Archive jusqu'au 16/août/2005

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2005: Commentaires Aout 2005: Archive jusqu'au 16/août/2005
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Francois (Francois) le mardi 16 août 2005 - 06h26:

Terrible journée

Cette journée est décidemment terrible. Que l'on soit pour ou contre le désengagement, il n'est pas possible de rester insensible à la tristesse de ces habitants de Gaza qui ont travaillé durement pour transformer en oasis prospères des bouts de désert laissés à l'abandon par les arabes depuis 14 siècles. Ils vont perdre une terre qu'ils aiment et pour laquelle ils ont du payer un prix élevé, puisqu'ils ont compté de nombreuses victimes dans leurs rangs.

On ne peut que souhaiter que la décision de Sharon soit profitable car si elle conduit à un nouvel échec comme Oslo, il faudra faire payer un prix élevé à ceux qui auront conduit Israël dans une impasse meurtrière. L'establishment israélien essentiellement de gauche a voulu ce retrait et il l'a obtenu de manière non démocratique et en utilisant une propagande qui n'a rien à envier à celle utilisée par les ouistes lors du récent référendum. L'establishment israélien porte donc l'entière responsabilité de cette décision et s'il échoue, il faudra lui demander des comptes comme après l'échec de 1973.

Il est clair que ces 8000 israéliens de Gaza n'avaient à priori aucun avenir au milieu d'1,5 million d'arabes et que leur protection qui nécessitait 20000 soldats faisait peu de sens car il s'agissait de mobiliser des ressources importantes pour maintenir une situation qui paraissait à priori non viable.

Pour autant, un pays ne se gère comme une entreprise dont on fermerait les filiales déficitaires. L'essentiel est peut être ailleurs, sur le plan politique: était-ce le bon moment pour procéder à ce retrait? Bien que sévèrement battus durant la dernière guerre d'Oslo, il est possible tout à fait possible que les arabes qui ont tendance à prendre leurs désirs pour des réalités en viennent à penser qu'ils ont vaincu Israël à Gaza et qu'ils décident de reprendre leur guerre d'usure contre Israël.

Dans ce cas le désengagement aura été un échec patent car il aurait tout aussi bien être effectué plus tard dans des conditions forcémment meilleures puisqu'il est peu vraisemblable que les rapports de force cessent d'évoluer en faveur d'Israël au vu des tendances actuelles.

Il faut cependant souhaiter que ce retrait soit fructueux et que le sacrifice des ces 8000 malheureux et de tous ceux qui se sont battus pour Gaza serve à quelque chose de positif.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le mardi 16 août 2005 - 00h19:

Raconté par une proche et significatif d'un changement d'epoque:

"Mon frère était à Sousse; il est revenu très peiné et révolté car l'hotel n'etait pas bien entretenu du tout. Il parait que l'islamisme s'est bien installé dans cette ville; les filles sont voilées en grand nombre et les allusions sont fréquentes du style vous ne nous ferez pas changer nous resterons islamistes;
Ils ne veulent plus des touristes bien que ce soit leur principale source de revenus!"

Ben Ali a du pain sur la planche... Qui a dit que la Tunisie va pouvoir resister a la vague islamiste qui menace tous les pays musulmans?
Freres feujs, encore inconditionnels des visites en Tunisie, profitez vite de ces derniers moments car bientot on ne sera plus les bienvenus au pays de Bourguiba meme avec des devises dans les poches.. quant aux bikinis, ils resteront au vestiaire...
Si la Tunisie perds le tourisme sa principale source de revenus (le reve de tous les islamistes qui s'attaquent aussi a Egypte par ex..)elle s'enlisera dans le declin economique comme l'Algerie..

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Albert (Albert) le mardi 16 août 2005 - 00h11:

OPERA LYRIQUE '...HAVER AVNER...' AU PTB...

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Davideden (Davideden) le lundi 15 août 2005 - 21h01:

Il n'y a pas de solution sterile au conflict Judeo-Arabe.
La co-existence entre les 2 peuples en tant que peuples egaux est impossible.
Les Arabes ne veulent pas de Juifs ni a Gaza, ni a Baghdad ni a Tunis.
la solution est le nettoyage ethnique. Cela a ete applique aux Juifs dans 23 pays Arabes et dans l'etat Palestinien naissant.
Malheuresement dans les terres pas sous controles Arabes c'est la democratie donc la protection des minorites.
Alors que les Arabes continuent a profiter de ce systeme en Galilee, le Negev mais aussi a Paris et New York, l'epuration ethnique acceptable selon la logique du jour continue a Gaza.
Cela n'amenera pas la "paix" meme pas la treve. Nous le savons tous, cela amenera plus de terreur plus de demandes jusqu'a notre reveil ou notre fin dependant de ce qui viendra d'abord.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Anonyme (Anonyme) le lundi 15 août 2005 - 19h45:

c:/

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Sarel (Sarel) le lundi 15 août 2005 - 19h00:

