Archive jusqu'au 09/février/2005

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2005: Commentaires Fevrier 2005: Archive jusqu'au 09/février/2005
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emma (Emma) le mercredi 09 février 2005 - 18h28:

Israël: Silvan Shalom va faire campagne pour un référendum sur le plan de désengagement de Gaza

JERUSALEM (AP) - Le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi qu'il allait faire campagne pour l'organisation d'un référendum sur le plan de désengagement du Premier ministre Ariel Sharon de la Bande de Gaza, un projet qui pourrait contrecarrer celui d'Ariel Sharon de boucler ce retrait unilatéral d'ici à l'été.

Selon les sondages, ce plan de désengagement qui prévoit l'évacuation des 21 colonies juives de peuplement de Gaza ainsi que quatre communautés isolées de Cisjordanie est soutenu par quelque 65% de la population israélienne. Toutefois, les opposants à ce plan -dont le puissant mouvement des colons et au moins un tiers des membres du parti au pouvoir du Likoud- veulent un référendum avant qu'il ne soit appliqué.

Dans une interview diffusée dans la nuit de mardi à mercredi par la chaîne Channel-Two, Silvan Shalom a annoncé qu'il allait mener la campagne pour un référendum sur Gaza. "J'ai l'intention de mener cette campagne auprès auprès du public, des parlementaires et au sein de mon parti", a dit le ministre israélien avant d'ajouter: "la seule chose qui me motive est d'empêcher une division parmi notre peuple. Il va y avoir une division et je veux l'éviter".

Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a toujours rejeté l'idée de référendum, estimant que cette initiative n'est qu'une tentative pour retarder l'application de ce désengagement. Pour l'heure, les services de Sharon n'avaient pas encore réagi à l'initiative de Silvan Shalom.

Shalom, qui bénéficie d'un soutien considérable au sein de la base du Likoud, s'est souvent interrogé publiquement sur le bien fondé du plan de désengagement. Il rejoint en cela Benjamin Nétanyahou, l'influent ministre des Finances, qui est également favorable à l'organisation d'un référendum. AP

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Shalom (Shalom) le mercredi 09 février 2005 - 11h28:

A Madame,GRAIN


Si tous les médecins même spécialistes, les avocats, les ingénieurs etc.… devraient êtres des Tunes célèbres, alors le site « Harissa » ne pourra les contenir.

Actuellement, seulement en France, 70% de familles Tunes, ont un médecin, un ingénieur ou un avocat parmi leurs enfants ou dans leur proche famille.

Célébrité : Grande réputation, gloire, renom (Le petit Larousse illustré.)

Shalom

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Roots (Roots) le mercredi 09 février 2005 - 10h41:

Message a Bekhor

La photo de Garrigues de 1927 appartient a une collection privee depuis 2000 . Elle est deja parue sur Accueil au nom de Lella par Asfoura .

http://www.harissa.com/D_forum/Culture_Tune/lellaparasfoura.htm

Tu y trouveras toutes les explications que tu souhaites .

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Braham (Braham) le mercredi 09 février 2005 - 10h18:

Al-Doura,

J’ai été très étonné hier soir de voir sur la chaîne de télévision nationale Israélienne (A’routs Eh’ad), dans le programme “POLITIKA”, le père de Mohamed Al Doura interviewé sur le même pied d’égalité qu’un père Israélien dont la fille a été assassinée dans une des attaques palestiniennes. Tout cela devant un public composé de ministres, députés et journalistes locaux, sans qu’aucun ne cria au mensonge.
L’impression était que personne n’avait entendu parler de l’enquête menée sur cette histoire, ni de la campagne médiatique de l’agence MENA, campagne qui est publiée, sur Adra, depuis un bon bout de temps.
Sans oublier de créer une image symétrique entre les deux malheurs, M. Al-Doura répondait, en Hébreu, tout en continuant à insinuer la culpabilité de Tsahal dans la mort de son fils.
Faisant écho au père juif qui disait n’avoir jamais éduqué ses enfants à la haine, il répond qu’il a toujours été pour la paix, mais continue ensuite de réciter tous les slogans de la propagande palestinienne.
Je crois que les instigateurs franco-palestiniens de la barbarie Israélienne ne pouvaient espérer un meilleur cadeau.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Bekhor (Bekhor) le mercredi 09 février 2005 - 03h26:

En surfant sur internet j'ai trouvé cette carte postale encienne qui represente une femme et son enfant, et cette femme porte un grosse étoile de David.

sur la carte postale il est marqué "BEDOUINE ALLAITANT"

Y avait il des juifs bédouins en Tunisie?

Cette carte a été photographié par un photographe célébre de l'époque " GARRIGUES".

Aurait il oublié de mentionner que la femme etait juive?

Avez vous une idée? pouvez vous m'eclairez?

Merci.


bédouineJuive

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Bekhor (Bekhor) le mercredi 09 février 2005 - 02h53:

La Colonisation de la Tunisie vue par les juifs


Juifs de Tunisie


En 1878, l’Alliance Française Universelle ouvre sa première école avec l’assentiment des rabbins Tunisiens qui acceptent pour la première fois un partage entre l’enseignement séculaire et l’enseignement religieux.
En 1881, les Français, appelés à la suite d’une sombre histoire de troupes rebelles opérant sur la frontière avec l’Algérie, décident d’intervenir militairement et de faire de la Tunisie un protectorat, forçant le Bey a signer le traite du Bardo en 1881.
Les Juifs accueillent les Français à bras ouverts, voyant dans leur arrivée l’espoir d’une rédemption. On est impressionné par leur culture, par leurs manières et leur puissante et moderne armée, en un mot par leur “civilisation”.
Après que les forces d’occupation prennent le contrôle du pays, des dizaines de milliers de colons Français débarquent en Tunisie, des routes et des ponts sont construits, des fermes voient le jour, produisant blé et vignes. Le commerce se développe et les Juifs trouvent une place prépondérante dans cette expansion économique.
La prospérité de certains ne manque pas de rejaillir à tous les niveaux de la société, favorisant une sympathie naturelle et quasi générale pour le nouvel occupant. Les Juifs, se sentant moins menacés par les Arabes, due à la protection Française, s’enhardissent petit à petit à modifier leurs styles de vie.

Récit interessant trouvé dans ce site internet.

www.ac-rouen.fr/.../4ex/colonisation/tunisie.htm.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Email (Email) le mercredi 09 février 2005 - 02h19:

TUNES CELEBRES

SMADJA GILBERT CARDIOLOGUE
YOUNES JEAN CARDIOLOGUE
SCEMAMA ROLAND CARDIOLOGUE
COHEN ANDRE CARDIOLOGUE
HAGEGE VICTOR CARDIOLOGUE
BRAMI BERNARD CARDIOLOGUE
CHICHE FREDDY CARDIOLOGUE
ZEITOUN MICHELE ANESTHESIOLOGISTE

MERCI DE NE PAS OUBLIER CES QUELQUES NOMS, DE MEDECINS NI PLUS NI MOINS CELEBRE QUE D'AUTRES, NE PAS OUBLIER NON PLUS

BELAISCH ALAIN BIOLOGISTE
AKOUN GERARD BIOLOGISTE ET DIRIGEANT DE JUDAIQUE FM

ET BEAUCOUP D'AUTRE QUE VOUS VOUS OBSTINEZ A OUBLIER;

MERCI POUR EUX,

MADAME GRAIN

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Email (Email) le mercredi 09 février 2005 - 02h13:

International Herald Tribune©



Les mystères d’un montage d’icône vidéo



Par D. Carvajal, IHT Lundi 7 février 2005

http://www.iht.com/articles/2005/02...ss/video07.html


Traduction française de Simon Pilczer



Paris – Depuis le début du second soulèvement palestinien il y a plus de quatre ans, beaucoup d’enfants sont morts sous le feu. Mais c’est l’image déchirante d’un seul garçon terrifié de 12 ans, protégé sous la vaine étreinte de son père, qui possède la puissance symbolique d’un drapeau de bataille.



