Archive jusqu'au 14/décembre/2006

Discus: ADRA : LES COMMENTAIRES D'HARISSA: Commentaires 2006: Commentaires de Decembre 2006: Archive jusqu'au 14/décembre/2006
Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Cacouboulou (Cacouboulou) le mercredi 13 décembre 2006 - 18h27:

Bravo Moshébé,

La phrase de Blazy :

« Oui ! Quand je vois ces chiffres avant et après l’occupation de tous ces pays, je ne comprends pas comment a fait l’Angleterre pour réussir à préserver tous ses citoyens juifs », prouve bien l' ignorance de Blasy, car au Royaume Uni, le mot citoyens juifs est parfaitement impropre.

il n'y a en fait que des sujets British !!! car on y est en royauté et non en république.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Moshébé (Moshébé) le mercredi 13 décembre 2006 - 16h18:

Mon cher Emile,

Vos commentaires de ce jour sur Ahmadinejad sont clairs, limpides et malheureusement pour lui, définitifs.

Naturellement, ça n’est pas encore reconnu par tout le monde, car il faut laisser du temps à nos grands diplomates pour se rendre compte du danger que représentent des illuminés comme Ahmadinejad.

S’il fallait un exemple, on peut penser sans aucune chance de se tromper, à notre grand Ministre des Affaires Etrangères, qui s’est empressé d’aller à Téhéran pour rendre un hommage appuyé à cet élément qui a eu droit au qualificatif de « grand élément stabilisateur du Moyen Orient ».

Je ne tiens pas à commenter longuement cette démarche qui est bien dans la culture de notre Pays.

En fait, par intérêt, souvent par peur ou pour démontrer l’humanisme de la France, il fleure bon de friser la complicité avec des états ou leurs représentants que notre civilisation peut qualifier de voyous.

D’ailleurs, nous devrions être très attentifs à la réaction de Philippe Douste Blazy, concernant la dernière menace claire de Ahmadinejad. Il n’y a plus là, sujet à atermoiements.
La menace étant claire, nette et précise, il ne lui reste plus qu’à condamner fermement.
On verra bien ! Mais enfin, il ne faut pas trop lui demander quand même, quand on connaît son niveau intellectuel et sa grande connaissance de l’Histoire.
France 2, lors de l’émission de Ruquier (il y a environ 15 jours) a révélé une bourde assez exceptionnelle de notre cher,(très cher) ministre.

Lors de sa visite a YAD VASHEM, il s’est arrêté devant le panneau indiquant, par pays européens, et donc aussi de l’Angleterre, le nombre de citoyens de confession juive, avant et après l’occupation nazie.
Au bout de quelques minutes de silence, le Guide qui l’accompagnait, surpris par son air dubitatif, lui demanda s’il souhaitait un renseignement complémentaire aux informations fournies.
A moins que vous le sachiez déjà, vous ne devinerez jamais la réponse de Mr Douste Blazy .
Je vous la livre, en vous rappelant que ce Monsieur est Ministre des Affaires Etrangères de la France !
« Oui ! Quand je vois ces chiffres avant et après l’occupation de tous ces pays, je ne comprends pas comment a fait l’Angleterre pour réussir à préserver tous ses citoyens juifs ».
Notre grand Ministre des affaires étrangères, ne savait apparemment pas que l’Angleterre n’avait tout simplement pas été occupée par l’armée nazie !

Cette histoire a été racontée sur France 2, il y a environ 2 semaines et si je devais m’avançait à donner une date ce serait la mardi 28 novembre 2006 entre 19 et 20 H.

Tout ce renoncement, cette inculture, cette peur de représailles, terroristes, politiques et/ou économiques, émanent de certains grands pays occidentaux dits civilisés.
Ils font que des fous au pouvoir dans des pays qui méritent certainement mieux, se sentent confortés par une complicité et peuvent ainsi se permettre la mise en œuvre de leurs projets les plus fous.
Ce terme de complicité peut paraître un peu fort ?
J’aurais aimé, mais on connaît cette maxime qui dit : Qui ne dit mot consent !
Bien plus, non seulement on consent, mais on encense et cela devient ce que j’appellerai une complicité passive. Ca sauve la face, et puis surtout, c’est moins dangereux ; il sera toujours temps de s’en laver les mains !