Chers amis
Rappellez vous que j'ai toujours declare que le probleme juif {en general} est de longue date
interieur .et c'est au peuple lui meme a le resoudre .Je dis bien juif et non pas israelien .
Les commentaires n'ont aucun rapport et changent avec le climat
SArel

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le lundi 15 août 2005 - 17h45:

Un entretien avec Eli Wiesel paru dans le Figaro:

Elie Wiesel : «Israël veut la paix»

Aujourd'hui, pour le dernier volet de notre série sur Israël, le Prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, familier de la scène politique israélienne, analyse les défis qui attendent l'État juif et ses voisins. [13 août 2005]

LE FIGARO. – A la veille du retrait de Gaza, de nombreux commentateurs insistent sur la conversion du premier ministre israélien au «pragmatisme». Partagez-vous leur analyse ?

Elie WIESEL. – Cette évolution d'Ariel Sharon ne m'étonne guère. Je m'y attendais depuis qu'il est devenu premier ministre. Car c'est une constante dans l'histoire d'Israël. Chaque fois qu'un général accède à des responsabilités politiques élevées, il se transforme en homme de paix. Et il place alors toute son énergie et toute sa créativité au service d'un règlement pacifique. Ce retournement philosophique, politique et humain a été opéré le jour où Sharon a dit publiquement – et à mon avis sans cynisme – qu'il voulait parvenir à la création d'un Etat palestinien.

Etes-vous inquiet pour le déroulement du désengagement ?

J'espère qu'à la dernière minute, ceux qui rêvent d'attiser la violence d'une frange minoritaire renonceront à leur politique du pire. Et que des voix rabbiniques et spirituelles s'élèveront pour les mettre en garde, et leur rappeler que la limite de la violence ne doit surtout pas être franchie. La décision du retrait de Gaza est une décision souveraine du peuple d'Israël. Elle ne saurait être contestée.

Emmanuel Lévinas expliquait que la sainteté d'un homme est toujours plus sainte que la sainteté d'une terre. Est-ce cette distinction qui disparaît avec la modalité ultranationaliste du sionisme religieux ?

Je me sens proche de l'inspiration de Lévinas et de son «humanisme de l'Autre homme». D'ailleurs, nous avons eu tous les deux l'immense privilège de bénéficier de longs échanges avec notre maître commun, Chouchani. Lorsque, dans la Bible, il est dit : «Vous allez bâtir un sanctuaire pour moi et je résiderai parmi eux», il est fait allusion à une sainteté qui dépend de la conduite des hommes et qui procède de leur capacité à observer un comportement éthique. Pour tout dire, je ressens de l'inquiétude quand ce commandement est oublié. Et chaque fois, plus largement, qu'une religion sacrifie la relation éthique à l'idolâtrie et au fanatisme. Le judaïsme n'est pas plus menacé qu'une autre religion par ce type de dérives. Le fanatisme est une tentation universelle, qui induit les hommes à commettre des actes que le Dieu dont ils prétendent se réclamer ne peut que réprouver.

Spinoza appelait cela : «Faire délirer les dieux avec les hommes»...

En effet, si, par exemple, un fanatique se sert des rouleaux de la Torah pour tuer d'autres hommes, il ne fait qu'inverser l'échelle des valeurs religieuses – qui place toujours la vie au-dessus de la Loi. Comme vous le savez, dans le judaïsme, le lieu le plus saint est le Temple. Certains étudiants du Talmud ont des disputes fameuses sur ce que nous appellerions aujourd'hui des «études de cas». Imaginons, se disent-ils, qu'un homme mette le feu au Temple et, pour ce geste, soit tué par un autre. Et ils s'interrogeaient : «Lequel des deux est le plus coupable ?» Leur conclusion est limpide : s'il était resté en vie, le premier homme aurait dû être puni de trente-neuf coups de fouet. En revanche, le second, qui lui a ôté la vie, méritait, selon eux, la peine capitale. Ce midrash résume admirablement l'éthique du judaïsme : toute vie est plus sainte que le plus saint des lieux de la terre !

Quel est le plus grand danger pour Israël ?