La Tunisie et l’Egypte ont émis des timbres postaux de l’enfant palestinien, Mohammed al Dura, recroquevillé en position fœtale contre son père dans l’attaque lors d’une fusillade par balles en septembre 2000. L’Egypte a aussi donné son nom à une rue en son honneur, et des bombes-suicide ont invoqué Mohammed comme martyr dans des enregistrements vidéo d’adieux.



En France, loin des batailles de rue de Gaza, la scène indélébile est un tableau valant mille arguments. Ici, un débat bouillonne pour savoir si l’horrible reportage télévisé de Mohammed al Dura était authentique, mal interprété ou – comme un universitaire américain l’a dit – une pièce théâtre « Pallywod » astucieusement mise en scène.



Les photographies de guerre ont depuis longtemps été de puissantes armes des médias, et certains des tableaux de guerre les plus mémorables ont provoqué des questions sur leur authenticité, comme l’image de l’agence « Associated Press » en 1945, montrant des Marines américains à Iwo Jima qui levèrent le drapeau deux fois, et remplacèrent le ‘stars ans stripes’ [drapeau américain, ndt] par une plus grande bannière.



Au centre de la discussion se trouvent la station d’état France 2 et son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin, un journaliste vétéran qui dit que la violente critique sur le reportage exclusif de la chaîne du garçon ont conduit à des menaces de mort contre lui.



Des images de la violente confrontation de rue dans un carrefour éloigné à Gaza ont été disséquées sans fin dans des livres et dans l’univers d’expression de commentaires acerbes sur des sites internet. La vidéo a aussi été explorée par une petite agence d’informations israélienne francophone, Metula News Agency [MENA, ndt] qui a loué un théâtre pour examiner le reportage.



Et en 2002 un documentaire allemand appelé « trois balles et un enfant : qui a tué le jeune Mohammed al Dura ? » a essayé de répondre aux questions pendantes pour savoir si l’enfant avait été tué par les israéliens ou les Palestiniens.



La semaine dernière, la question a repris un nouvel élan après qu’un important rédacteur en chef français et un producteur de télévision indépendant aient rompu les rangs dans les cercles des médias du pays et publié un article prudent dans le journal de centre-droit, le Figaro, exprimant certains doutes au sujet du reportage original.



« Cette image a eu une grande influence » a déclaré Daniel Leconte, ancien correspondant de France 2. « Si cette image ne signifie pas ce que l’on nous a dit, il est nécessaire de trouver la vérité ».



Leconte a rédigé l’article du Figaro avec Denis Jeambar, le rédacteur en chef de L’Express, plusieurs semaines après que les dirigeants de la chaîne France 2 aient autorisé les deux hommes en octobre à visionner les 27 minutes de rushes bruts, soit tout le reportage filmé.



Mais leur commentaire n’a pas été publié jusqu’à ce qu’ils l’aient proposé à un autre quotidien important, Le Monde, qui l’a rejeté, selon son nouveau rédacteur en chef de la page « opinions » Sylvain Cypel. Il qualifia la totalité de la discussion de « bizarre » et propulsée par la toute petite agence de presse. Pour France 2, dont les bureaux de verre dominent la Seine, les questions obsédantes sur la totalité de l’épisode sont en débat sans cesse renouvelé, motivé par différents ordres du jour – depuis l’idéologie de groupes d’extrême droite s’efforçant de pousser Enderlin hors de son poste à Jérusalem, où il est une institution.



Quand le reportage a été diffusé pour la première fois, France 2 a offert son reportage exclusif gratuitement aux réseaux de télévision du monde entier, déclarant qu’elle ne voulait pas tirer profit de ces images.



Les scènes ont été filmées par son caméraman, Tala Abu Rahma, qui fut le seul a prendre des images de ce que Enderlin a caractérisé alors comme l’assassinat d’un enfant par la fusillade depuis une position israélienne. Enderlin n’était pas présent pendant la fusillade.



Esther Shapira, une productrice allemande d’ARD à Francfort, déclara qu’elle essaya sans succès en préparant son documentaire en 2002 de voir la copie originale de l’enregistrement et fut surprise que France 2 ne la partage pas.



Des chaînes européennes échangent couramment du matériel. « S’il n’y a rien à cacher, de quoi sont-ils effrayés ? » déclara-t-elle au sujet de la réticence initiale de France 2.



Quand des articles critiques apparurent dans des publications comme « Atlantic Monthly » aux Etats-Unis, Enderlin publia une lettre ouverte insistant : « Nous ne transformons pas la réalité. Mais en considération du fait que certaines parties des scènes sont insupportables, France 2 a été obligée d’en couper quelques secondes ».



De plusieurs façons, Enderlin argumente, la vidéo d’al Dura est devenue un prisme culturel, avec des spectateurs voyant ce qu’ils voulaient.



Richard Landes, un professeur de Boston spécialisé dans les cultures médiévales, a étudié les rushes d’autres sources d’informations occidentales ce jour-là, y compris l’enregistrement al Dura.



« Nous pouvions discuter de chaque décor » concéda-t-il. Mais après avoir regardé les scènes trois fois, il conclut que ça avait probablement été falsifié, avec un reportage sur la même bande, de combats de rue séparés et d’ambulances de secours.



« J’en vins à réaliser que les cameramen palestiniens, en particulier quand il n’y a pas d’occidentaux dans le coin, mettent en route la mise en scène systématique d’actions », déclara-t-il, qualifiant le reportage de cinéma « Pallywood ».



Certains dirigeants de France 2 ont, en privé, mis la faute sur la communication de la chaîne alors que des questions étaient soulevées. La semaine dernière, ils ont montré à l’International Herald Tribune l’original de 27 minutes de l’enregistrement de l’incident, qui inclut aussi des scènes séparées de jeunes lançant des pierres.


Le reportage du père et de l’enfant subissant l’attaque dure plusieurs minutes mais ne montre pas clairement la mort de l’enfant. Il y a une coupure de la scène que les dirigeants de France 2 attribuent aux tentatives du cameraman pour ménager une batterie faible.



Quand Leconte et Jeambar ont vu les rushes, ils ont été frappés par le fait qu’il n’y avait pas de scène montrant avec certitude que l’enfant était vraiment mort. Ils écrivirent, cependant, qu’ils n’étaient pas convaincus que cette scène particulière était jouée, mais seulement que « cette fameuse ‘agonie’ sur laquelle Enderlin avait insisté comme coupée au montage n’existait pas ».



Pour contrer ses critiques, France 2 convoqua une nouvelle conférence de presse en novembre et prépara une dossier de photographies plan par plan, incluant des agrandissements pour répondre aux sceptiques comme Landes qui argumentait du fait que du sang n’était pas visible.



La chaîne envoya aussi de nouveau un journaliste en octobre, pour filmer le père du garçon, Jamal al Dura, relevant une partie de son pantalon et de ses manches de chemise pour montrer les cicatrices sur son bras droit et la partie supérieure de sa jambe droite. Ils associèrent le reportage du père recouvert de bandages dans un hôpital d’Amman, où il fut visité par le roi de jordanie. Mais des critiques comme l’ancien journaliste du Monde et animateur de radio Luc Rosenzweig réclamèrent l’opinion d’un expert médical indépendant.



“C’est une histoire de fous”, a déclaré Arlette Chabot, la directrice générale adjointe de la chaîne. « Chaque fois que nous répondons à une question, une autre question surgit. Il est très difficile de combattre une rumeur. La question est que, quatre ans plus tard, personne ne peut dire avec certitude qui l’a tué, des Palestiniens ou des Israéliens ».



En automne dernier, France 2 a déposé une série de plaintes en diffamation contre certains de ses critiques, mais elle l’a fait sans nommer ses cibles, les désignant simplement comme « X ». La juriste de la chaîne, Bénédicte Amblard, a déclaré que France 2 a choisi cette approche du fait des difficultés à identifier légalement les propriétaires de sites Internet, qui lançaient des attaques corrosives contre la chaîne et Enderlin.