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Cacouboulou (Cacouboulou) le mercredi 13 décembre 2006 - 13h21:

A notre ami Braham,

Merci de ton tableau agrandi, mais celui de Meyer est suffisamment instructif, et je ne crois pas que la colonne de droite soit exagérée, il semble même qu'elle est très en dessous de la vérité.

A bientôt,

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Cacouboulou (Cacouboulou) le mercredi 13 décembre 2006 - 11h38:

Un merci à Meyer, pour la statistique qu'il nous a communiquée.

A la lecture de ce tableau, on peut constater que la France est le pays qui abrite en Europe la plus grande communauté israélite, suivie de prés par le Royaume Uni, ces deux pays se situant de très loin devant les autres nations européennes.

Si les Juifs de France se sentaient si mal dans leur pays, nulle doute qu'ils auraient fait le choix d'émigrer vers une autre nation de leur choix.

Quand au flux migratoire pour l'Aliyah, il est plutôt négligeable, par rapport à l'ensemble de la population résidente,,, comment expliquer cela ?

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Braham (Braham) le mercredi 13 décembre 2006 - 10h58:

A notre cher ami Cacouboulou

J'ai essayé de garder dans la Table ci dessous, uniquement, les détails comparant les pays que tu aimes rappeler dans tes messages.... pas toujours avec la meme objectivité d'ailleurs.
Ne trouves tu pas qu'ils exagèrent un peu dans la colonne de droite ?
Un grand merci à Meyer pour cette information très instructive.

jews

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Victor (Victor) le mercredi 13 décembre 2006 - 09h16:

Article et vidéo sur la cérémonie à Yad Vashem à Jérusalem le 10 décembre pour commémorer la rafle des Juifs de Tunisie.

Le devoir de mémoire des Juifs tunisiens

Par Albert Fratty pour Guysen Israël News
12 décembre 2006

Je suis né à Sousse quelques années après la fin de l’occupation allemande en Tunisie. Avec mes amis, nous avons grandi dans un fond de guerres et d’inquiétudes quasi-permanentes, l’Indochine d’abord, l’indépendance de la Tunisie ensuite, celle d’Algérie enfin avant d’être contraints au départ avec la crise de Bizerte durant l’été 1961.

Durant toutes ces années d’adolescence, nous n’avons eu que très peu d’echo de cette triste période de six longs mois durant lesquelles italiens et allemands avaient occupé Sousse. Certes, çà et là, les témoignages de quelques adultes ou de frères ou soeurs rappelaient ces événements douloureux; c’était, cependant, très loin d’être suffisant pour nous faire comprendre la véritable portée de ce qui s’était passé. Le départ et le séjour en France n’étaient pas faits pour arranger les choses et les années passant, tout s’évaporait et les témoins disparaissaient...

Mes parents, pourtant bien présents à Sousse durant ces moments difficiles n’avaient jamais désiré, semble-t-il, nous raconter leur vécu. Comme l’affirme notre ami Claude Sitbon, “les juifs de Tunisie n’aiment pas rappeler les mauvais moments de leur vie”. Pour moi, et je pense ne pas être le seul, tout était quasiment bouclé. Six mois sous la botte, c’était vraiment du passé et rien ne semblait pouvoir rouvrir un dossier clos. Et pourtant! Il aura fallu attendre mon alya, mon apprentissage de l’hébreu avant qu’autour des années 2000, un ami me propose un livre édité par Yad Vachem : “Pinkassé Kéhilot Louv vé Tunisia”. Quelle découverte!

A la lecture de quelques pages consacrées à cette période, j’en appris plus que durant toute ma vie. Avec forces détails, dates, noms, prénoms, il m’était possible de redéployer l’emploi du temps de toute notre communauté durant ces terribles six mois d’occupation! Et de découvrir avec peine et tristesse, les sévices, les souffrances, les humilations de nos parents et grands-parents. Travail obligatoire, étoile jaune, privations, assassinats, je comprenais mieux dès lors, le silence de mon père, de ma mère, de ma grand-mère, oncles, tantes, etc... Oh, combien je les comprends aujourd’hui!

Depuis cette découverte, je demandais à mes enfants de participer davantage, comme tous nos frères ashkénazes, à cette terrible journée qui commémore la Choah. En attendant qu’un jour, un homme se lève pour lever le flambeau de la mémoire et tente d’instaurer ce devoir de mémoire envers nos parents!

