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Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2007: Commentaires Mai 2007: Archive jusqu'au 17/mai/2007-3
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le jeudi 17 mai 2007 - 22h15:

Maurice,

Vraiment vous vivez sur un nuage et bien loin des dures realites du Proche-Orient. Je m'excuse, devant tant de naivete, je n'ai rien a ajouter.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le jeudi 17 mai 2007 - 22h09:

Sderot sous les rockets

Pour ceux qui n'ont pas pu voir les images de Sderot :

http://www.guysen.tv/?vida=1471

le journal de la nuit du 16 au 17 mai 2007

http://www.guysen.tv/?vida=1472

Special Sderot 2

http://www.guysen.tv/?vida=1473

Journal de la mi-journee 17-05-07

http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-5508-israelnews-journal-du-17-mai-2007-edition-speciale-sderot

Journal Televise Infolive du 17 Mai 2007

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Albert (Albert) le jeudi 17 mai 2007 - 21h55:

'....Eux aussi present dans la region mais se disant Arabes comme les Juifs dit Arabes car porteur comme eux de la langue et des coutumes.

La LIGUE ARABE devrait se dissoudre et absorber les Israeliens dans un nouvel ensemble ETATS UNIS D'ORIENT pour élaborer avec tous ses enfants le partage Pacifique de la region ...!

De Mr Maurice.

Monsieur Maurice, vous n'etes pas sensé savoir que la minoritè se fait toujours bouffer par la GRANDE MAJORITE....! Donc selon votre point de vue, opinion personnelle vous préconisez que l'état d'Israel devrait diparaitre pour laisser la place à DES ETATS-UNIS DU MOYENT....!
C'est ce que je comprends.

Donc 6 millions de juifs vivraient dans ces GRANDS ETATS UNIS AVEC 100 Millions de musulmans...!!!
Est ce bien celà?????

Comment en êtes vous à cette conclusion et comment se fait t'il que votre idée géniale n'ait pas étè avancèe plus tôt...?

Je commence à mieux voir.

Bien à vous.
RM.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le jeudi 17 mai 2007 - 21h53:

Tsahal riposte, d’une manière qui aide le Fatah (info # 021705/7) [Breaking news]

Par Sami El Soudi à Gaza et Ilan Tsadik à Sdérot © Metula News Agency

Sdérot et Gaza, 20h 15 locales, 19h 15 en France.

Ilan Tsadik à Sdérot

Changement de physionomie, ce jeudi, dans la situation prévalant dans et autour de la bande de Gaza. L’armée israélienne a conduit une série de ripostes, aussi précises que meurtrières, contre la Résistance islamique.

Des représailles aux tirs de centaines de Qassam sur Sdérot, seize de ces roquettes s’abattant, ce jeudi et jusqu’à 19 heures locales, sur la cité du Néguev, blessant légèrement deux Israéliens. Une roquette est tombée sur une classe scolaire, dans une école fermée en raison de la situation. De plus, un Qassam de la dernière salve, tirée aux alentours de 18h 30, a touché un bâtiment, initiant un incendie mais ne faisant aucune victime. A l’heure d’écrire ces lignes, à partir de la ligne marquant la frontière entre Gaza et Israël, je distingue une épaisse fumée noire qui surplombe l’endroit de l’incendie.

Et si je peux tapoter sur mon portable à cet endroit, c’est parce qu’une colonne de blindés a pris position à l’intérieur du territoire d’en face, à deux kilomètres de mon bureau à ciel ouvert. Ces chars ont investi des positions surplombant les aires de tir les plus utilisées par les terroristes.

De plus, je peux rapporter qu’une brigade d’artillerie s’est postée, sur le sol israélien, exactement à la perpendiculaire de centre de Gaza. Les signes envoyés par Tsahal ne sauraient être plus clairs : si les Qassam continuent de pleuvoir sur Sdérot, l’opération ira s’accentuant.