Mais cette tactique a enhardi des critiques comme Philippe Karsenty, qui est l’une des cibles légales visées par la chaîne ainsi que la Metula news Agency. Karsenty dirige un petit groupe de surveillance des médias basé à Paris appelé Media-Ratings qui a appelé aussi bien Chabot qu’Enderlin à démissionner.



« Nous offrons 10.000 Euros à une oeuvre de bienfaisance choisie par France 2 si la chaîne peut noud démontrer ainsi qu’à un panel d’experts indépendants que le 30 septembre 2000, le reportage montre la mort de l’enfant » a déclaré Karsenty.



Le ministère de la culture et de la communication est une agence qui a été approchée. En privé, un officiel du gouvernement a déclaré, « Nous ne pouvons prendre aucune initiative parce que ce n’est pas notre mission ou notre métier. La presse est indépendante, particulièrement dans la tradition française ».



Si bien que réaliser le débat incombe à d’autres. En fin de semaine, des partisans d’Enderlin s’organisaient pour placer une publicité dans Le Monde pour soutenir le correspondant à Jérusalem ».

Doreen Carvajal

©International Herald Tribune

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emile_Tubiana (Emile_Tubiana) le mercredi 09 février 2005 - 00h56:

Brahem, excuse moi d'apporter une petite variation. On Dit: FI OUEJ LA'ADOU. La seule difference c'est la lettre E qui vient en plus dans le mot OUEJ, Bonne journee

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Francois (Francois) le mardi 08 février 2005 - 23h59:

Processus de paix, ça se confirme

A la fin du mois de janvier, Abou Mazen a rendu visite aux studios de la télévision officielle de l’Autorité Palestinienne. Il a alors encouragé le directeur de la chaîne à mettre un bémol aux émissions incitant à la haine. Pourtant, vendredi dernier, 04 février, un appel à la destruction de l’Etat Juif particulièrement inquiétant a été diffusé.

Le directeur du Centre d’Observation des médias palestiniens (Palestinian Media Watch – PMW), Itamar Marcus, estime que les messages adressés en arabe par l’AP à son public ont toujours déniés le droit d’Israël à exister et présentés les négociations de paix comme une simple tactique pour parvenir à la destruction d’Israël. C’est le même message qui a été passé lors du sermon officiel de vendredi dernier.

Ce sermon, traduit par PMW, a été donné par l’imam Ibrahim Mudyris. Ce dernier a expliqué que les limites du processus diplomatiques consistent en ce que celui-ci ne permet que la conquête d’Israël jusqu’aux frontières de 1967. L’imam dans la suite du discours diffusé annonce la poursuite de la lutte jusqu’à la destruction complète d’Israël et le retour dans les villes de Haifa, Jaffa, Lod, Ramlé, Netanya (Al-Zuhour) et Tel-Aviv (Tel Al-Rabia).

Le discours de l’imam se conclut ainsi : "Notre accord à retourner aux frontières de 1967 n’est pas une concession faite sur nos futurs droits. Non ! Cette génération pourrait bien ne pas y parvenir, mais d’autres générations suivront et la terre de Palestine demandera à ce que les palestiniens y reviennent à la manière de Mahomet – en conquérant."

Ainsi l’ère nouvelle annoncée à grands cris ne semble pas encore avoir touché les programmes audiovisuels de l’Autorité Palestinienne. Si Abou Mazen ne veut pas très vite entacher la crédibilité dont il jouit actuellement, il lui faudra absolument faire appliquer plus sérieusement la nouvelle ligne. Si tant est qu’il en ait réellement la volonté. AY

Source: http://www.a7fr.com/news.php?id=51585

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Braham (Braham) le mardi 08 février 2005 - 20h43:

Pour Bekhor

Voila la signification de FIOUJLAA'DOU:

"Pour le poisson, on dira toujours FIJLAA’DOU (raccourci de FI OUJ LAA’DOU, sur le visage de l’ennemi)".

Citation parue dans un article sur Harissa, il y a quelques semaines et dont voici le lien:

{http://www.harissa.com/coutumes/quelquesperlesdujudeo.htm}

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Claudia (Claudia) le mardi 08 février 2005 - 19h15:

Le cheikh Youssef Al-Qaradhawi sur Al-Jazira : Ce n'est pas avec le judaïsme en tant que religion mais avec les agissements des Juifs que nous avons un problème ; le cheikh Al-Qaradhawi sur son site Internet : "Ô ma nation ! La lutte est devenue obligatoire."

L'émission télévisée d'Al-Jazira "Religion et vie", dont le Dr Youssef Al-Qaradhawi a été plusieurs fois l'invité, s'est dernièrement penchée sur le thème des relations entre Juifs et musulmans. L'émission a été diffusée la semaine où le maire de Londres, M. Ken Livingstone, défendait son invitation d'Al-Qaradhawi à la mairie l'an passée, affirmant qu'Al-Qaradhawi est un dirigeant musulman modéré. Comme pour donner raison aux déclarations de M. Livingstone, Al-Qaradhawi a, cette fois, tenu des propos différents de ses déclarations habituelles sur les Juifs.

Toutefois, malgré ce qui semble être son intention de paraître modéré, il s'est contredit à plusieurs reprises au cours de l'interview. Sur le sujet du rapport de l'islam aux Juifs et au judaïsme, il a expliqué que le problème n'était pas le judaïsme en tant que religion, mais les Juifs et Israël. [1]

Deux semaines avant cette interview, Al-Qaradhawi avait publié un poème intitulé "Ô ma nation ! La lutte est devenue obligatoire." sur son site www.qaradawi.net, poème de 76 couplets. [2] Nous vous proposons ci-dessous des extraits de son interview sur Al-Jazira ainsi que de son poème:

Emission d'Al-Qaradhawi sur Al-Jazira
Le désaccord entre religions est la volonté de Dieu

Question: "Commençons par le thème des relations entre Juifs et musulmans, et du rapport à l'Autre, de façon générale, selon l'islam. Quelle est, votre honneur, la base de tout rapport à autrui ?"

Al-Qaradhawi: "(…) Quiconque étudie la foi islamique s'aperçoit qu'elle est ouverte à tous, qu'elle ne cherche pas à annuler l'autre, mais admet au contraire l'existence de l'autre et le fait que certains s'opposent [à l'islam en termes de] foi, de loi et de politique. Les désaccords sérieux se rapportent toutefois à la foi.

Le Coran établit que les désaccords [religieux] existent parce que Dieu l'a voulu ainsi (…), que les gens appartiennent à différentes religions. Après tout, si Dieu avait voulu que tous aient la même religion et suivent le même chemin, il aurait créé l'Homme autrement. Mais il a créé l'Homme tel qu'il est, le dotant d'un esprit libre et de libre arbitre. Tant que les hommes bénéficieront d'un esprit libre et de libre arbitre, ils auront inévitablement des orientations différentes, religieuses et autres… Quiconque veut annuler l' 'Autre' et voir les gens unis dans une même religion et un même chemin aspire à quelque chose qui contredit la volonté divine. Son désir ne se réalisera pas car il est impossible de l'exaucer - puisque il s'oppose à la volonté divine.

L'islam reconnaît 'l'Autre' et érige l'attitude envers autrui sur de solides fondations, même si l'autre est considéré comme un infidèle. En d'autres termes, tout être pieux croit détenir la vérité et estime que les autres sont dans l'erreur, se qualifiant de croyant et qualifiant les autres d'infidèles. C'est ce que croient les musulmans, les Juifs et les chrétiens… Quel rapport peut-on avoir quelqu'un que l'on considère comme un infidèle? L'islam soulève les problèmes de base, relatifs à l'esprit et à l'âme de l'homme, découlant sur ce que l'on appelle généralement 'la tolérance religieuse'.