Et bien, cet homme, D.ieu merci, est arrivé. Il s’appelle Claude Sitbon. Il a pris l’immense responsabilité de s’engager. Il a mobilisé ses frères tunisiens d’Israël et décidé de les convoquer à Yad Vachem dimanche 10 décembre dernier afin de commémorer le 64ème anniversaire de la “grande rafle de Tunis”. Kol Hakavod, Claude, Kol Hakavod!

Nous nous sommes donc retrouvés dimanche dernier plusieurs centaines de juifs tunisiens à Yad Vachem où une organisation parfaite nous attendait. Visite du nouveau musée de Yad Vachem avec un accent mis sur la période de l’occupation nazie en Tunisie. Nombre de visiteurs y apprenaient, pour la première fois, la situation des juifs de Tunisie durant cette terrible période.
On y apprenait surtout que les allemands n’étaient pas les seuls à se réjouir de cette situation : français, arabes, maltais tous manifestaient leur joie de voir nos parents martyrisés! On y apprenait aussi que des centaines d’entre eux avaient trouvé la mort, plusieurs d’entre eux en déportation. On y apprenait que la mise en place des fours crématoires destinés à nos familles n’était qu’une question de temps!

C’était pourtant la cérémonie du souvenir qui provoquait des moments d’une intensité inimaginable. Il fallait être là pour vibrer aux chants religieux interprétés magistralement par Eric Bellaïche. Il fallait être là au moment où Claude Sitbon déposait, en compagnie d’un survivant tunisien, la traditionnelle gerbe.

Il fallait être là au moment où le public entamait notre hymne national, l’Hatikva. Jamais, public n’y avait mis tant de coeur, tant de ferveur! Nous repartions en fin de soirée, fiers et heureux d’avoir rempli notre devoir de mémoire. Papa, maman, tonton tata, pendant quelques heures, nous avons communié avec vos souffrances. Vous ne vouliez pas nous en parler. Nous avons voulu vous rendre hommage. Que D.ieu vous bénisse!

Comment pourrais-je ne pas infiniment remercier Claude Sitbon. Ce qu’il a fait, ce qu’il a organisé tient du génie et de la volonté de ne pas voir les souvenirs s’envoler. On vous le disait, un véritable devoir de mémoire!

Pour voir la video de la cérémonie :

http://www.guysen.tv/?vida=1075,http://www.guysen.tv/?vida=1075

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Victor (Victor) le mercredi 13 décembre 2006 - 08h57:

Lectures
Caroline Fourest, La tentation obscurantiste
12/12/06 - - : Islamisme

« Il n’y a pas si longtemps des hommes et des femmes se disant progressistes ont été tentés par le démon du totalitarisme », rappelle Caroline Fourest, dans La tentation obscurantiste, qui vient de reparaître chez Grasset en 2006. Cet ouvrage a obtenu le prix du livre politique 2006. Cette mauvaise foi, l’auteur dit la rencontrer tous les jours depuis qu’elle travaille sur l’intégrisme musulman. Elle pense qu’elle est même au-delà de tout ce qu’elle a pu lire ou imaginer jusque-là. Selon Caroline Fourest, les « compagnons de route » sont de retour. Leur nouveau fantasme n’est pas rouge ni brun mais vert. Non pas vert « Islam », mais bien vert « islamisme », c'est-à-dire -selon elle- intégriste, totalitaire et obscurantiste. Il s’agit du mouvement le plus réactionnaire et régressif de ces dernières décennies.

Le ton est donc donné dès les premières pages de cet ouvrage. Comment on est on arrivé là ? Cette question lancinante hante littéralement l’auteur. Comment cette (extrême) gauche a-t-elle pu dériver inexorablement, pendant que l’autre gauche – plutôt anti-intégriste et anti-totalitaire- la regarde s’éloigner inexorablement. L’autre gauche semble paralyser d’incompréhension : comment on est on arrivé là ?

Caroline Fourest rappelle qu’elle appartient à cette autre gauche là, qu’elle qualifie de nouvelle gauche antiraciste, anti FN, féministe, égalitaire, pro-choix ; une gauche qui ne choisit pas entre égalité et liberté, assure-t-elle. Entre ces deux gauches, « la fracture que nous sommes en train de vivre est aussi importante que celle que nous avons vécue à propos du stalinisme », assure l’auteur. Seulement ce cri d’alarme, car il s’agit bien d’un cri d’alarme ne s’adresse d’ailleurs pas qu’à la gauche. En tant que laboratoire d’idées, la gauche est en priorité touchée par la tentation obscurantiste. Mais elle n’est pas la seule, convient Fourest.