Autre indication de la détermination du gouvernent de Jérusalem : le ministère de la Défense a formellement stoppé, en milieu de journée, les actions d’évacuation des habitants de la ville. Jusqu’à cette décision, qui n’a pas plu à la population, mille personnes avaient été transférées vers des zones paisibles.

Il s’agit d’une décision qui n’est pas étrangère au conflit entre le Fatah et le Hamas, comme rien de ce qui s’est déroulé ce jeudi. Mais je laisserai, dans quelques lignes, à mon confrère de la Ména, Sami El Soudi, le soin de vous expliquer les détails de cette dynamique intéressante.

L’activité militaire la plus probante de cette journée est venue des airs : selon nos sources, les chasseurs-bombardiers de la Khel’Avir ont effectué cinq raids contre des cibles à Gaza. Pour vous en parler, je passe ma plume à mon ami Sami El Soudi, de l’autre côté de la ligne de démarcation.

Sami El Soudi à Gaza

Les appareils israéliens ont détruit quatre véhicules transportant des membres du Hamas et du Djihad Islamique. A part dans l’un de ces cas, les avions n’ont pas ciblé les lanceurs de Qassam mais des hauts responsables de l’aile armée des forces islamistes. Lors de l’une de ces attaques, Mohamed Shabaneh, l’un des grands chefs de guerre des intégristes a perdu la vie.

Plus tôt dans la journée, les appareils israéliens ont totalement anéanti un bâtiment de plusieurs étages, en plein centre de Gaza, qui servait de poste de commandement à une partie importante de la Force Exécutive du Hamas. Officiellement, il y aurait eu deux morts et une cinquantaine de blessés lors de cette attaque, mais il suffisait de s’approcher du bâtiment, littéralement nivelé, pour se rendre compte que ce bilan est totalement fantaisiste. A 19 heures, les secouristes s’affairaient encore pour tenter de dégager les dizaines de miliciens écrasés sous les décombres.

Le choix de ces cibles, le report de la visite à Gaza du président Abbas, prévue pour cette après-midi, ainsi que les témoignages directs que j’ai recueillis ne laissent plus planer aucun doute quant à une redistribution des cartes : les combattants du Fatah, en mauvaise posture ces derniers jours, ont demandé, sans passer par des intermédiaires, l’aide des Israéliens. Lors d’un message téléphonique auquel il m’a été permis d’assister, un chef de la garde présidentielle demandait, en hébreu, à ses interlocuteurs de "neutraliser les dirigeants de la Force exécutive ainsi que leurs postes de commandement". L’officier d’Abbas n’a pas hésité à préciser aux Israéliens "qu’il était inutile de s’en prendre aux ennemis en costumes (les ministres du Hamas. Ndlr.), car la Force exécutive recevait ses ordres directement de Mashal à Damas et ne répondait pas aux directives de Hanya et de sa clique".

Au vu des cibles choisies par Tsahal, il ne fait aucun doute que ces demandes ont été entendues. De plus, le même officier de la garde présidentielle, accompagné de plusieurs confrères de la Sécurité préventive ont, devant moi, supplié leurs interlocuteurs de faire cesser l’évacuation de Sdérot. Ils leur ont expliqué que le transfert de ces civils servait sur un plateau une justification au Hamas, qui affirme, sur ses radios et ses chaînes de télévision, que sa politique est efficace, qu’elle porte ses fruits, et que tous les Palestiniens devaient, à ce motif, rejoindre ses combattants.

Ce message est en outre martelé sur la chaîne TV Al-Aqsa, par Mashal en personne, affirmant que les raids aériens (israéliens) "créaient une opportunité historique d’unir les factions palestiniennes contre Israël". Mashal tentait ainsi de cueillir les fruits de la stratégie qui l’avait poussé à agresser le Fath’ à Gaza tout en arrosant Sdérot de ses Qassam. L’objectif final, dont Al-Aqsa Television se garde bien de parler est la "hamasisastion" de toute la bande de Gaza.