En premier lieu, il est [entendu] que les désaccords [entre religions] sont le fait de la volonté de Dieu (…) Ensuite, [selon l'islam], si un homme avance sur le sentier de la droiture et que l'autre en dévie, le premier est un croyant et le second un infidèle, l'un est innocent et l'autre est un pécheur ; tous devront rendre compte de leurs actions devant Dieu, non devant l'Homme, au Jour du Jugement - non en ce monde, mais dans l'Au-delà. C'est pourquoi le [musulman croyant] ne cherche pas à juger ceux qui désapprouvent [sa religion] en ce monde. C'est Dieu qui jugera au Jour de la Résurrection (…)"

Mahomet a honoré les funérailles d'un juif ; quand on a attiré son attention sur le fait que le défunt était juif, il a rétorqué: ce Juif n'est-il pas un être humain?

"Troisièmement, l'islam honore l'Homme en tant que tel, sans considération de genre, de religion, de couleur ou de statut. L'Homme a le droit d'être respecté [comme il est écrit dans le Coran 17: 70]: 'Nous avons honoré l'Homme'. [Les deux autorités les plus fiables en matière de hadiths] Al-Bukhari et Muslim relatent qu'alors que le cortège funèbre passait devant le Prophète, il s'est levé pour faire honneur au défunt. On a dit au Messager de Dieu: Ce sont les funérailles d'un Juif. Ce cercueil appartient à un Juif, non à un musulman.' Il a répondu: 'N'est-ce pas [aussi] une âme ? Le Juif n'est-il pas une âme humaine ?' Quelle belle approche ! Et quelle belle explication que celle qui dit: 'c'est aussi une âme'.

Quatrièmement, dans l'islam, les relations entre personnes sont basées sur la justice. La justice de Dieu s'applique à toutes Ses créatures: Juifs, chrétiens, Zoroastriens, païens… Dans le chapitre Al-Nissaa du Coran, Dieu révèle neuf versets, qui défendent un Juif injustement accusé: un musulman avait commis un vol, et sa famille et tribu voulaient faire porter la faute à un certain Juif. Ils dirent au Prophète qu'untel avait volé tel objet, ce que le Prophète ne fut pas loin de croire, prenant la défense du musulman et accusant le Juif. [Mais] ce [chapitre] du Coran fut révélé pour innocenter le Juif (…)"

Nous n'avons pas inventé la haine des Juifs ; à l'époque où l'Europe persécutait les Juifs, ils ont trouvé un havre de paix sur les terres musulmanes.

Question: "Si les relations [entre musulmans et Juifs] se basent sur la tolérance, comme vous dites, et si les relations entre les musulmans et autrui sont définies par le Coran, comme vous dites, comment se fait-il qu'il existe une telle hostilité entre musulmans et Juifs?"

Al-Qaradhawi: "Nous n'avons pas inventé cette hostilité [à l'égard des Juifs]. Les Juifs ont vécu parmi les musulmans pendant des siècles, même à l'époque où l'Europe les a persécutés et expulsés (…) Ils ont trouvé un havre sûr en territoire musulman et dans les pays musulmans. En effet, l'islam considère les Juifs comme le Peuple du Livre, ce qui signifie qu'ils possèdent un Livre divin. S'il est vrai que nous estimons que la Torah a été déformée et modifiée, la Torah n'en demeure pas moins un Livre divin. En outre, les musulmans considèrent Moïse comme l'un des grands messagers… Le Coran dit qu'Allah a distingué Moïse car celui-ci prononçait directement la parole de Dieu et n'était pas un médiateur, un ange ou [un être] divinement inspiré (…)

L'islam considère que les Juifs, tout comme les chrétiens, ont un Livre divin et une religion divine. Dans l'islam, il existe des lois spécifiques [aux Juifs], différentes de celles [des disciples] d'autres [religions]. Nous pouvons manger les bêtes qu'ils ont abattues et épouser leurs femmes… Un musulman a le droit d'épouser une Juive ou une chrétienne. Elle devient sa femme au foyer, sa compagne, sa confidente et la mère de ses enfants (…) et ils sont liés l'un à l'autre par le mariage (…) Il existe deux types de relations naturelles: les relations par le sang et la lignée, et les relations par le mariage. Quand un homme se marie, il ajoute une autre famille à la sienne. Le père de sa femme devient le grand-père de ses enfants. Sa mère devient la grand-mère de ses enfants. Ses frères deviennent les oncles maternels de ses enfants, et ses sœurs deviennent leurs tantes maternelles. Ils ont les mêmes droits que sa famille [de sang]. Ce lien ainsi formé est semblable à un lien familial.

C'est ainsi que le Coran considère les Juifs, et c'est ainsi qu'ils vivaient dans les pays musulmans. Ils bénéficient de la protection [ dhimma ] d'Allah, de Son Messager et de tous les musulmans. [Les Juifs] étaient très riches. Au Caire, où nous avons grandi, la plupart des grands magasins appartenaient aux Juifs… [Les Juifs] étaient proches du pouvoir, et il fut un temps où les musulmans étaient même jaloux d'eux, en raison de leurs liens privilégiés avec le régime (…)"

Le combat entre musulmans et Juifs a commencé avec l'occupation de la terre de Palestine par les Juifs

"Le combat entre nous et les Juifs a commencé quand ils ont occupé la terre de Palestine, en ont expulsé les habitants et ont perpétré tous leurs agissements. C'est eux qui ont déclenché les hostilités, pas nous (…)

Il y a une différence entre le judaïsme en tant que religion et le sionisme comme mouvement politique aux aspirations et objectifs spécifiques. Quand le mouvement sioniste est né et s'est tourné vers la Palestine, plusieurs options [territoriales] se sont présentées à lui, en Amérique latine, en Afrique, etc. Mais les leaders de ce mouvement – Herzl et les autres – ont posé leur dévolu sur la Palestine, considérée comme la Terre promise, dans le but d'éveiller les sentiments du peuple juif, dispersé dans le monde, et de le rassembler. Les Juifs vivaient dans différents pays où ils avaient des intérêts, des richesses et de l'influence ; il n'y avait donc d'autre moyen que la religion pour rassembler tout ces gens (…) C'est pourquoi [les leaders sionistes] ont jugé préférable de se tourner vers la Palestine. De même, le ministre britannique des Affaires étrangères [Arthur James] Balfour, aux sympathies sionistes, a promis d'établir un foyer juif en Palestine pendant la Première guerre mondiale, en 1917.

[Les Juifs] ont d'abord essayé de s'attirer les sympathies de l'Etat ottoman et de son calife. Leurs dirigeants et représentants leur ont offert des millions de lires d'or. A cette époque, l'Etat ottoman avait besoin [de fonds] et ils ont donc offert de pourvoir aux finances de l'Etat et au trésor personnel [du calife]. Mais il a refusé d'abandonner un seul pouce de la terre de Palestine. Ils ont donc élaboré un complot contre lui, faisant chuter son empire, et on connaît la suite. Le problème palestinien est à l'origine de la destruction de la forteresse du califat islamique. C'est le mouvement sioniste qui a initié les hostilités avec les Arabes et les musulmans."

Question: "Si, comme vous le dites, cette hostilité est née du pillage de la Palestine, comment doit-on interpréter le chapitre Al-Maida du Coran [5: 82]: 'Vous découvrirez que ceux qui haïssent le plus les fidèles [les musulmans] sont les Juifs et les polythéistes?' "

Al-Qaradhawi: "Ce verset fait référence à une situation historique. L'islam a accepté les Juifs à bras ouverts et a accueilli favorablement [l'idée d'établir des] relations avec eux, vu qu'ils sont le Peuple du Livre. L'une des premières choses que le Prophète a faites en se rendant à Médine fut de signer un pacte avec eux. Il a signé un pacte établissant une garantie en tant de paix et l'aide mutuelle en temps de guerre (…) Le problème a commencé avec les Juifs, et par les Juifs. Ils ont trahi et enfreint [le pacte], au point de conclure un accord avec les Quraychites et la tribu de Ghatafan, et avec les païens, qui ont fait un raid sur Médine (…) [Les Juifs] ont malheureusement pris parti pour ces derniers, abandonnant les musulmans au moment où ils avaient le plus besoin de leur aide. Ce qui signifie qu'ils voulaient profiter de cette occasion pour exterminer les musulmans.