Et Fourest de raconter toutes les trahisons, toutes les compromissions, toutes les tentations obscures et fascisantes. Durban notamment.

Fourest est arrivée à Durban, en 2001. Elle voulait assister à la Conférence mondiale contre le racisme organisé par les Nations unies (28 août au 7 septembre 2001). Elle dit être tombée nez à nez avec des « fanatiques voulant nous ramener au Moyen Age. Plus exactement aux années trente ». Et loin d’être un moment de communion antiraciste, le forum des ONG de Durban s’est révélé être un vrai foyer d’agitation antisémite et pro-islamiste. Elle raconte par exemple comment la réunion du Caucus européen, a été soudainement envahie par des militants surexcités. Ces militants exigeaient que la condamnation d’Israël figure en haut des priorités, mais la violence de leurs méthodes et certains propos antisémites ont choqué les animateurs du Causus. Ceux-là se sont fait traiter de « fascistes » et de « colonialistes » travaillant pour le Mossad, simplement parce qu’ils s’étonnaient de tels procédés. Fourest soutient que plusieurs militants antiracistes français ont bel et bien pris part au putsch de Durban aux côtés des islamistes.

Et Fourest de s’élever également contre le nombre impressionnant de chercheurs et d’intellectuels qui, sous prétexte de dénoncer prioritairement la politique liberticide du régime algérien, sont allés jusqu’à soutenir les intégristes du FIS et du GIA. Elle parle aussi de la fascination pour l’Iran, que l’on retrouve chez presque tous les tiers-mondistes en dépit de toute rationalité et de toute préoccupation pour les droits de l’homme – est surtout des femmes. Elle explique que beaucoup d’intellectuels ont appuyé le régime iranien à la suite d’un calcul cynique, où l’islamisme faisait figure de « défi symbolique à tout le système occidental de valeurs. » C’est ce qu’écrivait Jean Baudrillard dans un article paru le 13 février 1980 dans Le Monde, où il présentait l’Iran comme « le seul déstabilisateur actif de la terreur et du monopole stratégique des deux grands » de l’époque. Plus grave, annonce Caroline Fourest, dans cette propagande, c’est sa mauvaise foi. On y retrouve toutes les ficelles qui avaient jadis servi à nier le totalitarisme soviétique, recyclée pour servir désormais la propagande islamiste.

Comment expliquer alors qu’une certaine gauche perçoit l’islamisme comme le danger totalitaire, un fanatisme en guerre contre les libertés individuelles, les droits des femmes, la laïcité, la démocratie tandis qu’une autre gauche perçoit au contraire les islamistes comme un mouvement de « libération » révolutionnaire et donc d’une certaine manière progressiste, s’interroge à nouveau Caroline Fourest ?

Sa conclusion édifiante, semble répondre à cette question lancinante. Et Fourest d’ajouter que « le risque ne vient pas des Français d’origine maghrébine, ultramajoritairement laïques, mais bien de cette gauche obscurantiste prête à fournir les commissaires politiques et les petits soldats qui manquent aux intégristes. Il s’agit moins de prendre le pouvoir en Europe que d’utiliser ce continent pour recruter, radicaliser au sein d’une Internationale islamiste/altermondialiste dont l’existence est en soi redoutable. Car elle pourrait servir de marchepied à une seconde révolution mondiale à l’Iranienne. A l’époque déjà, les élites de gauche n’avaient pas manqué de vanter ce « fou génial qu’était Khomeiny ». L’histoire ne sert-elle à rien ? Déjà certains nous expliquent combien l’Iran a raison de vouloir se doter de l’arme nucléaire pour tenir la dragée haute à l’Amérique… »

Marc Knobel

Caroline Fourest, La tentation obscurantiste, Ed. Grasset, 2006, 166 pages, 9 euros.

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=8034&artyd=8&stinfo=418.$$id_send.$$id_user

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Emile_Tubiana (Emile_Tubiana) le mercredi 13 décembre 2006 - 08h50:

Ahmadinejad affirme que l'Etat d'Israël "va bientôt disparaître" Est-ce tout ce qu’Ahmadinejad avait à dire ? S’il savait ce qu’il l’attend, il tremblera comme Carcasse ; comme il était dit : “Tu trembles, carcasse, mais tu trembleras bien davantage si tu savais” ce que tes Iraniens te préparent.