Bien entendu, les media islamistes passent leur temps à accuser les présidentialistes "de s’allier avec l’ennemi sioniste afin de soumettre le peuple palestinien".

Ceci dit, l’intervention israélienne ne poussera pas les forces fidèles à Abou Mazen dans les bras des islamistes. Comme j’ai pu m’en rendre compte à de multiples reprises, la haine ressentie par les Fatahwi contre les miliciens du Hamas dépassait, sans commune mesure, l’inimitié qu’ils ressentaient à l’égard d’Israël.

Le Fatah a d’ailleurs publiquement enjoint le Hamas de cesser ses attaques sur Sdérot, arguant que cela "menait le peuple palestinien à une gigantesque catastrophe". On peut en effet légitimement se demander si la manœuvre de hamasisation imaginée à Damas ne fonctionnait pas, quel était l’intérêt de poursuivre le bombardement du Néguev occidental, ce, sans enregistrer le moindre avantage stratégique. Car même si les Israéliens n’envahissent pas Gaza, si les tirs de Qassam se poursuivent, la Force exécutive va subir des dommages qui pourraient bien donner le contrôle du territoire à ses ennemis. Le contraire du plan escompté.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le jeudi 17 mai 2007 - 21h49:

It's not bloody enough!

Je viens de regarder le journal televise de la chaine nationale 1 (rechout ashidour) en Israel. Selon les dires de la journaliste Ella Hasson, lorsqu'elle demanda aux journalistes etrangers la raison pour laquelle ils faisaient des reportages uniquement sur ce qui passait a Gaza sans parler de qui se passait a Sderot, elle recut la reponse suivante : it's not enough bloody ! ( Il n'y a pas suffisament de sang ! ). Voila ce qui interesse les medias a l'etranger, ceux la memes qui vous informent et dont les images apparaissent sur votre petit ecran.

http://www.guysen.tv/?vida=1470

Flash special en direct de Sderot

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Toufiq (Toufiq) le jeudi 17 mai 2007 - 20h20:

bravo maurice
vive USO!

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Pauline (Pauline) le jeudi 17 mai 2007 - 20h20:

SEGO A JERBA

c:/segojerba

Ségolène Royal, candidate malheureuse à la récente élection présidentielle en France, séjourne actuellement en vacances sur l'île tunisienne de Djerba.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le jeudi 17 mai 2007 - 19h08:

Quelques donnees sur les vins israeliens

"Une révolution pacifique est en train de s'opérer dans ce pays traditionnellement consommateur (en faibles quantités) de vins liquoreux et de vins secs. Ce que les Californiens ont fait en 30 ans nous l'avons opéré en 5 années déclare Montefiore, le directeur du domaine de Golan Height. Le modèle californien est très présent en Israel et de nombreux viticulteurs sont formés à l'université de Davis et c'est le Dr Cornelius, l'ancien president du dèpartement d'œnologie de Davis qui recommanda la culture de la vigne sur les hauteurs du Golan. D'un point de vue climatique, l'Israël est un pays chaud mais il existe de nombreux micro-climats qui permettent la culture de la vigne. Il est à noter que la production de vins était une activité importante dans l'ancien Israël et que ses vins étaient exportés durant la période romaine. La coopérative de Carmel, fondée en 1982 avec l'aide du Baron Edmond de Rothschild, contrôle aujourd'hui 60% de la production en Israël. Le domaine phare d'Israël est le Golan Height winery. Ce domaine conçu dans un style californien est situé sur les hauts plateaux annexés par Israël à la Syrie pendant la guerre des 6 jours en 1967. Cette région a la plus grande diversité climatique du pays...." (Source 75cl.info)

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Pour soutenir Israël, la famille Rothschild a offert des plants de vigne venant de ses grands crus de bordeaux. Un excellent vin typiquement israélien est né, qui ne ressemble guère au bordeaux, mais qui vaut vraiment le coup. De plus, grâce à un éminent connaisseur qui nous a tuyautés, nous sommes en mesure de vous recommander les meilleurs crus israéliens :

* Vins rouges : le ben ami 1977 (sa meilleure année), la petite sirah, le montfort.
* Vins blancs : le cabernet, le misrahi, le sémillion.
* Il existe aussi de nouveaux vins assez chers et de qualité supérieure (du Golan). Ce sont le gamla (rouge et blanc) et le yarden (rouge ou blanc, particulièrement le merlot-rouge au chardonnay-blanc).