Ici [dans ce verset], l'islam fait référence à ceux qui ont [enfreint le pacte]. Mais l'islam est ouvert à ceux qui croient en la religion [juive]. En outre, les Juifs sont probablement les plus proches des musulmans en termes de foi et de loi, plus encore que les chrétiens. Pourquoi ? Parce que les Juifs ne croient pas en la Trinité. Ils ne prennent pas Moïse pour un dieu, alors que les chrétiens voient Jésus comme un dieu. Les chrétiens [n'obéissent pas aux lois] de l'abattage [rituel], contrairement aux Juifs. Vous connaissez les lois diététiques juives. Les chrétiens ne circoncisent pas leurs fils, alors que les Juifs si. Les chrétiens n'interdisent pas [la consommation de] porc, alors que les Juifs si. Les chrétiens n'interdisent pas la possession d'icônes - leurs lieux de culte et leurs églises en sont remplis, alors que les Juifs si. Les Juifs et les musulmans sont en accord sur de nombreux points. Ainsi, le problème avec les Juifs n'a pas à voir avec leur foi ou leur loi mais avec leur avidité et les événements qui expliquent l'attitude [des musulmans] envers les Juifs à l'époque du Prophète, et aujourd'hui encore, depuis qu'ils convoitent la Palestine sainte et bénie."

Le combat qui nous oppose aux juifs n'a pas pour enjeu la foi

Question:"Il existe une minorité juive dans les sociétés islamiques d'Egypte, de Tunisie, du Maroc, de Yémen, de Bahreïn, et dans d'autres sociétés arabes et islamiques. Comment les musulmans devraient-ils se conduire envers la minorité juive ?"

Al-Qaradhawi: "Voilà près de trente ans, j'ai publié un ouvrage intitulé 'Les Non musulmans dans la société musulmane'. J'ai préféré ce titre à celui de 'Ahl al-dhimma', car certains pensent que le terme 'dhimma ' vient de 'dhamm ' [atteinte], alors que dhimma signifie 'pacte' ou 'garantie'. Cela signifie que ces gens, les non musulmans qui vivent au sein de la société islamique, sont sous la responsabilité d'Allah, de Son Messager et de tous les musulmans – sous leur garantie et leur protection.

L'islam a instauré des règles régulant les relations entre l'Etat islamique et les non musulmans (…) afin que ces relations soient naturelles. [Les non musulmans] vivent dans la société islamique conformément au principe général établi par les autorités légales religieuses: 'Ce qui leur est [permis] nous est [permis] et ce qui leur [incombe] nous [incombe].' C'est là la base des relations avec les non musulmans, Juifs inclus…, sauf quand la religion entre en ligne de compte (…) Si leur religion leur ordonne de se reposer le samedi, je ne leur imposerai pas de travailler le samedi et de se reposer le vendredi. Non, je dois faire preuve d'égards. Je respecte ce que leur dicte leur religion.

Notre maître Oumar Ibn Abd El-Aziz (…), que les autorités légales religieuses nomment le 'cinquième vertueux calife', envoya [une lettre] à Imam Hassan Al-Basri, l'une des figures religieuses les mieux connues de son temps, pour lui dire qu'il était choqué de découvrir que les Zoroastriens, sur la terre des Perses, c'est-à-dire en Iran, se mariaient à leurs mères et à leurs sœurs. 'Comment pouvons-nous permettre une chose pareille ?' [Hassan Al-Basri] lui a envoyé une lettre lui expliquant que leur confession le permettait (…) 'N'essayez pas de changer les choses: même d'épouser leurs mères est chose permise dans leur religion'.

Le respect des dictats des [autres] religions et confessions est pour nous fondamental. Nous ne nous mêlons pas de leurs affaires (…) L'islam est au sommet de l'échelle de la tolérance ; l'islam autorise ce qui est défendu aux musulmans, si c'est permis [par telle autre religion], comme la consommation de porc ou de vin. Pour les musulmans, le vin est le pire des maux ; c'est l'un des pires péchés. Mais si votre religion vous le permet, nous ne vous empêcherons pas d'en consommer. L'essentiel est que ce comportement ne se répande pas parmi les musulmans (…)

Après que les Mongols furent entrés à Damas et eurent fait prisonniers des musulmans, des Juifs et des chrétiens, le cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya alla voir Halagu, ou son successeur, accompagné d'un groupe d'oulémas, pour lui demander de libérer les prisonniers. Ils lui dirent: 'Ô cheikh Ibn Taymiyya, nous libérerons les prisonniers musulmans en votre honneur.' [Le cheikh] s'enquit des Juifs et des chrétiens. Ils lui répondirent: 'Ils resteront avec nous'. Il [Ibn Taymiyya] dit: 'Non: les ahl al-dhimma passent avant les membres de notre communauté. Je ne partirai pas tant que tous les prisonniers ne seront pas libérés.' La protection des ahl al-dhimma est un devoir qui incombe aux musulmans. Ils doivent les protéger avant de protéger les musulmans. Les oulémas ont affirmé qu'il est pire de porter atteinte à un dhimmi qu'à un musulman. Il est pire de diffamer un dhimmi qu'un musulman, vu que le premier est placé sous la responsabilité des musulmans.' "

Question: "Les Juifs de la Torah ne sont pas les Juifs d'aujourd'hui et de notre génération. Comment pourrait-il exister une relation idéale [avec les Juifs actuels] quand ils violent quotidiennement les droits les plus élémentaires des musulmans?"

Al-Qaradhawi: "Les Juifs de notre génération sont bien les Juifs de l'époque de Mahomet, en ce qui concerne la foi et la loi religieuse. La Torah de l'époque du Prophète est la Torah [d'aujourd'hui]. La falsification [de la Torah] a eu lieu antérieurement. Les chrétiens de l'époque du [Prophète] sont les chrétiens d'aujourd'hui. Mais nous parlons ici d'autre chose. Nous ne parlons pas ici de leur foi ou de leur loi religieuse, mais des crimes qu'ils ont commis. Ils expliquent l'hostilité qui existe de part et d'autre. Le combat qui nous oppose aux Juifs n'a pas pour enjeu la foi. Certains pensent que nous combattons les Juifs à cause de leur foi. C'est une erreur. Nous ne combattons pas les Juifs en raison de leur foi ; nous les combattons parce qu'ils se sont accaparée la terre, qu'ils en ont expulsé le peuple et qu'ils l'ont pillée.

Nous avons reconnu l'Etat d'Israël, mais l'Etat d'Israël n'a pas reconnu les Palestiniens. Il a conquis la Cisjordanie, Jérusalem et Gaza, et l'occupation existe encore aujourd'hui, continuant de perpétrer meurtre et destruction, de déraciner des arbres, de brûler des champs et de démolir les mosquées (…) C'est la raison du combat qui nous oppose. Mais il n'y a pas de guerre contre les Juifs en tant que Juifs (…)"

Le dialogue - uniquement avec les Juifs qui s'opposent à la création de l'Etat d'Israël

Question: "Le thème du dialogue entre Juifs et musulmans revient quotidiennement dans les revues, les journaux et les conférences, de plus en plus nombreuses. Que pensez-vous de ces conférences ? Êtes-vous pour ces conférences favorisant le dialogue entre Juifs et musulmans ?"