Tu n’oseras pas toucher Israël ; tu disparaîtras comme tous les ennemis d’Israël. Tu es ridicule avec ta conférence qui offre une plateforme pour la haine. Tu le sais, ou peut être pas, que la force de l’amour va effacer ta haine. Tu penses que les people arabes sont si stupides qu’ils vont te croire ? Ils savent très bien que l’Iran est le vrai ennemi du monde arabe et pas Israël ni les Juifs, comme tu désires le présenter.

L’Iran veut contrôler le Moyen Orient, mais tu as tort. Tu sentiras bientôt la force du pouvoir qui va se déchaîner contre toi et ton pays. L’Iran aurait besoin de siècles pour effacer les dommages que tu causes à ton pays et à ton peuple. Celui qui écrit ces lignes est peut-être le plus petit du monde mais il se fait fort quand il s’agit de défendre la vérité et la liberté d’Israël.


Israel will “soon be wiped out”? That’s what Ahmadinejad has to say? If he only knew what is awaiting him, he will start to tremble like Carcasse as it says “Tu trembles, carcasse, mais tu trembleras bien davantage si tu savais” ce que tes Iranians te preparent.

You will not dare touching Israel; you will be wiped out like all enemies of Israel.
You are ridiculous with your conference which provides a platform for hatred. You know or may be not, that the power of love will overwhelm your hatred. You think that the Arab people are so stupid that they will trust you? They know that you are the real enemy of the Arabs and not Israel or the Jews, as you want to present it.

You want to control the Middle East. You are wrong. You will very soon feel the strength of the power which will be unleashed against you and your country. Iran will need centuries to erase the damage you are causing to your country and to your people.
The one who writes these few lines is the smallest on earth, but he will stand tall to defend the truth and the freedom of Israel.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Mena (Mena) le mercredi 13 décembre 2006 - 03h12:

"Les Français m’ont précipité de leur hélicoptère !" (info # 011212/6) [Scoop]

Par Serge Farnel, envoyé spécial au Rwanda © Metula News Agency

19 heures à Kigali, 18 heures à Paris.

La Commission Nationale Indépendante (CNI) rwandaise, qui enquête sur le rôle de la France dans le génocide au Rwanda en 1994, a repris, ce lundi 11 décembre, ses auditions publiques. Après les auditions des témoins de contexte, il s'agit cette fois-ci des auditions de témoins de faits, c'est-à-dire des acteurs, victimes ou témoins directs de l'action de la France au Rwanda, avant, pendant ou après le génocide. Selon le président de la Commission, seront amenés à témoigner aussi bien des Rwandais, parmi lesquels des personnes actuellement détenues pour leur rôle dans le génocide, que des étrangers. L’échéance des auditions de cette commission a été fixée au 6 avril 2007, mais, si nécessaire, comme l’a rappelé son président, elle est susceptible d'être repoussée.

La session des auditions en cours se poursuivra jusqu'au 19 décembre. Le dernier jour étant consacré à une excursion du tribunal dans les collines de Bisesero, dans la soi-disant "Zone Humanitaire Sûre" (ZHS) mise en place par les Français dans le cadre de l'opération Turquoise, et où près de 50'000 Tutsis ont été exterminés. La Ména sera présente sur le terrain, à cette occasion, aux côtés des membres de la Commission.

Voici le témoignage du quatrième témoin de cette seconde journée d’auditions, accablant pour la France.

Ce mardi, à Kigali, à 14 heures locales, un homme âgé [1] entre dans la grande salle du Conference Hall attenante à la Primature (la cité gouvernementale). L'homme regarde partout autour de lui pendant que le président de la Commission fait un discours introductif afin de lui expliquer l'objet du travail de la commission. Le témoin semble s'en désintéresser et continue de scruter tout ce qui l’entoure. Il arrête son regard sur chacune des personnes présentes dans la salle. Depuis hier, nous avons entendu des témoignages d'anciens miliciens interahamwe – les milices génocidaires hutues - ainsi que ceux d'ex-militaires des FAR – les Forces Armées Rwandaises d’obédience hutue également -. Ce témoin est la première victime à s’exprimer devant la commission.

Nous avons choisi de vous présenter son témoignage dans son intégralité, sans autre commentaire. Nous le répercutons à partir de son introduction, en poursuivant par les réponses que le témoin a fournies aux questions qui lui ont été posées par les sept commissaires.

