquait jamais ses pensée à qui que se soit. Comment pouvait-il dire non aux Américains pour la « feuille de route » et tout particulièrement à son ami, le président des Etats-Unis. En se retirant de Gaza il a en fait créé une nouvelle situation pour la division du peuple palestinien.

La feuille de route ne pourrait plus être valable quand du côté palestinien le Hamas ne veut même pas reconnaître Israël. Sharon n’avait hélas pas transmis à ses collègues du gouvernement actuel la suite et les pas à suivre de sa pensée. Il est certain, selon moi, que cette histoire de Gaza durera très longtemps et permettra à Israël d’avoir du souffle pendant des dizaines d’années sans que personne ne puisse lui reprocher quoique se soit.

A votre question, s’il y aurait des moyens de détecter et d’éliminer ces roquettes. Il est certain, et ce serait fait, quand la nécessite obligera le gouvernement. Quant aux arguments des uns d’attaquer immédiatement Gaza, il y a le pour et le contre. Quant aux arguments des autres, à Israël de garder une certaine retenue, ces arguments sont aussi valables.

A mon avis :
1. Israël se doit de frapper très fort le Hamas militairement et parallèlement
2. lancer une campagne publicitaire en montrant du doigt et en rappelant aux Européens leur passé.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Bazooka (Bazooka) le vendredi 25 mai 2007 - 06h43:

Laurent Gerra et Nicolas Sarkozy (a l'epoque ou il etait encore ministre):

http://www.metacafe.co.il/watch/459954/

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le vendredi 25 mai 2007 - 05h16:

Nouvelles de SDEROT et du Neguev occidental

url : http://www.guysen.tv/?vida=1492

journal de la nuit du 24 au 25 Mai 2007

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http://www.infolive.tv/home

le journal du 24 mai 2007

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le vendredi 25 mai 2007 - 05h01:

L'Iran préparerait une offensive prévue cet été contre les forces de la coalition en Irak. Le Monde.fr, avec Reuters - 22.05.07

"L'Iran serait en train de nouer des liens avec des éléments d'Al-Qaida et des insurgés sunnites en Irak afin de lancer une offensive, prévue cet été, contre les forces américaines et britanniques, selon des informations obtenues auprès d'officiels américains par le quotidien britannique The Guardian. L'objectif serait de pousser le Congrès américain à accélérer le retrait des troupes américaines d'Irak. Pour les Iraniens, il s'agirait d'infliger une défaite militaire et diplomatique aux Etats-Unis, afin d'affaiblir l'influence américaine au Moyen-Orient et d'accroître la leur.

ACTIVITÉ CROISSANTE DES SERVICES IRANIENS

"Nous pensons qu'Al-Qaida et l'Iran vont accroître leurs actions avant le mois de septembre, au cours duquel le commandant en chef des forces américaines en Irak doit évaluer l'impact de l'envoi de troupes supplémentaires", indique l'interlocuteur du journal britannique, qui ne dévoile pas son identité. A cette date, le général David Petraeus, chef du contingent militaire américain en Irak, devrait faire le point sur l'opération de sécurité menée depuis février par les forces américaines et irakiennes à Bagdad, qui doivent recevoir le renfort de 30 000 hommes supplémentaires.

Selon le quotidien britannique, l'action des Iraniens ne se limiterait plus à la région chiite de Bassora, dans le sud du pays. La stratégie iranienne prendrait en compte toutes les composantes irakiennes. Les Iraniens seraient en contact avec les groupes sunnites proches des Syriens, et les Kurdes de l'Union patriotique du Kurdistan, réputée proches des Américains. La Syrie, qui soutient les groupes salafistes, travaillerait main dans la main avec Téhéran et poursuit le même objectif de déstabilisation des forces de la coalition en Irak. Selon les Américains, entre 80 % et 90 % des djihadistes entrant en Irak passeraient par la frontière syrienne.

Les officiels américains disent percevoir une évolution dans la stratégie de Téhéran, alors que l'Amérique se met à douter de son engagement en Irak. Les Américains voient aussi une évolution de la stratégie iranienne en Afghanistan, où Téhéran soutient désormais les talibans contre les forces américaines, britanniques et celles de l'OTAN.

LE NIVEAU DE LA VIOLENCE N'A PAS BAISSÉ

Malgré des contacts diplomatiques, prévus la semaine prochaine à Bagdad, les officiels américains considèrent qu'il n'y aucun ralentissement dans l'activité des services iraniens en Irak. Les Américains ont entrepris de contrer l'action des Iraniens en Irak, avec l'arrestation des cinq membres des gardiens de la révolution en janvier, à Erbil, dans le Kurdistan.

Un conseiller du général Petraeus, cité par The Guardian, indique que le nombre des victimes de l'insurrection dans la zone de Bagdad et la province d'Anbar a baissé au cours des dernières semaines, mais que la violence s'est déplacée dans la province de Diyala (Nord) et dans certains quartiers du sud de la capitale."

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Cacouboulou (Cacouboulou) le vendredi 25 mai 2007 - 00h25:

Lu sur Nouvel Obs

Cisjordanie: l'armée israélienne interpelle une trentaine de responsables du Hamas

"La France condamne de la manière la plus claire l'arrestation d'un ministre, de députés et élus palestiniens et demande leur libération immédiate"

AP | 24.05.2007 | 15:36


L'armée israélienne a arrêté jeudi matin plus d'une trentaine de hauts responsables du Hamas dont un ministre du cabinet d'Ismaïl Haniyeh ainsi que des députés et maires palestiniens issus du Hamas dans le nord de la Cisjordanie.