Le vignoble d'Israël forme une stupéfiante bande verte en plein désert : Cabernet Sauvignon, Pinot noir, Merlot, Chardonnay, Sauvignon blanc, Chiraz et Zinfandel. La production de vin en Israël est une tradition de plusieurs milliers d'années. L'une des sept espèces bibliques, la vigne, faisait partie des produits de base des Israélites de l'Antiquité, et le vin a toujours joué un rôle central dans le rituel religieux juif. Au XIXè siècle, cela se traduisait par le fait que les premiers viticulteurs modernes du Pays d'Israël ne produisaient que des vins rouges sucrés, traditionnellement utilisés pour le repas du Chabatt.

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"Israël COCORICO - Révélations : Finalement les vins israéliens ne sont pas mauvais ! par Dan Assayah - 5 Mai 07

Depuis de nombreuses années, les vins israéliens jouent dans la cour des grands, avec à leur actif plusieurs médailles et grands prix gagnés. Dans le cadre du concours du « Challenge international du vin » (l’un des concours les plus importants et des plus réputés dans le monde) qui se déroula comme chaque année à Bordeaux, les vins israéliens – tels que Yarden-Cabarnet Sauvignon 2003, Yarden-Chardonnay 2004 Yarden –Syrah 2003, Cabarney Sauvignon 2003 de Barkan – ont reçu les médailles d’or, d’argent et de bronze.

Le vin rosé de Recanati a également reçu la médaille d’argent dans le cadre du concours mondial « Le mondial de rose » qui se déroula en France en avril 2007."-

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Une entreprise vinicole israélienne parmi les meilleures

Le Domaine du Castel, un petit établissement vinicole familial dans les collines de Judée près de Jérusalem, s’est attiré une renommée mondiale pour ses vins de qualité supérieure.....Suite

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Maurice (Maurice) le jeudi 17 mai 2007 - 18h20:

guerre absurde il y a de la place pour chaque peuple FOLIE
Enfin ce sont tous des peuples issus
de la Mesopotamie Historique dont le creuset biblique et Humaniste Monotheiste s'est elabore dans le temps pour se diviser en deux rameaux d'abord Judeens dit Juifs ou Ebreo en italien et Chretiens qui durant l'occupation Greco-Romain s'est donnee pour tache de s'ouvrir et de convertir a un monotheisme adapte ses dominateurs avec la Mission de les convertir au syncretisme JudeoChretiens pour l'Occident Le Chretiens de souche formant les Maronites les Chaldeens les Chretiens Orientaux en general Eux aussi present dans la region mais se disant Arabes comme les Juifs dit Arabes car porteur comme eux de la langue et des coutumes La LIGUE ARABE devrait se dissoudre et absorber les Israeliens dans un nouvel ensemble ETATS UNIS D'ORIENT pour elaborer avec tous ses enfants le partage Pacifique de la region loin des Barbaries CLANIQUES PRIMITIVES du temps du DESERT d'Arabie imposees aux peuples dans la meme
psychologie guerriere ne preparant pas cette region a la modernite

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Meyer (Meyer) le jeudi 17 mai 2007 - 18h18:

Une revue de bons vins israéliens.

Wine and Spirits / Fine homegrown wines

By Daniel Rogov
Wed., May 16, 2007 Iyyar 28, 5767

There was a time, not all that long ago, when wine connoisseurs turned to wineries from France, Italy and California for fine wines. Today, however, the market of fine local wines is so rich and varied that even the most critical wine lovers would have no problem drinking only Israeli wines for a given period of time.