Rabbi Nachman de Bratzlaw insistait sur l'importance de ne pas avoir peur et de ne pas perdre l'espoir. Je m'interdis en toute occasion de céder au pessimisme. Je suis convaincu que Sharon veut la paix. Je pense aussi qu'un Etat palestinien va naître bientôt – et le plus tôt possible sera le mieux. Mais ce qui m'apparaît aussi, c'est qu'Israël a été, le premier, exposé au danger qui menace désormais le monde entier : le terrorisme suicidaire. J'ai coprésidé, avec le premier ministre norvégien, une conférence dont le thème était : «Combattre le terrorisme pour l'humanité». De nombreux chefs d'Etat – dont Jacques Chirac – avaient répondu à notre invitation. Nous avons réfléchi ensemble aux stratégies à déployer pour empêcher le terrorisme de vaincre. Pour ma part, j'ai proposé de déclarer le terrorisme «crime contre l'humanité». Certes, cette dénomination n'exercerait pas d'effet dissuasif sur les terroristes – mais sur leurs complices, en revanche, certainement. Il faudrait en outre arrêter de qualifier les auteurs d'attentats suicides de «kamikazes». Les kamikazes, historiquement, étaient toujours des soldats – et non des «partisans» engagés dans une guerre civile –, et leurs cibles étaient toujours exclusivement d'autres militaires. Quant aux nihilistes du XIXe siècle, dépeints par Dostoïevski ou par Camus, ils tuaient les gouverneurs, mais ils épargnaient leurs femmes et leurs enfants... En Israël, à New York, à Madrid ou à Londres, ce sont toujours les civils, de tous âges et de toutes conditions, qui sont visés.

Longtemps, le terrorisme a été considéré comme une révolte désespérée. Est-ce toujours le cas ?

J'espère que non, car cette interprétation repose sur un contresens. La grande majorité des terroristes impliqués dans les attaques du 11 Septembre étaient issus de familles très aisées. Où est, par ailleurs, le désespoir quand on choisit la mort, non pour mourir, mais pour tuer ? Il importe bien sûr, au plan mondial, de faire reculer la pauvreté et la malnutrition. Mais ne nous leurrons pas : ce n'est pas la misère, en l'occurrence, qui nourrit le terrorisme. C'est le fanatisme.

Parce que ce dernier est un «apocalyptisme» ?

En effet, le grand danger qui nous menace collectivement, c'est cette forme de guerre tout à fait atypique et inédite qui culmine dans le culte de l'anéantissement. Il est tellement facile, de nos jours, de tuer à grande échelle. Je suis hanté par ces scénarios de dévastation. Evidemment, mon activité d'enseignant et d'écrivain m'a convaincu du caractère décisif de l'éducation. Or celle-ci exige de disposer du temps. En avons-nous face à l'ivresse de destruction du terrorisme ? Face au spectre d'attaques chimiques et bactériologiques ?

Sommes-nous menacés par un réflexe d'«apaisement» ?

Entre l'appeasement et la paix, je choisis – vous l'aurez compris – la paix. Parce que l'appeasement n'est que la caricature de la paix. La paix, en revanche, mérite qu'on lui sacrifie beaucoup. Les Israéliens le montrent de manière exemplaire. Pour revenir au terrorisme de masse, je crains que, si rien de sérieux n'est entrepris, le XXIe siècle reste dans les annales de l'histoire comme le siècle du terrorisme. Aussi n'avons-nous plus qu'un seul recours.

Lequel ?

Celui de convoquer, au niveau international, une emergency conference permettant aux chefs d'Etat et aux principaux administrateurs de la police de prendre des initiatives concertées.

En Europe, dans certaines franges de l'opinion, la dénonciation d'Israël et du sionisme a gagné récemment en vigueur. Comment analysez-vous ce phénomène ?

Cette résurgence provient de lieux, de milieux et de personnes dont j'attendais autre chose. Depuis quelque temps, ce sont des personnes issues de l'extrême gauche qui ont pris la tête de l'offensive idéologique consistant à comparer l'Etat d'Israël à l'Allemagne nazie, ou à tracer un signe d'équivalence entre Ariel Sharon et Adolf Hitler. Une diabolisation aussi outrancière renvoie à une tentative de délégitimation extrêmement perverse, qui équivaut à légaliser l'antisémitisme.

Quelles sont, d'après vous, les racines intellectuelles et politiques de ces dérives ?

Contrairement à certains, je ne fais pas remonter l'origine de ce «nouvel antisémitisme» à la seconde intifada palestinienne. J'ai l'impression que cette grammaire de la haine a commencé à se déployer, en fait, dès la première intifada. De nombreux commentateurs et de nombreux journalistes ont alors commencé à perdre toute mesure dans leur façon de relater le conflit. Leur intelligence et leur faculté critique étaient littéralement hypnotisées par le spectacle schématique de l'affrontement entre des tanks et des enfants armés de pierres. Il est tellement plus facile de faire la critique des tanks que celle des parents envoyant leurs enfants en première ligne ! Et puis... n'oubliez jamais la force du conformisme.