Cette vague d'interpellations s'inscrit dans le cadre de ses opérations de représailles aux tirs de roquettes du mouvement radical contre l'Etat hébreu. Justifiant l'opération à la radio de l'armée israélienne, le ministre de la Défense Amir Peretz a souligné qu'"il valait mieux des arrestations que des coups de feu" et faisait office de message aux organisations militaires tirant des roquettes.

Le Hamas a répondu que les attaques continueraient et a donné, a-t-il fait savoir par voie de communiqué, "carte blanche à (ses) cellules pour frapper l'ennemi n'importe où en Palestine", terme qui inclut Israël, pour ce groupe. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que les tirs de roquettes devaient "cesser afin que nous puissions conclure une trêve avec Israël".

Paris a dénoncé les arrestations. "La France condamne de la manière la plus claire l'arrestation d'un ministre, de députés et élus palestiniens et demande leur libération immédiate", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. "Ces arrestations sont graves. Elles risquent d'hypothéquer l'avenir du gouvernement d'union nationale ainsi que la possibilité d'une reprise des négociations entre les parties", ajoutait-on, en appelant toutes les parties au dialogue.

Parmi les responsables interpellés figure le ministre de l'Education Nasser Chaer, considéré comme un pragmatique au sein du Mouvement de la résistance islamique. Selon son épouse, Houda Chaer, les soldats israéliens sont venus dans leur maison de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, pour l'arrêter et ont également saisi son ordinateur.

C'est la deuxième fois que Chaer est interpellé dans une rafle des membres du Hamas depuis l'an dernier.

Les soldats israéliens ont également arrêté l'ancien ministre palestinien Abdel Rahman Zeïdan, ainsi que les députés Hamed Bitaoui et Daoud Abou Ser, et les maires des villes de Naplouse, Kalkiliya et Beïta -Adli Yaïsh, Wadjih Kawas et Arab Chourafa- de même que Fayad al-Arba, le président de la principale organisation caritative islamique de Naplouse.

Les soldats israéliens sont aussi à la recherche d'Ahmed Haj Ali, un parlementaire du Hamas à Naplouse et qui ne se trouvait pas à son domicile, selon des voisins.

Après une trêve de six mois, les militants du Hamas et du Djihad islamique ont repris mercredi dernier leurs tirs de roquette depuis la Bande de Gaza sur le territoire israélien. En moins d'une semaine, plus de 150 roquettes se sont abattues sur la région de Sderot, une ville israélienne proche de la frontière avec la Bande de Gaza. Lundi soir, pour la première fois depuis le début de cette nouvelle campagne, ces tirs ont tué une Israélienne.

Au cours de la semaine passée, plus de 40 Palestiniens ont été tués dans les frappes aériennes israéliennes sur des cibles du Hamas en riposte aux tirs de roquettes des militants palestiniens. AP

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le jeudi 24 mai 2007 - 22h20:

Bayrou donne le coup d'envoi de la campagne législative du MoDem

François Bayrou, "troisième homme" de la récente présidentielle, devait donner le coup d'envoi de la campagne législative du Mouvement démocrate (MoDem), son nouveau parti du centre "indépendant", lors d'une réunion publique jeudi soir au Zénith à Paris.
Lâché par la grande majorité des députés UDF [22 sur 29] ralliés à Nicolas Sarkozy, l'ex-candidat à la présidentielle sera entouré des rares parlementaires centristes qui lui sont restés fidèles, de Corinne Lepage, présidente du mouvement écologiste Cap 21, et surtout de nouveaux visages......

Dès le soir du 6 mai, le leader centriste avait souligné la nécessité de construire un "contre-pouvoir" à l'Assemblée nationale, pour éviter de laisser le "pouvoir absolu" au nouveau président de la République.
Le "troisième homme" de la présidentielle sait que cette nouvelle bataille sera "rude". Mais il se félicite de s'être clairement "émancipé" de l'UMP et de pouvoir construire sur du neuf, portant ses espoirs notamment sur les municipales de 2008, selon un de ses proches.
Le MoDem, qui revendique "70.000 adhérents" et présente 535 candidats aux législatives, est crédité d'un score de 8,5% au premier tour, selon un sondage Ipsos publié mercredi.
Mais en l'absence d'alliance avec l'UMP ou avec le PS, les projections en sièges effectuées par d'autres instituts (BVA et TNS Sofres) ne lui donnent qu'entre zéro et dix députés, pas assez pour constituer un groupe parlementaire.
Une nouvelle traversée du désert pourrait donc s'ouvrir pour M. Bayrou, qui a pourtant réalisé un score de 18,57% au premier tour de la présidentielle.
"En 1951, De Gaulle avait fait élire près de 120 députés, un an après il ne lui en restait plus un", rappelle un proche.

[Les autres candidats] sont pour la plupart des inconnus au niveau national, à l'exception de sept députés sortants (5 investis, 2 soutenus), de six députés européens comme Marielle de Sarnez, vice-présidente de l'UDF, et de quelques personnalités comme l'ancien ministre Azouz Begag et l'ex-judoka Djamel Bouras [ dont le choix est tres conteste . cf les posts Par Lapid (Lapid) le mardi 22 mai 2007 - 09h23:, Par Lapid (Lapid) le mardi 22 mai 2007 - 10h03:, Par Lapid (Lapid) le mardi 22 mai 2007 - 10h23:,Par Girelle (Girelle) le mardi 22 mai 2007 - 11h08:, Par Braham (Braham) le mardi 22 mai 2007 - 14h03:.]