The following are reviews of several good to excellent Israeli wines that have recently reached our shelves. All offer good value for your money.

La suite dans

http://www.haaretz.com/hasen/spages/860042.html

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Michka (Michka) le jeudi 17 mai 2007 - 17h09:

l'incruste

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Lapid (Lapid) le jeudi 17 mai 2007 - 17h00:

Pierre Mendès France Par Jean Lacouture

Identité juive et engagement en faveur de la paix au Proche-Orient

"L’homme qui, de Gaulle excepté, sert de référence à la vie publique française depuis la Seconde Guerre Mondiale était né à Paris dans une famille de modestes commerçants du 3e arrondissement, doublement juifs : son père avait des origines séfarades portugaises portant un nom très banal dans ce pays, assorti d’un " de França " qui le rattache à notre pays depuis le xvie siècle ; sa mère, Palmyre Kahn, était alsacienne, comme Léon Blum........

« Juif, Pierre Mendès France l’était pleinement, Juif laïque, athée, détaché de toute pratique »

L’auteur de La République moderne attachait une importance extrême à ses origines, assemblant inlassablement les documents relatifs à ses ascendants portugais : dans sa maison de Louviers, une armoire était consacrée à ces dossiers, que j’ai revue récemment, transportée dans celle de son fils Michel à Bordeaux. Le président assurait que ce qu’il y avait d’intéressant chez ces ancêtres était qu’il s’agissait de gens ordinaires. Mais l’un d’eux fut un colon prospère aux Antilles, une autre cantatrice à l’Opéra-Comique, un troisième négociant important à Bordeaux, où il fut tenu pour un notable de grand style par la brillante communauté juive bordelaise du xviiie siècle.
Juif, Pierre Mendès France l’était donc pleinement, Juif laïc, athée, détaché de toute pratique. En quête d’une définition de sa judéité, on peut se référer aussi bien à ses propres déclarations qu’aux précisions données par sa seconde femme, Marie-Claire, juive comme la première, Lily. A la revue L’Arche qui lui demandait de se définir en tant que Juif, " PMF " répondait : " Je sais que je suis juif. Mes enfants, qui n’ont pas plus que moi la foi, savent qu’ils sont juifs. Je sens que les antisémites me considèrent comme juif. Voilà les faits. " Le collaborateur de L’Arche lui objectant que cette définition " en creux " reflétait le point de vue de Sartre, que l’auteur des Réflexions sur la question juive avait depuis remis en question, Pierre Mendès France s’y tint, non sans faire valoir que la disparition de l’antisémitisme – si tant est qu’on puisse l’espérer – ne ferait pas disparaître le judaïsme…