"Je suis cultivateur. J'étais allé à Murambi vendre des beignets et des bonbons. Je crois que c'était au mois de juin 94. Je vivais chez un juge qui s'appelait Théogène et pour qui je travaillais. Alors que j'étais assis à vendre mes produits, j'ai été arrêté par des Français. Ils étaient accompagnés d'un jeune interprète qui me traduisait en kyniarwanda ce qu'ils disaient. Ils ont dit que j'étais un complice des Inyenzi (les cafards, surnom donné aux Tutsis par leurs génocidaires. Ndlr).

Un Français m'a tenu par le cou et m'a emmené dans un immeuble. J'y ai rencontré 12 autres détenus qui saignaient du nez. J’ignore de quoi on les accusait. Nous ne discutions pas. Ils nous ont mis la tête par terre et les jambes en l'air et nous ont battus. Je me suis plié comme un rat malade. Lorsque je fus fatigué, ils m'ont fait sortir et m'ont emmené devant leur véhicule. Ils m'ont ligoté les mains en arrière et aussi les jambes. Ils m'ont mis dans un sac, de manière à ce que seule ma tête en dépasse. Ils ont serré fort afin de m'étrangler.

Un Français, avec une arme à sa portée, a piétiné mon cou et m’a enjoint de ne pas me lever car sinon il me mettrait la tête complètement dans le sac. Il y avait deux véhicules en tout et six personnes dans chaque véhicule. Je suis monté avec l'interprète et six Français dans le camion de derrière et nous nous sommes rendus à Gisenyi. On m'a dit qu'on allait débusquer les cafards qu'il y avait chez moi. Mais on n'en a pas trouvé. Quand ils ont vu qu'il n'y avait rien, ils se sont retournés sur la route, cette fois en direction de Murambi. Je me suis dit que s'ils m'amenaient à Murambi, ils allaient me relâcher".

Le vieil homme interrompt un instant son témoignage pour lancer à la Cour ainsi qu’à l’assistance : "Il faut me croire, je vous montrerai les blessures sur ma tête. Mais il ne faudra pas se moquer de moi.

Quand on est arrivé, un hélicoptère était là. Ils m'ont mis dedans et m'on fait asseoir sur une chaise. La porte de l'hélicoptère est restée ouverte. Ils m'ont ensuite jeté de l'hélicoptère dans la forêt de Nyungwe. Il regarde le plafond puis l'indique du doigt à l'intention des commissaires : d'une hauteur semblable à celle du plafond de cette salle.

Les arbres m'ont blessé. J'étais ensanglanté. J'étais comme mort. J'ai rampé. Je connais assez bien cette forêt. J'ai rampé du matin jusqu’à 6 heures du soir, alors qu'il faut 4 heures normalement pour parcourir ce trajet. Les gens que je croisais disaient, en me montrant : "voilà une personne qu'on a jeté d'un hélicoptère".

Vous voyez ma bouche comme elle est maintenant ?". Le témoin enlève son calot blanc : "et ma tête !". Trois grosses blessures circulaires se détachent nettement sur son crâne chauve.

Il enlève maintenant son pantalon et montre les traces de blessures sur ses fesses. Ce sont les arbres qui m'ont fait mal. Le témoin hurle soudain de colère dans le micro : "Je veux que vous compreniez le mauvais coeur des Français !". Un technicien se déplace vers lui et lui demande de ne pas crier afin que l'on puisse l'entendre et le comprendre correctement.

"J'aimerais ajouter une autre information. J'aimerais que mon témoignage soit bien suivi. J'aimerais vous emmener là-bas".

"Oui nous irons", a répondu le président de la Commission.

Et la Ména participera à cette visite en quête de la vérité en début de semaine prochaine. Au Rwanda, ces jours, se joue la réputation de la France. La France qui est accusée – et les récentes manœuvres dilatoires du juge Bruguière ne parviennent pas à semer le moindre doute ! – d’avoir perpétré un ethnocide. En 1994. Comme les nazis entre 1939 et 1945.

Notes :

[1] En considération des risques existentiels encourus par les témoins comparaissant devant la CNI, la Metula News Agency conservera leur identité à notre rédaction

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message   Par Albert (Albert) le mardi 12 décembre 2006 - 21h31:

Plutôt des acteurs...! Monsieur Sarel...!
Je préfère des amies....! Elles me sont plus utiles....!'

Et je peux aussi vous confier que je suis l'ami de moi même et celà me suffit...!