Du conformisme, c'est-à-dire ?

Une partie de la gauche européenne, de ce point de vue-là, ne fait que suivre la mode quand elle reprend à son compte l'idée d'un «axe américano-sioniste» ou d'une convergence totale entre les intérêts, les ambitions et les moyens d'une petite nation comme Israël et d'une grande puissance comme les Etats-Unis. Maintenant, si vous ajoutez un ingrédient religieux à ces théorisations géopolitiques, vous obtenez un poison redoutable. Je suis assez étonné qu'aucun des auteurs de diatribes enflammées contre Israël oublie de mentionner qu'il n'y a jamais eu d'Etat palestinien dans l'histoire. Autre escamotage : lors du «plan de partage» de novembre 1947, les habitants juifs de Tel-Aviv ont dansé de joie, et ce, alors même que, selon ce document – rejeté par les Arabes – Jaffa ou Lydda devaient revenir à la partie palestinienne. Qui rappelle en outre qu'en 1967, le premier ministre israélien, Levi Eshkol, a envoyé trois messages au roi Hussein de Jordanie, dans l'espoir de le convaincre de ne pas entrer en guerre ? Ou enfin que l'OLP n'est pas née du refus de l'«expansionnisme» israélien, puisque sa création remonte à une année – 1964 – où il n'existait aucune implantation israélienne ? Mis bout à bout, ces amalgames et approximations finissent par promouvoir des rapprochements inopinés et des alliances malsaines entre des idéologies que tout sépare, d'un bord extrême à l'autre du spectre politique, hormis leur hostilité viscérale à l'égard des juifs.

La visite d'Ariel Sharon à Paris, à la fin du mois de juillet, a-t-elle constitué l'esquisse d'une réconciliation entre la France et Israël ?

C'est difficile à apprécier «à chaud». Ce qui est sûr, c'est qu'une affinité élective n'a jamais cessé d'exister entre la France et les juifs. Et j'aime à penser que ce n'est pas par hasard que la plupart des maîtres du Talmud, à l'instar de Rachi, étaient français. Dans mon enfance, à Sighet, j'ai d'ailleurs appris mes premiers mots de français en étudiant les commentaires de Rachi, cet homme qui n'hésitait pas à écrire, face à une difficulté d'interprétation : «Je ne sais pas.»

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le lundi 15 août 2005 - 17h57:

Désengagement : round d’observation (info # 011508/5) [analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

Avec le concours de nos envoyés spéciaux Ilan Tsadik dans le Goush Katif et Sami El Soudi à Gaza City

Lundi 15 août, midi et demi, heure israélienne

Depuis minuit précise, la barrière du point de passage de Kissoufim donnant accès aux implantations du sud de la bande de Gaza s’est abaissée. Des milliers de journalistes israéliens et étrangers, on a même remarqué des reporters de la télévision d’Etat libanaise, ont suivi les forces de sécurité israéliennes à l’intérieur du territoire désormais interdit. Et ce matin, il n’y a plus que les renforts de l’armée qui traversent le check post et quelques dizaines de familles qui quittent leurs domiciles, se frayant tant bien que mal un passage au milieu des militants de l’extrême droite edenniste venus gêner l’évacuation et des convois de Tsahal qui monopolisent les routes.

Aujourd’hui lundi et demain, l’armée a uniquement pour mission d’informer les habitants des implantations de ce qu’ils ont jusqu’à mercredi pour évacuer volontairement leurs villages. Pour ce faire, des militaires et des policiers sont censés frapper aux portes de toutes les maisons encore occupées et, au cours de l’opération intitulée Yad lé-akhim, littéralement "Main (tendue) à (nos) frères", proposer l’aide des soldats afin de donner un coup de main aux déménagements et de résoudre les problèmes logistiques en suspens. Cette approche, commencée au cours des derniers jours, a donné des résultats ; ainsi, la pépinière de Madame Atzmona et ses milliers plants – l’une des plus importantes d’Israël – est en passe d’être transférée de l’autre côté de la ligne verte par 500 soldats et des volontaires civils. Une solution semblable a également été trouvée pour le transport d’une grande laiterie industrielle et de ses ouvrières à quatre pattes.

Ce matin aussi, le conseil des ministres a pris la décision attendue d’autoriser la poursuite des opérations de désengagement.