Marie-Claire Mendès France est un peu plus explicite : "…Cela ne l’a jamais hanté. Il était juif. Il s’assumait en tant que Juif. Mais ce n’est pas parce qu’il était juif qu’il faisait ou ne faisait pas telle chose. Il a souffert de l’antisémitisme avec… je vais dire, sérénité. Il n’était pas sioniste. Mais – je ressens les choses exactement comme lui - nous sommes des Juifs laïcs auxquels il importe qu’Israël vive en sécurité. "
Si sa judéité ne paraît avoir aucunement nui à la foudroyante carrière du plus jeune député de France (élu à Louviers en 1932, à 25 ans) puis secrétaire d’Etat dans le second gouvernement Blum en 1938, le procès qui lui fut intenté pour " désertion " en 1941 à Clermont-Ferrand par le système de Vichy était le type même de l’agression antisémite. Comme l’ont rapporté tous les témoins, nul officier n’avait manifesté plus d’ardeur à combattre le nazisme que lui, et son départ sur le Massilia, de Bordeaux à Casablanca, à la fin juin 1940, s’inscrivait notoirement dans un projet de poursuite du combat. On sait comment il s’évada de la prison de Clermont pour rejoindre à Londres le général de Gaulle auquel il refusa d’assumer des responsabilités ministérielles pour repartir au combat au sein de l’escadrille Lorraine.
Si, le IIIème Reich vaincu, la France libérée, la IVème République mise en place, il n’assume la direction du gouvernement – dont chacun le savait plus digne qu’aucun autre – qu’en 1954, ce n’est pas du fait de ses origines, mais parce qu’il faisait du règlement politique de la guerre d’Indochine le préalable à toute action gouvernementale – ce dont ne voulait pas ce parlement de myopes. Que l’exercice du pouvoir ait été marqué par quelques bouffées d’antisémitisme – émanant parfois du Parti communiste… - n’est pas niable. Mais la coalition qui le renversa le 6 février 1955, celle des pro-européens fanatiques et des partisans de l’Algérie française, n’avait pas pour mobile l’antisémitisme : le meneur très notoire de l’opération, lui-même ancien président du Conseil, s’appelait René Mayer.
L’antisémitisme devait néanmoins peser sur divers épisodes de sa vie politique. Si, en 1956, ce n’est pas lui qui est affecté à Matignon, mais Guy Mollet, c’est (en partie) parce que le président Coty estime que s’il y a des décisions douloureuses à prendre à propos de l’Algérie, un Juif serait plus mal placé qu’un autre pour les assumer. Et si, en 1965, il refuse de présenter sa candidature contre la réélection du général de Gaulle, c’est, entre diverses raisons, parce qu’il estime que si sa judéité ne le condamne pas à la défaite, une éventuelle, une probable défaite face à de Gaulle risquerait d’être interprétée comme le refus opposé par le peuple français à l’élection d’un Juif : ce qui lui semble, justement, un opprobre pour son pays.
Si l’antisémitisme n’a pas joué un rôle décisif dans la carrière du plus estimable des hommes publics français du XXe siècle – le handicapant moins à coup sûr que sa " vertu " outrageuse, ou la haine des communistes qui l’exécraient moins pour des raisons " ethniques " que parce qu’il mordait sur leur électorat, démontrant qu’on pouvait, hors du marxisme, servir la cause du peuple – le fait est qu’il en souffrit, en tant qu’homme. Souffrance due moins à la découverte d’un vieux prurit socio-culturel dont il avait pu mesurer à ses dépens la nocivité, qu’à la découverte de ce paradoxe : que cette République qu’il chérissait, celle de Condorcet, de Jules Ferry, de Clemenceau, celle qui avait fini par gagner la bataille du dreyfusisme, n’était pas un antidote absolu à ce mal…
Juif solidaire, non sioniste mais moins encore antisioniste et profondément attaché à la sauvegarde de l’Etat d’Israël, Pierre Mendès France, comme son ami Nahum Goldmann [créateur du Congrès juif mondial en 1936, N.D.L.R.], était persuadé que la survie de l’Etat hébreu ne pouvait aller sans reconnaissance du fait national palestinien, exprimée par l’autodétermination de ce peuple.

C’est sur ces bases, et en ce sens, qu’il alerta Moshé Dayan, au lendemain de la victoire de 1967, contre toute occupation prolongée des territoires conquis. Et c’est dans le même esprit qu’il se fit l’artiste des colloques discrets qui se tinrent chez lui, en 1976, entre délégations israélienne (Peled, Eliav, Avnery) et palestinienne (Sertawi) qui ne prétendaient nullement représenter l’un ou l’autre pouvoir, mais dessinaient les grandes lignes d’une solution et rendaient compte des travaux d’un côté à Rabin, de l’autre à Arafat.
Très vite, les quelques acquis enregistrés furent marginalisés par l’éclatant voyage de Sadate à Jérusalem [en 1977] dont Mendès fut un témoin d’abord surpris puis enthousiaste. Mais il savait que si la paix avec l’Egypte était un grand progrès, elle n’allait pas à l’essentiel. Il est mort sans avoir pu jeter le pont dont il avait rêvé. Il nous manque beaucoup, pour cela comme pour tant d’autres choses."