Al-Qaradhawi: "L'islam est toujours favorable au dialogue. La méthode de la propagation islamique, comme l'explique le Coran [16: 125] est: 'Invite à suivre le chemin de ton Dieu avec sagesse et au moyen d'exhortations bienveillantes. La discussion est la plus courtoise des manières.' La sagesse et les exhortations bienveillantes sont pour ceux qui approuvent, et la discussion pour ceux qui désapprouvent [l'islam]. Le Coran apporte toutefois des restrictions supplémentaires dans un autre verset: '(…) Ne discutez avec le Peuple du Livre que de façon bienveillante, sauf s'il fait le mal.' [46: 29]. Il ne peut y avoir de dialogue entre nous et ceux qui font le mal au sein du Peuple du Livre. Ainsi, les Juifs d'Israël, comme le grand rabbin qui s'est rendu à Al-Azhar pour dialoguer avec le cheikh d'Al-Azhar – j'étais contre. Il ne peut y avoir de dialogue entre nous et lui, vu qu'il soutient le meurtre quotidien de Palestiniens, la démolition des habitations et l'expulsion des personnes, ainsi que les crimes et le massacre barbare qui se poursuivent quotidiennement. Comment pourrais-je lui serrer la main et m'asseoir à ses côtés ?

Mais j'ai rencontré des Juifs l'été dernier (…) [dans une réunion] du Conseil européen de la Fatwa et de la recherche et l'association internationale des érudits musulmans. Il y avait un groupe de Juifs et de rabbins qui assistaient aux conférences (…) Huit de ces rabbins m'ont accompagné jusqu'à l'aéroport et jusqu'à ce que j'embarque. Ils sont contre la création de [l'Etat d']Israël, estiment que sa création est une violation d'un décret divin selon lequel les Juifs doivent vivre en diaspora ; ils pensent qu'avec [la création de l'Etat Israël, les sionistes] provoquent l'extermination des Juifs. Avec ces rabbins, il est possible de s'asseoir et de parler. Mais s'agissant de ceux qui soutiennent la violence, la tyrannie, la condescendance israéliennes et le meurtre injustifié de notre peuple – nous ne leur serrerons pas la main. Nous sommes favorables au dialogue, mais uniquement quand il est approprié."

Question: "Si vous étiez invité à une conférence pour le dialogue entre Juifs et musulmans, y participeriez-vous ?"

Al-Qaradhawi: "Avec des Juifs qui ne sont pas d'Israël, oui. Je suis ouvert aux Juifs qui se démarquent des agissements d'Israël, et je prêt à me trouver en leur compagnie."

Question: "Mais tout dialogue entre musulmans et Juifs (…) peut être interprété comme de la normalisation politique, ou pour le moins être exploité (…)"

Al-Qaradhawi: "C'est pourquoi j'ai dit que je suis contre le dialogue avec des rabbins juifs vivant en Israël, rabbins qui soutiennent les crimes d'Israël. Avec eux, il n'existe aucune possibilité [de dialogue] (…) Nous dialoguerons avec ceux parmi eux qui se montrent raisonnables, et avec les chrétiens ; j'ai d'ailleurs déjà participé à nombre de conférences pour le dialogue entre musulmans et chrétiens. Mais avec ceux qui 'font le mal', nous ne discuterons pas et ne dialoguerons pas, ainsi qu'Allah l'a enjoint."

Epouser une Juive – seulement si elle croit en la résistance contre Israël
Question: «Au début vous disiez que les relations avec les Juifs relèvent de la coexistence quotidienne, dans la mesure où ils vivent au sein de la société musulmane, et qu'il peut y avoir des mariages entre des hommes musulmans et des femmes juives ou chrétiennes, issues du Peuple du Livre. Est-ce que cette loi est toujours d'actualité, et y a-t-il des conditions à une telle relation?»

Al-Qaradhawi: «Oui, l'autorisation d'épouser une non-musulmane du Peuple du Livre tient toujours, mais il y a un certain nombre de conditions. La première condition, édictée par Abdallah Ibn 'Abbas, est que la femme ne soit pas d'un peuple qui combat les Musulmans… [Serait-ce concevable] que j'introduise dans ma maison une femme que je puisse soupçonner d'espionner pour son peuple, qui combat le mien?… De nos jours, le mariage avec une femme juive est autorisé seulement si elle croit en la résistance contre Israël…

Le deuxième point est qu'elle doit être une femme pudique […] et non une femme qui vend son corps aux passants … De plus, elle doit vraiment faire partie du Peuple du Livre, étant donné que nombre d'entre elles ne sont pas du Peuple du Livre … Bien des juifs ne croient pas vraiment au Judaïsme ou quoi que ce soit d'autre… La plupart des dirigeants juifs ne croient pas au Judaïsme, à la Torah, en Dieu ou au Jugement Dernier. Ben-Gurion, Golda Meir et des gens comme eux exploitent la religion. Ils ne croient pas en la religion, mais ils l'exploitent pour le bien d'aspirations sionistes. Un musulman doit s'assurer que sa femme croit véritablement en la Torah et la religion juive.

[On doit aussi s'assurer que] le mariage [à une non-musulmane] ne présente pas de danger. Un certain nombre de muftis dans les contrées où les Musulmans vivent en minorité ont mis en garde contre les mariages entre musulmans et non-musulmanes, étant donné que le nombre de musulmans est limité et si les hommes [musulmans] épousent des femmes non-musulmanes, alors que les femmes musulmanes n'ont le droit que d'épouser des musulmans, cela veut dire que ces filles sont condamnées à ne pas se marier toute leur vie durant. De plus, le danger guette aussi la descendance… Il y a une différence entre quelqu'un épousant une femme juive ou chrétienne dans son propre pays et quelqu'un qui le ferait aux Etats-Unis par exemple. Il vit là-bas et est occupé toute la journée par son travail et ses affaires, laissant à sa femme le soin d'élever les enfants à sa manière et selon sa foi. Dans de telles circonstances – quand il y a un risque pour les enfants- de tels mariages sont interdits.»

L'affaire Livingstone et MEMRI

Question: «le Maire de Londres, Ken Livingstone, a récemment évoqué les médias et ceux qui sont derrière les médias, lors de votre visite à Londres et du tollé qu'elle a suscité. La violence a été décrite [dans les médias] comme Islamique, voire l'Islam même et les prosélytes et clercs islamiques ont été incriminés pour la violence… A l'opposé, d'autres ont évoqué la violence juive et chrétienne. Pensez-vous que la violence soit attribuable à une religion?»

Al-Qaradhawi: «Tout d'abord, au sujet des déclarations du maire de Londres, cet homme noble et courageux qu'est Ken Livingstone, nous avons été témoins de sont courage l'été dernier lorsqu'il s'est élevé contre les sionistes et leurs calomnies, et aujourd'hui il a de nouveau défendu un point de vue noble et courageux dans ses déclarations. Il a révélé ce qui était caché et exposé les secrets derrière lesquels se cachaient ceux qui organisaient ces choses. Il a, dans un courage absolu, révélé l'infamie de [ces gens] du Mossad et d'un certain institut et a rédigé le tout dans un rapport. J'aimerai féliciter et remercier cet homme par le biais d' Al-Jazeera … Nous devons remercier cet homme d'avoir pris une position que bien des Arabes et Musulmans évitent de prendre, en taisant la vérité bien qu'ils la connaissent. Cet homme a dit la vérité bien que l'on lui ait fait payer cher, le lobby sioniste l'ayant attaqué et des gens ayant tenté de déformer ses propos et de nuire à sa réputation. Je lui déclare: 'Continuez dans votre démarche. Les hommes libres et honorables de par le monde vous soutiennent'…»

Un appel téléphonique au studio de la part de Sa'id Doudin d'Allemagne: «…L'homme ayant organisé la campagne contre al-Qaradhawi est Yigal Carmon, qui a fondé l'institut MEMRI. Yigal Carmon est un criminel de guerre. Il a commandé le renseignement militaire en Cisjordanie et les forces d'[Antoine] Lahad au Sud-Liban, coupables de nombreux crimes envers le peuple libanais. C'est lui qui a orchestré la campagne contre Al-Manar TV. J'ai présenté de nombreux documents au sujet des crimes racistes commis par MEMRI envers des institutions. Par exemple, le rôle [de MEMRI] joué dans la fermeture du Centre Zayed. Il s'agit, monsieur, d'un criminel de guerre raciste.