Sur le terrain, côté israélien, on observe deux tendances antinomiques : d’abord la différence d’attitudes entre les habitants des implantations du nord de la bande de Gaza, Aleï (Ele) Sinaï, Dugit et Nitsanit, situées très près de la ligne verte et ceux du Goush Katif. Tandis que, pour les premiers, le retrait est un fait accompli et qu’on ne voit plus, dans ces collectivités, que les retardataires ficeler les derniers cartons, la population des implantations du Sud est beaucoup plus partagée. Il est bien sûr risqué d’avancer des chiffres, disons cependant qu’entre 30 et 50 pourcents des résidents ne répondront pas aux invitations des officiers et qu’ils participeront à l’épreuve de force qui commencera mercredi.

Le problème majeur du désengagement est cependant constitué par les quelques 5'000 militants qui se sont introduits par tous les moyens possibles et illicites dans les implantations. Dans certains villages, ils occupent les logements qui ont été délaissés par leurs propriétaires, se préparant à la confrontation avec les forces de l’ordre. Ailleurs, comme à Ganei Tal, Neve Dekalim, Atzmona ou encore Morag, ces jeunes gens, ultra religieux, se sont réunis contre les grilles des portails d’entrée des agglomérations, faisant rempart de leurs corps pour empêcher l’entrée des militaires venus parlementer avec les habitants.

Dans tous ces cas de face-à-face, après avoir vainement tenté de convaincre les militants de les laisser remplir leur tâche, les officiers ont rebroussé chemin, remettant à 48 heures la confrontation qui semble inéluctable. Les bus remplis de soldats ont ainsi fait demi-tour, laissant à leur joie et à leurs chants les activistes edennistes.

Ilan Tsadik, qui a observé plusieurs de ces face-à-face, rapporte que, globalement, les discussions sont demeurées courtoises et mesurées, principalement grâce à la décision de l’état major de Tsahal de ne pas ordonner aux soldats de forcer leur passage ni d’arrêter les militants. A noter à leur propos qu’ils se trouvent tous en situation illégale, enfreignant les ordonnances promulguées par chef d’état major.

Dans de nombreux cas, les résidents authentiques sont invisibles, s’activant à préparer leur départ, laissant aux infiltrés le choix de mener leur protestation. Les principales craintes de l’armée se portent sur les centaines d’éléments venus des Etats-Unis, émulations de la Jewish Defense League, qui paraissent avoir fait le voyage d’outre-Atlantique pour en découdre avec les représentants de l’Etat hébreu. Tsadik a vu des habitants du Goush s’employer à calmer les ardeurs de ces excités, leur expliquant en haussant parfois le ton qu’il n’était pas question que dans leur agglomération on levât la main sur les soldats ou les policiers d’Israël.

Pendant que, devant les caméras du monde entier, se déroulent ces face-à-face électriques, quelques kilomètres plus au sud, à l’abri des regards inquisiteurs des objectifs, soldats et maçons du secteur civil s’activent à terminer le mur de sécurité en béton, qu’ils érigent sur la frontière internationale entre la Rafah palestinienne et sa sœur jumelle égyptienne. La palissade est presque achevée et elle consacre un véritable no mens’ land appelé à protéger les soldats de la route Philadelphie dès lors que tout Gaza sera en mains palestiniennes. Cette construction permet aux mêmes soldats de procéder aux activités de localisation des tunnels de contrebande à l’abri du champ de vision des miliciens palestiniens et des tirs de leurs armes. Cette mince portion de frontière constitue le cordon ombilical approvisionnant le terrorisme palestinien en armes et en explosifs.

Dans le même temps, de l’autre côté de la frontière, on assiste au déploiement de quelques 750 paramilitaires du président Moubarak. Equipés d’armes automatiques et de chenillettes légères, ces soldats-policiers ont pour tâche de prévenir, dans le Sinaï et le long de la frontière, les activités de contrebande. A l’occasion du désengagement, on est d’ailleurs témoin d’un vaste mouvement de coopération sécuritaire entre Jérusalem et le Caire, les deux capitales, depuis les attentats-collectifs contre les touristes à Sharm-el-cheikh, se trouvant en liaison permanente.

Notre prochain article sera consacré aux observations effectuées ce jour par Sami El Soudi à Gaza. En cas d’évènement significatif, nos abonnés pourront suivre des bulletins sur le site Internet de notre agence (www.menapress.com). Dans l’éventualité de développements plus graves, nous diffuserons des breaking news sur notre fil habituel.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Kinor (Kinor) le lundi 15 août 2005 - 13h03:

AVEZ VOUS RETENU L'HOMMAGE DE L'EXPRESS A ARIEL SHARON ?
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La force du destin
Avec le retrait israélien de Gaza, Ariel Sharon est en train de bousculer l'Histoire . Le temps lui rendra justice
MAIS OU SONT-ILS PASSES, TOUS CES HEROS DE LA PAIX AU PROCHE-ORIENT, CES DONNEURS DE LEÇONS QUI ONT FAIT D'ARIEL SHARON LEUR BOUC EMISSAIRE, UN MASSACREUR DE PALESTINIENS ET UN FAUCON, FAUTEUR DE GUERRE?
Les voici, à présent, muets comme des carpes. Quand rien ne bougeait en terre trois fois sainte, ils s'agitaient, dénonçaient, fustigeaient Israël et son chef de gouvernement,pourtant démocratiquement élu. Alors que l'Histoire se remet en marche avec le retrait israélienne la bande de Gaza, soudain ils se taisent, pisse-vinaigre pris à contre-pied, incapables de concéder qu'ils se sont trompés et prêts à expliquer que tout reste à faire. Ariel Sharon devra attendre longtemps encore avant que les docteurs de la loi proche-orientale n'admettent qu'il a fait bouger les lignes du conflit israélo-palestinien plus que tout autre avant lui. Pour l'armée des palestinologues militants ou les tenants de la désastreuse politique arabe de la France initiée par Jacques Chirac, le bien ne pourra jamais venir de cet homme qu'ils ont diabolisé. Ils ont refusé, déjà, de lui accorder le moindre crédit quand il fut mis en minorité par son parti alors qu'il lui demandait la reconnaissance d'un Etat palestinien. Ils n'ont jamais cru, non plus, qu'il
tiendrait son engagement de mettre un terme à l'occupation de Gaza. Ils ne veulent surtout pas tenir compte du courage politique dont il fait preuve dans cette affaire. Peu leur importe qu'en forçant la main à des colons ultranationalistes il mette sa vie en péril, comme Itzhak Rabin
jadis, et coure le risque de troubles susceptibles de faire basculer son pays dans la guerre civile.
Rien ne les détourne de leur point de vue, pas même le spectacle de la douleur de ces Israéliens qui acceptent de quitter ce qui était devenu leur terre. Le drame ne peut être que palestinien.
La souffrance israélienne ne leur arrache aucun commentaire. Pas de compassion pour cet Etat qu'ils ont schématiquement classé du côté des bourreaux. Au fond d'eux-mêmes, sans doute espèrent-ils qu'à la dernière seconde Sharon trouvera un prétexte pour renoncer à restituer Gaza. Ils se trompent, car, dans cette épreuve, le Premier ministre sera inflexible, homme de fer dans la paix comme dans la guerre: le désengagement aura lieu à partir de la mi-août, aux dates fixées par le gouvernement et la Knesset, a-t-il encore martelé le 5 juillet. Quand le retrait sera effectué, nul doute que reprendra aussitôt le procès en sorcellerie fait à Sharon, en exigeant qu'Israël quitte immédiatement la Cisjordanie. Le Premier ministre israélien n'a jamais rien fait pour séduire ses détracteurs. Il a raison. Car le temps lui rendra justice, comme il le fit avec le général de Gaulle sur sa gestion du dossier algérien. Les grands hommes d'Etat ne se battent pas avec l'opinion ou les commentaires. C'est l'Histoire qui les intéresse.
Ariel Sharon est en train de la bousculer. C'est ce qui s'écrira plus tard, quand la lucidité triomphera.

© L'EXPRESS

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Albert (Albert) le lundi 15 août 2005 - 09h28:

On voudrait tellement le comprendre celui qui loge en dessous de moi...Mais bon...

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Sarel (Sarel) le lundi 15 août 2005 - 07h00:

Bonjour a tout le monde.
Je lis vos articles sur le conflit du moyen orient. Et ce qui vous guide a mon avis et c'est normal est LA LOGIQUE.
Mais il ne peut pas y avoir de logique quand on parle de ce peuple.
Suivez son histoire et vous verrez que tout se passe autrement du prevu d'apres les nations
Sa survivance unique derange.
Ceux qui pensaient ou voulaient le diriger logiquement ne sont plus la parce qu'ils n'avaient pas confiance en EUX MEMES.
Les nations ayant leur parti pris vis a vis des juifs entrent elle aussi dans le jeu de la LOGIQUE.

SHALOM sarel



Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Nao (Nao) le lundi 15 août 2005 - 03h46:

Le texte de Viviane Miles a ete poste sur adra: voila une reponse..