J'ai transmis toutes ces informations au maire de Londres et j'ai exprimé mon profond dégoût pour la détérioration de la culture politique de Londres qui est descendue au niveau du bourbier des médias racistes. Je suis très attristé de voir que ce criminel de guerre est présenté par les chaînes de télévision – celle-ci comprise [ Al-Jazeera ], qui a beaucoup de respect pour lui – comme un expert en contre-terrorisme, lui le terroriste raciste et sanguinaire. J'ai présenté une émission entière sur Al-Manar au sujet des crimes de MEMRI et de ce criminel. Je regrette que nous n'ayons pu à ce jour établir un réseau, et je vous prie, Monsieur, de commencer à établir un réseau pour révéler les crimes commis par un [groupe] qui n'est pas un institut de presse. De tels [instituts] sont des instituts racistes, et le racisme n'est pas une opinion mais un crime.»

Question: «Merci, Sa'id Doudin d'Allemagne. Vos commentaires, honorable Cheikh.»

Al-Qaradhawi: «Je remercie l'honorable frère pour sa clarification des faits que, malheureusement, beaucoup ignorent. Nous nous satisfaisons que le maire de Londres s'apprête à publier un livre soulevant toutes ces questions. Nous attendons cela, par la volonté d'Allah. Comme nous l'avons dit, il n'y a de problème d'aucune sorte entre nous et le Judaïsme en tant que religion. Nous ne sommes pas hostiles aux sionistes parce qu'ils sont Juifs ou sémites. Ce sont eux qui soulèvent la question du sémitisme et brandissent cette épée… Nous, les Arabes, sommes sémites [nous-mêmes]. Nous sommes les enfants d'Ismaël, et ils sont les enfants d'Israël. Nous sommes cousins.

Dans une autre perspective, l'Islam n'accorde aucun poids à la race. L'Islam ne se réfère pas aux gens comme appartenant à une race ou à une autre, car il considère les gens égaux comme les dents d'un peigne.

Il n'y a pas de 'peuple élu' au-dessus des [autres] peuples. Le [seul] peuple élu est celui qui accomplit la mission d'Allah sur terre, est charitable, vénère Allah, protège les droits des hommes, construit sur terre, et y applique la justice d'Allah. Cela est le peuple élu… Il n'y a pas de peuple de race pure.

Les juifs ont été infiltrés par des races du royaume Khazar et de [nombreux] autres peuples. Qui affirme que tous les juifs ne forment qu'un peuple? Il y a les Juifs Falasha, les Juifs d'Europe, les Juifs yéménites, et d'autres Juifs encore… Le judaïsme est une religion et non une race, et l'on peut se joindre à une religion quelle que soit sa race.»

Question: Est-ce que la violence peut être attribuée à une religion en particulier?»

Al-Qaradhawi: «La violence qui ne distingue pas entre l'innocent et le scélérat, qui frappe des gens pour les crimes d'autres, ne peut être attribuée au fidèle d'aucune religion particulière. Pas à un juif, ni à un chrétien, ni à un musulman… Qui a tué [Yitzhak] Rabin? Certaines personnes voudraient que la violence et la terreur soient islamiques. Ce n'est pas le cas. Nous avons connu la violence au Japon par le groupe 'Aum Shinrikyo', en Inde avec l'assassinat du [Premier Ministre indien] Indira Ghandi et de son fils Rajiv Ghandi. Nous l'avons vue en Israël, en Grande-Bretagne avec l'IRA et le conflit entre catholiques et protestants. Nous l'avons vue aux Etats-Unis mêmes, à Oklahoma City. [La violence] existe de par le monde, alors pourquoi on la relie à l'Islam seulement?

Il y a des raisons et des injustices qui ont conduit à la violence dans divers pays, en particulier dans des pays islamiques. La raison de la majeure partie de la violence dans les pays islamiques sont les injustices perpétrées contre les musulmans, contres lesquelles ils ne peuvent rien, alors que le monde, regrettablement, regarde depuis la touche et ne lève pas le petit doigt…

Nous ne croyons pas en la violence, et nous l'avons dénoncée n'importe où et n'importe quand [elle se produit]. J'ai dénoncé les évènements du 11 septembre et les prises d'otages. J'ai publié des communiqués à ce propos, et j'ai publié des fatwas il y de cela dix huit ans interdisant les détournements d'avions et les prises d'otages. Ces faits sont bien connus, qu'Allah en soit loué. Nous ne croyons pas à la violence, et nous croyons que la violence n'a ni religion ni patrie. La violence existe dans tous les pays et toutes les religions…

La tendance générale au sein des Musulmans, Allah soit loué, est de suivre la voie médiane [wasatiyya], selon laquelle la population [musulmane] se comporte, et c'est sur cette large base que les musulmans fondent leur comportement. Ce sont les médias occidentaux qui braquent les projecteurs sur ces [gens tels que] Abu Hamza Al-Masri, Abu Qatada et autres. Les médias britanniques ont attiré l'attention sur eux… alors que les musulmans ne leurs accordent aucun poids.»

Appel téléphonique au studio de la part de Muhammad Abu Al-'Izz d'Egypte: «Honorable Docteur, la personnalité des Juifs, tel que décrite dans le Coran, porte les mêmes caractéristiques qu'aujourd'hui. Le Coran décrit la personnalité des Juifs et révèle leur animosité, leur condescendance, leur mépris pour [d'autres] peuples, leur plaisir à verser le sang, leur tendance au mensonge et à la tromperie, leur lâcheté et leur étroitesse d'esprit ainsi que leur arrogance envers Allah […].

Si d'aucuns affirment que les musulmans sont source de calomnies, selon les résultats d'une étude, 60% de la population européenne estime qu'Israël constitue une menace pour le monde. De plus, des auteurs et intellectuels occidentaux, non musulmans, ont mis en garde leurs gouvernements contre le danger inhérent à ces gens et à ce pays.

Je suis déconcerté – comme tous ceux concernés par l'honneur de cette nation [musulmane] – par les [éléments] marginaux de notre nation qui capitulent, hissent le drapeau [blanc] et appellent à la normalisation avec cette clique. De plus, le nouveau chef palestinien [c à d. le Président de l'AP Abou Mazen ] proclame qu'il tend la main à Israël, bien qu'ils aient tué son prédécesseur, en l'empoisonnant après déclaré vouloir le tuer.

La question demeure: quelle est l'explication de cette bassesse et de cette médiocrité? Est ce que cela découle d'une idéologie, une culture, la paix, la civilisation et l'amour de la vie ou est-ce que cela découle de la négation de la volonté, d'un manque de résolution, de la bassesse, de la médiocrité, du défaitisme et de la capitulation ?…»

Question: «Honorable Cheikh, au sujet de la question posée par Muhammad Abu Al-'Izz d'Egypte, les Arabes et les Musulmans qui appellent à la normalisation ne contribuent-ils pas à perpétuer une réalité qu'il a nommée 'bassesse et médiocrité'?»

Al-Qaradhawi: «Sans aucun doute, la question de la normalisation est inacceptable. Cela reviendrait à transformer quelque chose d'anormal en quelque chose de normal. Comment une personne peut normaliser les relations avec quelqu'un qui le tue? Comment une personne peut normaliser les relations avec quelqu'un qui, à tout moment donné, l'oppresse? Ceux qui appellent à la normalisation sont une minorité bien connue et que notre société a rejetée […]. Par conséquent, ceux qui appellent à la normalisation n'ont aucun poids ni valeur dans la société arabe et musulmane…»

Question: «Ahmad Fadhl Mansour d'Egypte demande s'il est permis pour les prédicateurs et imams de maudire les juifs lors des prières du vendredi dans les mosquées.»