Réponse à Viviane Miles.
Par Roland Yéhouda DAJOUX

Permettez moi de réagir à l’article Viviane Miles intitulé :

« D’abord le constat de l’échec d’une conception ».
Son analyse relève, à mon avis, d’un certain opportunisme mais surtout renferme un tissu d’erreurs.
Opportunisme, car il devenu, aujourd’hui, de bon ton de saluer Sharon, alors qu’il était un chef d’état honni par la majorité des médias quelques semaines auparavant, Il aura suffit qu’il décide du transfert d’israéliens de leurs maisons et accepte de céder des terres aux palestiniens pour qu’il soit en très peu de temps devenu un chef d’état fréquentable.

Imaginons le tollé qu’aurait soulevé ce transfert de population s’il s’était agi de quelques dizaines de palestiniens. Le monde entier aurait crié au scandale.

L’expulsion d’israéliens de leurs demeures serait-elle plus acceptable et plus morale pour les adeptes de la bien-pensance ?

J’ai participé avec Sharon et d’autres personnalités politiques à une grève de la faim au jardin des Roses à Jérusalem en 1993 pour protester contre les accords d’oslo. Ces accords étaient sensés apporter la paix, ils ont hélas entraîner une augmentation du nombres des victimes et tracer la voie à la deuxième intifada.

Pour avoir défendu Sharon dans mon livre, [1]alors qu’il était personna non grata, je dois dire que Sharon est aujourd’hui pris en flagrant délit de contradiction. Il écrivait : « Quelle que soit la substance d’un plan israélien de paix - ou de n’importe quel plan de paix - deux conditions premières doivent être remplies avant que des progrès puissent être accomplis. La première est que la paix soit d’une importance égale pour les Arabes et pour les juifs... La quête de paix doit être symétrique. La seconde est de ne pas précipiter le processus de négociations. Il ne saurait être question de mener ce processus le chronomètre à la main, avec des dates limites, en exerçant des pressions pour que les partenaires signent et s’embrassent à une date fixée. » Ariel Sharon.

Or la décision de Sharon est unilatérale, elle n’est donc pas d’égale importance pour les palestiniens et pour les israéliens. Par ailleurs il s’est fixé lui-même une date butoir, là encore en contradiction avec lui-même.

Viviane Miles se trompe lors qu’elle utilise la terminologie de « territoires occupés depuis 1967 » habituellement présentée par les ennemis d’Israël.

En 1948 la Judée Samarie était sous domination jordanienne et la bande de Gaza était sous administration égyptienne. Ces dominations étaient illégales, au mépris de la résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU, qui prévoyait le partage du territoire du mandat britannique en un Etat juif et un Etat arabe. Cette prise des territoires par l'Egypte et la Jordanie ne fut jamais reconnue par la communauté internationale. Les territoires occupés sont ceux placés soit sous une souveraineté reconnue, soit conquis au cours d'une guerre.

Ne se trouvant placées sous la souveraineté légitime et reconnue d'aucun Etat avant la guerre des Six jours, la Rive occidentale et la bande de Gaza ne peuvent pas être considérées comme des territoires occupés mais contestés.

Elle se trompe encore lorsqu’elle parle du « retrait de Gaza ». Il ne s’agit pas du retrait de Gaza mais du Goush Katif qui, n’en déplaise à Viviane Miles, fait partie du territoire de la tribu de Yéhouda.

Serait-il interdit aux juifs de retrouver leur patrimoine sous prétexte qu’il aurait été islamisé il y a quatorze siècles. Les juifs devraient-ils faire l’économie de la Bible alors que les musulmans mènent une guerre au nom du Coran ?

Comment peut-on négliger la vie de 8000 israéliens parce qu’il ne s’agit que d’un faible pourcentage par rapport à la population d’Israël. Avez-vous oublier que dans le judaïsme la vie d’un seul être humain est aussi importante que celle de toute l’humanité ?

Faire une symétrie entre les extrémistes palestiniens et juifs est aussi une grave erreur.En Israël les assassins sont jugés et punis alors que pour les palestiniens ils sont condérés comme des héros ou comme des martyrs.

Les habitants du Goush Katif ont remis leurs armes et ils ont répète qu’ils n’opposeront qu’une résistance passive, non violente afin de montrer au monde entier qu’ils sont expulsé de leurs demeures contre leur volonté.

Quitter le Goush Katif sans aucune contre partie est une erreur d’autant plus grave que le combat des palestiniens continu ouvertement pour la Judée, la Samarie et Jérusalem.