Al-Qaradhawi: «Dans mon livre ' Notre Discours Islamique à l'Ere de la Mondialisation ', je me suis rapporté aux prédicateurs qui font des généralisations. En d'autres termes, [ils] disent 'Allah, détruis les Juifs et les Chrétiens. Fais de leurs enfants des orphelins et de leurs femmes des veuves', etc. Ces imprécations sont inacceptables, parce qu'il y a des juifs et des chrétiens qui vivent dans nos pays, et il ne nous sied pas de les maudire. Ce sont des chrétiens et juifs paisibles. Ce n'est pas raisonnable de ma part de maudire ces rabbins venus me dire au revoir à l'aéroport… [mais] j'affirme: 'Allah, [frappe] ces sionistes et juifs oppresseurs, agresseurs et trompeurs'. Ils doivent être stigmatisés parce que je ne maudis pas tout juif et tout chrétien. Je dis 'les croisés hostiles' et je veux dire par-là 'les Américains agressifs qui sympathisent avec Israël'…» [3]

Les Juifs ont joué un Rôle Considérable dans la Crucifixion de Jésus; Nous ne Croyons pas que Jésus Ait été Crucifié, mais le Crime a été Commis.

Question: «Certains affirment que l'histoire des Juifs sous le pouvoir musulman fut positive, parce qu'ils étaient traités comme le Peuple du Livre, tandis que sous le pouvoir chrétien ils étaient persécutés. Les Juifs sont-ils plus proches des Musulmans que des Chrétiens?»

Al-Qaradhawi: «Bien sûr. Les Juifs ne croient ni en Jésus ni en Mahomet. Ils nient les deux religions – le Christianisme et l'Islam. Ils ne croient pas que Jésus soit le messager d'Allah, mais pensent qu'il était un menteur. Ils ont comploté pour le crucifier, et il ne fait aucun doute que les juifs ont joué un rôle considérable dans la crucifixion de Jésus. Il y a quelques années, le Vatican a publié un document déclarant les Juifs innocents d'avoir verser le sang de Jésus, mais quiconque étudie l'histoire sait comment les juifs ont encouragé le gouverneur romain à crucifier Jésus. Nous ne croyons que Jésus n'a pas été crucifié, mais le crime a été commis. Notre Seigneur l'a élevé pour cela, mais le fait est qu'il a réellement existé, et nous croyons que les Juifs, je veux dire, ils ont commis ce crime. Quelle était la question? [sic]».

B. Le poème d'Al-Qaradhawi, publié sur son site Internet

«Oh Ma nation, la lutte est désormais un devoir, cessez donc les bavardages et les vociférations.

Cessez de badiner. Celui qui badine et se repose n'est d'aucun secours.

Cessez de vous faire des illusions, car les massacres et les blessures ont parlé.

Les Missionnaires de la Paix mentent,

Car il n'y a ni paix ni pardon.

Se lamenter sur les ruines de notre camp n'est plus d'aucune utilité, tout comme pleurer.

Nous ne devrions plus parler avec des mots; mais plutôt laisser les lances s'exprimer…

* * *

Oh Hommes, le sujet est grave. Le temps des gesticulations est révolu.

Appelez les choses par leur nom, car les hommes se doivent d'être francs.

Les visages sont maintenant à découvert et leurs secrètes besognes ont été mises à jour.

Les Croisés sont une nouvelle fois revenus et rodent dans les plaines [irakiennes].

Ils répandent la perversion sur la terre, comme si elle était ouverte à tous pour y paître.

Ils font encore couler le sang, sans avoir honte d'être dévoilés.

Et les Chiites tiennent bien le rôle qui leur a été imparti.

Le rôle de traîtres et tout le monde sait où cela commence et où cela finit.

Ils revinrent alors qu'il n'y a, en Orient, pas de Noureddine au pouvoir ou de Salah [Al-din: Saladin ]. [4]

Nous avons oublié le passé mais ils ont maintenant ravivé les plaies.

Ils n'ont pas reculé devant le massacre de vieillards … ou de petites filles.

Leur haine n'a pas été assouvie par le sang qu'ils ont fait couler avec tant d'arrogance et d'impudence.

Ils maltraitent allègrement les cadavres des victimes et violent l'honneur des femmes, ne craignant ni retour ni chatiment.

Nul Mu'tasim n'est là pour venir [5] au secours de ceux qui implorent à l'aide.

Ne voyez-vous pas comment des complots contre l'Islam sont fomentés au grand jour?

Ne voyez-vous pas comment la terre des prophètes souffre de ses blessures?

Ne voyez-vous pas comment les Juifs commettent des infamies, tandis que nos pleurs sont sans pareil?

Ils ont violé notre Palestine et déclaré qu'ils ne la quitteront pas.

Ils ne prennent pas en considération la censure des résolutions de l'ONU ni aucune proposition…

Si ce n'était la fermeté de jeunes hommes, décidés à ne pas abandonner leur religion,

Des jeunes hommes qui offrent leur sang; et celui qui offre son sang ne peut rien se voir reprocher.

* * *

L'apostasie est devenue manifeste, ne craignant plus d'être dévoilée.

Sur le marché de l'hypocrisie, la falsification pure et simple est distribuée.

La dépravation morale est vendue sous les noms d'art et de tolérance

La perversion règne ouvertement et avec arrogance de jour comme de nuit …

* * *

Oh nation islamique, lève-toi et agis! Car il n'y a pas de temps à perdre.

L'hérésie a réuni ses forces. Pourquoi avons-nous peur et nous battons-nous les uns contre les autres?

Rassemblez-vous et armez-vous de ce que vous trouverez.

Oh mille millions [de musulmans], ou êtes-vous lorsque les blessures se font entendre?

Amenez un million parmi le milliard, les meilleurs d'entre les meilleurs.

Un sur mille et avec eux nous mènerons une guerre sur tous les fronts …

* * *

Il n'y a d'autre choix que de produire des hommes, cela revient à fabriquer des armes.

Faire des héros est une science que notre tradition a expliquée.

Les héros ne peuvent être crées que dans nos mosquées, dans le jardin du Coran et à l'ombre des vraies traditions prophétiques.

En compagnie des hommes de vertu, qui suivent la voie d'Allah.

Ceux qui nous guident par leur exemple et non pas par leur éloquence …

Ceux qui trahissent l'appel à la prière, trahiront aussi l'appel au combat.

Oh ma nation islamique, tenez-bon, car la nuit laissera bientôt sa place au matin …»


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[1] Al-Jazira TV (Qatar), 16 janvier 2005.

[2] www.qaradawi.net, 5 janvier 2005.

[3] Lors d'un sermon du vendredi sur Qatar TV le 14 janvier 2005, Al-Qaradawi déclarait: «Allah, vient en aide spirituellement aux combattants du jihad et assiste-les de tes nombreux soldats … Allah, [fais mal] à tes ennemis, les ennemis de l'Islam. Allah, [fais mal] aux Juifs déloyaux et agressifs. Allah, [fais mal] à leurs alliés qui les soutiennent et nous oppressent. Allah, [fais mal] aux ennemis de l'Islam et des musulmans …»

[4] Nur Al-Din Al-Zengi (1146-1174), chef de la confédération Zengid qui lança le jihad contre les Croisés Salah Al-Din Al-Ayyubi (1169-1193), conquérant de Jérusalem.

[5] Al-Mu'tasim, un calife abbasside (833-842), qui mit en déroute l'armée byzantine et conquis la ville fortifiée d'Amorium.

MEMRI.ORG

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Bravo, M. Goasguen !

Le Conseil de Paris a adopté à l'unanimité, à 13 h 10 (heure locale), le vœu présenté par Claude Goasguen au nom du groupe UMP afin que Jérusalem soit jumelée avec Paris.
A la demande des Verts, ce texte a été amendé afin de développer la coopération avec des villes palestiniennes. (Guysen.Israël.News)


Monsieur le Ministre, Monsieur le Député, Monsieur le conseiller de Paris,

En un mot, comme en cent :

BRAVO !

Simon Pilczer