Le véritable échec est celui de la conception d’un chef de guerre qui croit que la paix est arrivée alors que nos ennemis continuent le combat.

N’en déplaise à Viviane Miles qui ne semble pas croire au « pays biblique », je terminerais par un enseignement du rabbin Léon Ashkénazi qui rappelait que nous sommes encore dans le temps de David, lui qui a du gagner toutes les guerre pour permettre ensuite à son fils Salomon de construire le Temple de la Paix à Jérusalem.

Il est important de sortir du temps des confusions.

Roland Yéhouda DAJOUX
Jérusalem
daju@netvision.net.il


[1] Le temps des confusions. R. Dajoux Editions Le Manuscrit. www.manuscrit.com

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Meyer (Meyer) le lundi 15 août 2005 - 00h31:

Porquoi les diplômes des Grandes Ecoles françaises ne sont pas reconnus en Israël ?

http://www.haaretz.com/hasen/spages/612079.html
Last update - 01:38 14/08/2005
No respect for Grandes Ecoles
By Tamara Traubman

In 1994, Gil Pikovsky received an MBA from the Ecole des Hautes Etudes Commerciales in Lille, France. He had good reason to be proud: the prestigious school only accepts students whose high school grades rank in the top 5 percent. A month after graduating, Pikovsky immigrated to Israel. A few months ago he applied for work at a bank. He passed the initial admission phase, after saying that he had a master's degree. Pikovsky went to the Education Ministry to obtain Israeli recognition of his degree. But that's where the trouble began. Apparently, what is considered a prestigious master's degree in France is recognized by the Education Ministry only as a bachelor's degree. Pikovsky had to return to the bank with the news of his changed status. He didn't get the job.

There are many French Jews with this problem; they studied at French institutions of higher learning termed Grandes Ecoles. The department at the Education Ministry in charge of evaluating foreign degrees is unwilling to recognize their degrees as equivalent to an Israeli degree. For employees at public institutions, this can mean a substantial reduction in pay or perhaps even losing their jobs.

Nicola Marlais, who is active in the association of Grandes Ecoles alumni in Israel, estimates that about 500 Jews graduate from these institutions annually, and he knows of at least 10 immigrants from France who have run into problems in Israel. According to Marlais and Michael Ben-Saadon, who does work with immigrants at the Sacta-Rashi Foundation and is himself a graduate of a Grand Ecole, the ministry's refusal to recognize the degrees could hurt immigration from France. "Several articles have already appeared on this matter in the newspapers of the Jewish community in France," said Ben-Saadon. "There's no doubt this is a deterrent."

The Grandes Ecoles occupy a special place in French higher education. The older ones, Marlais said, were founded in the 18th century on the German model, which included two years of basic and extremely intensive scientific studies - the "class preparatoire" curriculum - followed by three years of studies toward a degree in engineering or administration. The Education Ministry argued that the class preparatoire is equivalent to the Israeli mehina year, which prepares students for undergraduate studies; and the three subsequent years of study are equivalent to a bachelor's degree.

"In Israel, they treat it like a preparatory program for students with learning disabilities, whereas in France it is for the elite," Marlais said.

MK Colette Avital (Labor), who chairs the Knesset Immigration and Absorption Committee and served as an attache at Israel's embassy in Paris, said that the Grandes Ecoles are considered "the Ivy League of the Ivy League" in France." "The highest bureaucrats and government ministers go through the Grand Ecole track. Why are we acting contrary to the rules accepted throughout Europe?"

The Knesset immigration and education committees met yesterday to consider the matter. It emerged during the meeting that there are some 10,000 people waiting to hear back from the Education Ministry's department for evaluating foreign degrees. Most are graduates of the Israeli branches of foreign univeristies where there have been cases of irregularities and counterfeit degrees. But several thousand are graduates of highly regarded universities. Many have been waiting a long time for the ministry to recognize their degrees.

According to Prof. Yaakov Katz, chair of the ministry's Pedagogical Secretariat, the delays stems from the fact "that everything is handled by the same department, which deals with the foreign extensions and with Harvard and with Cambridge." Furthermore, in the wake of the improprieties discovered at the foreign extensions, the Civil Service Commission ordered a freeze on evaluating doctoral degrees from overseas until new recommendations for assessing them are implemented.

Grandes Ecoles graduates have submitted documents attesting that their degrees are recognized as master's degrees under both French law and European Union regulations, but the Education Ministry demanded additional evidence.

According to Katz, the ministry received a letter last week from its French counterpart recommending that degrees from some Grandes Ecoles be recognized, but providing a "more muted" response regarding other schools. Despite this, recognition of the French degrees will not be immediate or assured.